Toute jeune fille qui a une vie sexuelle active présente un risque de contracter le VPH. Le meilleur moment pour parler avec votre fille de l'infection par le VPH et des problèmes qu'elle peut causer est avant le début de sa vie sexuelle active. Pensez à aborder le sujet du VPH avec votre fille lors de vos premières discussions sur la sexualité avec elle.

Même si votre fille est déjà active sexuellement, il n'est pas trop tard pour lui parler du VPH ! Il y a encore beaucoup de choses que vous pouvez faire pour aider à la protéger contre l'infection par le VPH et d'autres infections transmissibles sexuellement.

Points importants à aborder avec votre fille au sujet du VPH :

  • Le VPH peut causer le cancer du col de l'utérus, des verrues génitales, le cancer de la vulve, le cancer du vagin, l'apparition de cellules cervicales ou vaginales anormales (qui peuvent devenir cancéreuses) et d'autres cancers. Bien que ces problèmes de santé puissent être traités, il n'y a cependant encore aucun traitement pour l'infection par le VPH.
  • Le VPH est transmis par contact de la peau avec la région génitale d'un partenaire infecté, pendant une activité sexuelle. Le virus peut être transmis même au cours d'une activité sexuelle sans pénétration.
  • Les condoms peuvent contribuer à la protection contre le VPH et ils devraient être utilisés pour tout type d'activité sexuelle. Mais les condoms ne procurent pas une protection complète contre le VPH car ils ne couvrent pas toutes les régions de la peau pouvant être infectées.
  • Être en relation monogame n'empêchera pas nécessairement votre fille de contracter le VPH. Elle ou son partenaire a peut-être été infecté par le VPH lors d'un contact génital au cours d'une relation antérieure.
  • Il y a certaines choses que votre fille peut faire pour se protéger : utiliser un condom et limiter le nombre de ses partenaires sexuels; passer régulièrement des bilans de santé, incluant un test Pap, tel qu'il est recommandé par son médecin (une fois qu'elle est sexuellement active, elle devrait passer un test Pap dans les trois ans qui suivent sa première relation sexuelle ou à partir de 18 ans, selon la première éventualité). Le test Pap est l'un des meilleurs moyens pour dépister les cellules cervicales anormales et le cancer du col de l'utérus. Elle devrait également envisager de recevoir le vaccin qui protège contre les types de VPH causant la plupart des cas de cancer du col de l'utérus et de verrues génitales.

Vous n'êtes pas à l'aise ? De nombreuses personnes trouvent que la sexualité est un sujet de conversation difficile, mais il est important de surmonter votre malaise et de parler ouvertement du VPH avec votre fille – sa santé peut en dépendre !

Comment faciliter le dialogue avec votre fille ?

  • En auto : Nombreux sont les parents qui trouvent que c'est un bon moment pour parler avec leurs enfants. Lorsque vous êtes toutes les deux seules dans l'auto, une conversation informelle peut mener à des discussions importantes parce que vous n'êtes pas continuellement interrompues comme dans d'autres activités quotidiennes.
  • Une rencontre planifiée : Que ce soit au petit déjeuner avant d'aller à l'école ou en prenant un café le samedi après-midi, le fait de consacrer des moments privilégiés à votre fille l'assure qu'elle aura toute votre attention au cours de cette rencontre. Ceci peut être un bon moment pour aborder le sujet du VPH avec votre fille.
  • Demandez la collaboration de votre médecin : Encouragez votre fille à poser des questions, à faire sa propre recherche et à discuter avec son médecin des moyens de se protéger contre le VPH.

En parlant du VPH avec votre fille, vous posez un geste très important qui pourra aider à la protéger contre le cancer du col de l'utérus, les verrues génitales et d'autres problèmes de santé graves. Cette information peut lui sauver la vie !