Inhaler Quiz
OUTIL SANTÉ

2/3 des patients n’utilisent pas bien leur inhalateur. Leur utilisation incorrecte est un problème important pour les asthmatiques. Évaluez votre inhalateur.

Les médicaments d’entretien ou de maîtrise sont utilisés régulièrement pour réguler l’asthme et prévenir ses symptômes.

Les corticostéroïdes

Les corticostéroïdes réduisent l'inflammation des voies respiratoires, les rendant moins sensibles aux déclencheurs de l'asthme. On peut les administrer à l'aide d'un inhalateur, par voie orale (sous forme de cachet) ou par injection.

Dans le cas du traitement de l’asthme, les corticostéroïdes sont la plupart du temps administrés sous forme d’inhalateur – un appareil portatif contenant un médicament et qui fonctionne par inhalation directe dans les poumons. Les corticostéroïdes inhalés aident à calmer l’inflammation, prévenir les symptômes d’asthme et sont souvent le premier choix parmi les médicaments d’entretien. Il peut s’écouler plusieurs jours à plusieurs semaines avant de remarquer une amélioration. Les corticostéroïdes par voie orale (cachets) ou injectables sont utilisés pendant et après de graves crises d’asthme.

Parmi les effets indésirables des corticostéroïdes inhalés on compte : un mal de gorge ou de bouche, une perte de la voix et un muguet buccal (une infection fongique de la bouche et de la gorge – pour en réduire les risques, rincez-vous la bouche avec de l’eau après avoir utilisé votre inhalateur). Lorsqu’ils sont utilisés sur de longues périodes, les corticostéroïdes inhalés augmentent le risque de diminution de la densité osseuse et d’un accroissement de la pression oculaire. Ces effets indésirables ne se manifesteront pas nécessairement pour tout le monde tandis que d’autres effets indésirables non listés ci-dessus peuvent également apparaître. Si vous avez des questions, parlez-en à votre pharmacien. Prenez contact avec votre médecin si vous remarquez le moindre effet secondaire gênant.

Bronchodilatateurs à action prolongée

Les bronchodilatateurs à action prolongée sont aussi appelés bronchodilatateurs à longue durée. Tout comme les bronchodilatateurs à action rapide, ils agissent en ouvrant les voies respiratoires, facilitant ainsi la respiration. Comme leur nom l'indique, leur efficacité s'étale sur des périodes prolongées. Ils sont utilisés lorsque les symptômes d'asthme persistent malgré l'utilisation appropriée de corticostéroïdes inhalés.

Les bronchodilatateurs à action prolongée les plus couramment utilisés s’appellent les bêta-2 agonistes et sont administrés sous forme d’inhalateur. Les bêta-2 agonistes ne doivent jamais être utilisés sans stéroïdes inhalés. Ces 2 types de médicaments sont souvent disponibles sous forme de médicaments d’association. La plupart se mettent à agir sous 10 à 20 minutes (d’autres peuvent mettre jusqu’à 2 heures) et leurs effets durent entre 12 et 24 heures. Parmi les effets indésirables leur étant associés, on retrouve : un état de nervosité, des tremblements, un rythme cardiaque accéléré et des palpitations.

De manière générale, les bêta-2 agonistes à action prolongée ne s’utilisent pas comme médicaments de secours. Cependant, le formotérol peut s’utiliser à la fois comme un médicament d’entretien et comme un médicament de secours parce qu’il s’agit d’un bronchodilatateur à action rapide et à action prolongée. Lorsqu’il est utilisé comme médicament de secours, le formotérol devrait être pris avec le corticostéroïde appelé budésonide.

Des bronchodilatateurs à action prolongée par voie orale sont également disponibles mais moins utilisés. Un autre type de bronchodilatateur à action prolongée appelé tiotropium peut être ajouté en plus d’un corticostéroïde inhalé et d’un bêta-2 agoniste pour les personnes ayant besoin de médicaments supplémentaires pour maîtriser leur asthme.

Autres

D’autres médicaments utilisés dans le traitement de l’asthme comprennent les antagonistes des récepteurs des leucotriènes, les méthylxanthines et les inhibiteurs de l'interleukine-5. Ils sont souvent utilisés lorsque l’asthme n’est toujours pas maîtrisé et ce, malgré l’utilisation d’un corticostéroïde inhalé et d’un bronchodilatateur à action prolongée.