Athlète, guéris-toi toi-même

Blessures sportives légères

Pour une foulure ou une entorse légère, des bosses ou des ecchymoses (« bleus »), vous pouvez vous traiter vous-même comme suit :

  • Repos : les premières 24 heures sans exercices permettront à la zone affectée de se guérir. Votre corps a besoin de temps pour récupérer. À partir du moment où vous pouvez accomplir votre routine quotidienne sans douleur, reprenez doucement toutes vos activités.
  • Glace : appliquez pendant 15 à 20 minutes un sac de glace (ou même un sac de petits pois congelés enveloppé dans une serviette) sur la partie douloureuse, plusieurs fois dans la journée. Le froid aide à minimiser l'enflure et l'inflammation en ralentissant le flot sanguin vers l'endroit lésé, et il engourdit quelque peu la douleur. Évitez de laissez la glace trop longtemps sur la partie douloureuse car cela pourrait entrainer des gelures.
  • Compression : entre deux applications de glace, enroulez un bandage élastique autour de l'endroit douloureux pour réduire l'enflure par compression pendant les premières 24 heures. Le bandage doit être assez serré, mais il faut s'assurer qu'il ne comprime pas un nerf ou qu'il ne coupe pas la circulation. Si l'extrêmité du membre devient bleue, c'est trop serré ! pour les mêmes raisons, ne gardez pas le bandage pendant la nuit.
  • Élévation : mettez la gravité à votre service – essayez de garder le membre blessé en position élevée afin d'empêcher les fluides de s'accumuler dans les tissus enflammés. Si c'est la jambe qui est blessée, elle doit être plus haute que la hanche, en position couchée. Si c'est un bras, il faut le mettre en écharpe.

Vous pouvez également diminuer l'inflammation et soulager la douleur avec de l'AAS (acide acétylsalicylique), de l'ibuprofen, ou d'autres anti-inflammatoires. Consultez d'abord votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre des médicaments, et prenez garde à ne pas dépasser la dose recommandée. Lorsque vous aurez fait tout cela, si vous ne vous sentez pas mieux au bout de 48 heures, il est préférable de voir un médecin.

Blessures sportives nécessitant une attention médicale

Il est essentiel d'obtenir immédiatement des soins médicaux si vous vous êtes blessé en faisant du sport et si le traumatisme s'accompagne de symptômes plus graves tels que :

  • confusion
  • douleur à l'oreille
  • douleur intense et enflure
  • engourdissement
  • étourdissement
  • incapacité à bouger un membre ou une articulation
  • maux de tête
  • nausée
  • oreilles bourdonnantes
  • perte de conscience
  • perte de vision
  • saignement nasal de plus de 20 minutes
  • vision floue
  • vomissement

Alors n'oubliez pas de vous échauffer avant de commencer un sport, et portez une protection appropriée lors de certains sports. D'autres moyens tels que des semelles, des chevillères, des genouillères peuvent éviter des entorses à des fractures de fatigue, ou encore des dispositifs de protection comme le casque – ce qui va sans dire. Gardez bien tout ça en tête et soyez de la partie.

Tout sur le genou

Le genou est la plus grosse de nos articulations. Elle est constituée de nombreuses parties qui peuvent toutes être lésées dans toutes sortes de sports. Le genou relie la partie inférieure du fémur (l'os de la cuisse) à la partie supérieure du tibia (l'os qui va du genou au pied). Plusieurs ligaments – des bandes d'un solide tissu élastique qui relient un os à un autre – relient ces deux os, les maintiennent en place et contrôlent les mouvements de l'articulation. La rotule (patella) glisse dans une rainure à l'extrémité du fémur; elle protège le genou et a un effet de levier auprès des différents muscles de la jambe. Le cartilage aux extrémités des os de la jambe joue le rôle d'un coussin amortisseur.

Entorses – une élongation ou une déchirure de ligament – sont de fréquents traumatismes du genou; le ligament croisé antérieur (LCA) est le plus souvent endommagé. La blessure se produit par exemple lorsque vous changez de direction rapidement, ou lorsque vous vous tordez la jambe et tombez, ou lorsque vous ralentissez lors d'une course, ou à la réception d'un saut. En règle générale, un ligament déchiré vous handicape immédiatement; vous sentez ou vous entendez un « pop » et le genou semble vous lâcher. Même si ce n'est pas douloureux, il faut voir un médecin immédiatement. Une intervention chirurgicale pourrait être nécessaire.

Une douleur au genou peut aussi s'installer graduellement, conséquence d'une surutilisation de l'articulation. C'est le cas du « syndrome fémoro-rotulien douloureux », causé par le tassement de la rotule contre les côtés de la rainure, chez les gens qui courent beaucoup. La douleur, qu'elle soit aiguë ou sourde, est ressentie à l'avant du genou. S'accroupir ou descendre des escaliers l'exacerbe souvent, et vous avez une sensation de grincement ou d'un clic dans l'articulation. Un spécialiste en médecine sportive peut vous aider à rééquilibrer la rotule et à prévenir la douleur grâce à un entraînement approprié, des étirements, et des exercices de renforcement.

Ne laissez pas l'arthrite vous abattre

Pour pouvoir vivre avec l'arthrite, vous devez acquérir les connaissances nécessaires à la prise en charge des symptômes, à la maximisation de la mobilité et au ralentissement de l'évolution de l'affection au moyen d'un traitement médicamenteux.

Commencez tout d'abord par consulter votre médecin si vous ne l'avez déjà fait. Les médicaments contre la douleur et l'inflammation peuvent faciliter vos mouvements et soulager la raideur articulaire. Il importe de ne pas vous décourager si le médicament ne semble pas faire effet immédiatement étant donné que l'action de quelques médicaments peut ne pas se faire pleinement sentir avant plusieurs semaines. Un médicament efficace pour une personne ne l'est pas forcément pour une autre. Vous devrez peut-être utiliser des médicaments différents et ajuster plusieurs fois leurs doses avant d'obtenir un soulagement acceptable.

Il est naturel que vous ressentiez de la frustration ou de la déprime quand vous ne pouvez plus accomplir les activités qui vous étaient habituelles - qu'il s'agisse de longues randonnées en forêt ou de minutieux travaux d'aiguille. Mais pour conserver votre santé corporelle, intellectuelle et spirituelle, vous devez faire appel à votre faculté d'adaptation. Parcourez de plus courtes distances si vous aviez l'habitude de faire de grandes promenades, ou prenez part à un « marchethon » parrainé par un centre commercial de votre voisinage. Si la poursuite de votre passe-temps préféré est devenue trop difficile, vous pourriez peut-être pratiquer une autre activité qui imposerait moins de pression à vos articulations, ou utiliser des aides adaptatives afin de pouvoir continuer à pratiquer ce passe-temps que vous aimez. Consultez des ergothérapeutes pour obtenir les renseignements qui vous permettront de vous procurer ces dispositifs pratiques et utiles à la poursuite des occupations que vous aimez.

L'exercice est important ! L'exercice soulage l'arthrite parce qu'il facilite les mouvements des articulations et qu'il fortifie les muscles qui les entourent. La nage et la marche sont d'excellentes activités qui ne soumettent les articulations qu'à de faibles pressions quand elles sont pratiquées avec modération. Elles permettent de faire travailler les muscles sans accroître l'inflammation ni les douleurs articulaires. La nage est particulièrement bonne étant donné que l'eau aide à supporter le poids de votre corps et élimine la pression sur les articulations. Appelez le centre local de services communautaires le plus proche pour savoir s'il offre des programmes d'activités axées sur des exercices physiques précis. Consultez votre médecin ou un physiothérapeute avant d'entreprendre un nouveau programme d'exercices.

L'activité tant physique que mentale joue un rôle important dans le maintien de votre santé. Par exemple, votre participation régulière à des programmes de natation et d'exercices vous donne une raison de sortir de chez vous et vous permet de cultiver des rapports sociaux. Demandez à votre médecin ou à un physiothérapeute de vous proposer des suggestions.

L'achat de suppléments

Les experts en nutrition sont tous d'accord : le meilleur moyen de faire le plein de vitamines et de minéraux est de bien s'alimenter. Se ruer sur une pilule ne remplacera jamais un régime alimentaire équilibré. Mais, si, comme des millions de Canadiens, vous décidez de prendre un supplément en vitamines et minéraux, voici quelques conseils :

  • Ne gaspillez pas votre argent en achetant des vitamines dites « naturelles ». Votre organisme ne fait pas la différence entre les vitamines synthétiques (produites par l'homme) et celles que l'on appelle « naturelles », en outre les vitamines synthétiques coûtent généralement moins cher. L'exception à cette règle est la vitamine E : votre organisme l'absorbe mieux sous sa forme naturelle que dans sa version synthétique, bien que les fabricants de vitamines ajoutent suffisamment de vitamine E synthétique pour combler la différence (et ces vitamines sont quand même meilleur marché). Sachez également que les marques génériques et les autres marques d'un prix raisonnable sont tout aussi bonnes que les marques qui coûtent plus cher.
     
  • Lisez l'étiquette pour vous assurer que la date de péremption n'est pas dépassée. Tout comme les produits d'alimentation, les suppléments ne devraient pas être consommés au-delà de leur date de péremption. Cherchez le numéro d'identification du médicament (DIN) ou le numéro de produit de santé naturel (PSN) qui se trouve en général sur l'étiquette de front et qui montre que le produit a été approuvé par Santé Canada.
     
  • Ne croyez pas que « plus, c'est mieux ». En fait, les vitamines A et D, le fer, le zinc et le sélénium peuvent être toxiques lorsqu'on les prend en trop grande quantité, tandis que d'autres peuvent avoir des effets secondaires désagréables voire graves. Votre option la plus sûre est de chercher des suppléments qui ne fournissent pas plus que la dose journalière recommandée pour chaque nutriment.
     
  • Tenez les suppléments hors de la portée des enfants. Un enfant pourrait trouver que ces pilules ressemblent à des bonbons et qu'elles en ont le goût – cependant, elles peuvent être mortelles. La surdose de supplément en fer est l'une des principales causes d'empoisonnement fatal chez l'enfant.
     
  • Parlez à votre médecin de toutes les vitamines, de tous les minéraux et des autres suppléments que vous prenez. Certaines vitamines et certains minéraux peuvent interférer avec l'action de quelques médicaments.