Le rhume des foins

Vous connaissez sans doute le terme « rhume des foins », mais les allergies saisonnières, aussi connues sous le nom de rhinite allergique saisonnière, sont déclenchées par différents types de pollen et non par les foins. Au printemps, lorsque les arbres et les herbes commencent à pousser, ils produisent un pollen léger et poudreux qui flotte au gré du vent. Si vous êtes allergique à ce pollen, vous pourriez présenter les symptômes suivants : reniflements, éternuements, respiration sifflante, écoulement nasal, irritation des yeux et larmoiement. Pour certaines personnes asthmatiques, le pollen peut aussi déclencher une crise d'asthme.

Les facteurs pouvant déclencher une allergie, appelés allergènes, varient selon la période de l'année. À la fin de l'été et au début de l'automne, le pollen des mauvaises herbes, particulièrement celui de l'herbe à poux, et les spores fongiques sont les principaux coupables. Le facteur principal au début de printemps est le pollen d'arbres, tandis qu'à la fin de printemps et l'été c'est le pollen de plantes herbacées. Les allergènes spécifiques à l'environnement varient aussi en fonction de la région géographique.

Comment donc profiter des activités de plein air sans souffrir de ces symptômes désagréables? Voici quelques petits conseils :

  • maintenez les fenêtres fermées afin que le pollen ne puisse pas pénétrer. Par temps chaud et humide, la climatisation augmentera votre confort. Mais n'oubliez pas que les climatiseurs sont aussi à l'origine de la croissance de moisissures à l'intérieur de la maison. Faites un grand nettoyage de printemps, et assurez le suivi;
  • si possible, restez à l'intérieur lorsque le niveau de pollen est élevé (surveillez les bulletins météorologiques) et pendant les journées où le vent peut disperser le pollen et les spores. Évitez de sortir le matin (entre 5 et 10 heures), car c'est le moment où le niveau de pollen est généralement le plus élevé;
  • si vous avez passé la journée à l'extérieur, enlevez les vêtements que vous avez portés et mettez-les au lavage; prenez une douche à votre arrivée. De cette façon, le pollen de l'extérieur ne vous suivra pas au lit;
  • ne mettez pas votre linge à sécher à l'extérieur. Le pollen et des moisissures peuvent y adhérer et pénétrer ensuite à l'intérieur de la maison. Utilisez de préférence la sécheuse.

Si ces mesures ne semblent pas efficaces et que vous avez toujours des allergies, consultez un professionnel de la santé sur les mesures à prendre. Selon les symptômes que vous avez, il est possible de les soulager à l'aide de gouttes ophtalmiques, de vaporisateurs nasaux et d'antihistaminiques par voie orale, de médicaments contre les allergies, d'irrigation nasale et même d'injections de désensibilisation. Un grand nombre de traitements sont disponibles sans ordonnance, cependant certains de ces médicaments sont délivrés sur ordonnance. Si vous souffrez d'asthme et que vous avez des allergies saisonnières, surveillez votre asthme de près et suivez le plan d'action que votre médecin vous a donné.

Méfiez-vous de l'eau !

En camping, il est tentant de se désaltérer dans le courant des lacs et des cours d'eau, mais ne le faites pas ! Un parasite microscopique et unicellulaire s'y trouve et, s'il est ingéré, peut rendre les humains malades. Deux maladies hydriques courantes pourraient ruiner vos vacances :

  • La cryptosporidiose est causée par Cryptosporidium. Les symptômes comprennent de la diarrhée, des maux de tête, des nausées et des crampes d'estomac, lesquels peuvent se manifester 2 à 25 jours après l'infection et durent habituellement de 1 à 2 semaines.
  • La giardiase, appelée aussi « fièvre du castor », est causée par Giardia. Ses symptômes ressemblent à ceux de la cryptosporidiose, à savoir la diarrhée, les gaz, des crampes d'estomac, de la faiblesse et une perte de poids. Des vomissements, des frissons et des maux de tête peuvent aussi survenir. Les symptômes apparaîssent 6 à 16 jours après l'infection et peuvent durer jusqu'à 1 mois.

Pour prévenir les maladies hydriques :

  • utilisez exclusivement de l'eau embouteillée ou de l'eau bouillie pendant au moins une minute. Autrement, vous pouvez purifier l'eau avec des comprimés d'iode ou des filtres à eau spéciaux;
  • employez de l'eau qui a été purifiée pour vous laver les dents, faire la vaisselle, rincer des fruits ou des légumes, fabriquer des glaçons;
  • épluchez les fruits et les légumes avant de les manger;
  • lavez-vous les mains soigneusement plusieurs fois par jour et seulement avec de l'eau embouteillée ou purifiée;
  • faites en sorte de ne pas avaler d'eau quand vous nagez - même celle d'une piscine chlorée (le chlore ne tue pas tous les germes);
  • rappelez-vous une règle simple :« si ce n'est pas bouilli, cuit, épluché, plutôt s'abstenir ».

Si vous pensez être atteint de cryptosporidiose ou de giardiase, consultez votre médecin sans délai. Il vous faudra peut-être fournir un échantillon de matières fécales dont l'examen permettra de déterminer si vous avez le parasite, auquel cas vous vous soignerez avec des médicaments sur ordonnance qui vous en débarrasseront pour de bon.

Certaines maladies contractées pendant les voyages sont d'origine alimentaire. Ainsi, la diarrhée du voyageur, causée par la bactérie E. coli, est une infection courante qui peut s'attraper pendant les voyages à l'étranger. Elle est caractérisée par des crampes d'estomac, de la nausée et des diarrhées sévères. L'apparition d'une fièvre et la présence de sang ou de pus dans les selles révèlent une atteinte grave.

La déshydratation est l'une des complications de la diarrhée du voyageur. Demandez à votre médecin ou à votre pharmacien comment prévenir la déshydratation au moyen des solutions orales réhydratantes. En plus des suggestions ci-dessus, évitez les aliments préparés par des marchands ambulants, des produits laitiers non pasteurisés ou des aliments qui ne sont pas suffisamment cuits. Discutez avec votre médecin ou votre pharmacien d'autres mesures permettant de prévenir la maladie du voyageur ou d'autres maladies causées par des aliments contaminés, comme les vaccins oraux.

L'herbe à la puce

La dermatite de contact est un autre type d'allergie; elle se manifeste sous la forme d'une éruption cutanée si vous êtes entré en contact avec un allergène. L'herbe à la puce est l'un des facteurs déclenchants de la dermatite de contact que l'on retrouve le plus fréquemment dans la nature. La sève de cette plante contient une substance huileuse, appelée urushiol, qui se dégage facilement lorsque les feuilles sont froissées, frottées ou brûlées.

De 50 à 70 % des personnes qui ont un contact avec l'herbe à la puce dans son milieu naturel auront une réaction. Environ 12 à 48 heures après avoir frôlé cet arbrisseau d'apparence inoffensive, les personnes qui y sont sensibles remarqueront généralement l'apparition d'une rougeur sur leur peau. Elle se transformera en une éruption cutanée accompagnée d'une démangeaison puis de petites élevures surmontées de vésicules. Après quelques jours, ces vésicules éclatent et les plaies suintantes commencent à former des croûtes et à se guérir.

La meilleure façon de vous protéger est d'éviter tout contact avec l'herbe à la puce. Apprenez à la reconnaître à ses feuilles vertes légèrement luisantes groupées par trois - quoique leur forme puisse varier. En région boisée où il est impossible de les éviter, portez des manches longues, un pantalon, et des gants. N'oubliez pas que leur substance huileuse peut adhérer aux poils de votre animal de compagnie. Faites donc preuve de prudence lorsque vous le touchez après une sortie en région boisée. Un bain sera peut-être nécessaire.

Que faire si vous avez la malchance d'avoir été en contact avec de l'urushiol? Premièrement, essayez de vous laver au plus tôt. Un ruisseau peut faire l'affaire, mais de l'eau et du savon constituent le moyen le plus efficace pour empêcher cette substance - et cette éruption - de s'étendre. L'éruption disparaîtra habituellement d'elle-même après quelques jours, mais elle vous causera du désagrément entretemps. Des compresses froides peuvent apaiser les démangeaisons, tandis que la lotion calamine, l'hamamélis ou la solution de Burow aideront à les assécher. Ajoutez de la farine d'avoine colloïdale dans l'eau de votre bain, elle pourra apaiser vos irritations. La prise d'antihistaminiques par voie orale peut également aider à apaiser les démangeaisons. Consultez un médecin si : l'éruption cutanée est grave, touche le visage ou les parties génitales ou encore couvre une grande partie du corps, si du pus s'échappe des vésicules ou si une fièvre se manifeste. Dans ces cas-là, des médicaments délivrés sur ordonnance, tels que certains antihistaminiques et corticostéroïdes, peuvent être utiles.

Les problèmes de tiques

Les tiques ne sont-elles qu'un agacement sans danger?

Les piqûres des tiques font partie des désagréments passagers de l'été. Toutefois, la possibilité de contracter la maladie de Lyme vous donne une raison de plus de prendre des mesures contre ces parasites. La maladie de Lyme est causée par une bactérie en forme de spirale appelée Borrelia burgdorferi; elle se propage par la piqûre des tiques du genre Ixodes, aussi connues sous le nom de tiques du chevreuil ou tiques occidentales à pattes noires.

Ces tiques sont minuscules – elles sont à peu près de la grosseur d'une tête d'épingle à l'état de larve – et elles ne sont guère plus grosses au dernier stade de leur croissance. Elles passent sur la peau d'une personne qui frôle les brins d'herbe et les arbrisseaux des espaces boisés où elles vivent. La tique enfouit son dard dans la peau et se nourrit pendant 2 ou 3 jours avant de se laisser tomber au sol.

La plupart des cas de maladie de Lyme ont été signalés dans le nord-est des États-Unis (du Massachusetts au Maryland), dans les états du centre nord (surtout dans le Wisconsin et le Minnesota), et sur la côte ouest (plus particulièrement dans le nord de la Californie). La maladie est en hausse aux États-Unis, où environ 20 000 cas sont déclarés chaque année, et également au Canada. De 2002 à 2012 en Ontario, un total de 845 cas de maladie de Lyme ont été signalés chez l'humain, et le nombre de cas confirmés a grimpé de 28 en 2002 à 162 en 2012. En 2013, 682 nouveaux cas confirmés de maladie de Lyme ont été signalés au Canada, mais il semblerait que le nombre réel était plus élevé.

Les signes de la maladie de Lyme

L'un des signes caractéristiques de la maladie de Lyme est une éruption cutanée qui commence par un petit point rouge qui s'élargit graduellement en un mouvement concentrique formant souvent une sphère plus claire au centre. La personne peut développer des symptômes qui rappellent ceux de la grippe, notamment de la fatigue, des maux de tête, des frissons, de la fièvre, des douleurs musculaires et articulaires ainsi qu'une enflure des ganglions lymphatiques. On a rapporté, mais moins fréquemment, une sensation de picotement ou d'engourdissement dans les mains et les pieds ainsi qu'une paralysie faciale.

La prévention des piqûres de tiques

Évitez la piqûre des tiques quand vous faites une randonnée pédestre ou du camping dans des espaces boisés :

  • restez si possible à l'écart des régions infestées de tiques, particulièrement durant les mois de mai, juin et juillet;
  • marchez au milieu des sentiers de randonnée pédestre et essayez de ne pas frôler les hautes herbes ni les feuilles des arbres;
  • portez des habits de couleur claire afin de repérer plus facilement les tiques qui se fixeraient sur vous;
  • mettez des chaussures fermées et portez un pantalon dont vous rentrerez les jambes dans vos chaussettes ou dans vos bottes. À titre de précaution supplémentaire, enroulez du ruban adhésif à l'endroit où le haut de vos chaussettes rejoint l'ourlet de vos jambes de pantalon;
  • redoublez de prudence et portez un chapeau et une chemise à manches longues;
  • vaporisez sur vos habits et sur la peau exposée un insectifuge qui contient du DEET (également efficace contre les moustiques, qui peuvent transmettre le paludisme ou le virus du Nil occidental) , ou traitez vos habits à la perméthrine, un insectifuge qui tue instantanément les tiques. Veillez à ne jamais pulvériser du DEET directement sur votre visage. Et, n'appliquez pas non plus de DEET sur le visage ni sur les mains des enfants ayant entre 6 mois et 2 ans (pour ces derniers, utilisez une concentration plus faible [10 % et moins]).

Si vous passez plusieurs jours en plein air dans des régions infestées de tiques, procédez tous les jours à une inspection minutieuse dès que vous revenez de l'extérieur. Examinez bien votre peau, assurez-vous qu'aucune tique n'y est accrochée et demandez à quelqu'un d'examiner soigneusement votre cuir chevelu. Si une tique s'est déjà fixée sur vous, ne paniquez pas. Même si une tique vous a piqué, n'oubliez pas que toutes les tiques ne portent pas la bactérie responsable de la maladie de Lyme.

Comment retirer les tiques

La meilleure façon de retirer une tique c'est avec un dispositif tire-tiques ou une pince à épiler aux pointes fines. Saisissez-la à l'endroit où ses parties buccales entrent dans la peau, mais si vous ne voyez pas bien le point de contact, saisissez-la par la tête (aussi près que possible de la surface de la peau) au moyen des outils suggérés pour la tirer. Tirez la tique fermement et lentement, sans la faire pivoter. Ne l'écrasez pas et ne la triturez pas non plus. Armez-vous de patience, car un retrait convenable prend du temps. Si vous remarquez que les parties buccales de la tique sont restées dans votre peau, ne vous inquiétez pas, la bactérie qui cause la maladie de Lyme se loge dans les boyaux ou dans les glandes salivaires de la tique.

Ne pincez pas le corps de la tique, n'appliquez pas de vaseline ni d'alcool, n'utilisez pas non plus une allumette brûlante, du vernis à ongles ni d'autres produits pendant que la tique est fixée à votre peau. Ces actions pourraient favoriser l'introduction de la bactérie responsable de la maladie de Lyme dans votre organisme.

Une fois que vous avez retiré la tique, placez-la dans un récipient (par ex. un petit pot muni d'un couvercle) contenant de l'alcool qui la tuera et la conservera jusqu'à ce que vous l'apportiez chez votre médecin qui déterminera si elle était porteuse de la bactérie responsable de la maladie de Lyme. Nettoyez la région de la peau que la tique a touchée avec un antiseptique (par ex. de l'alcool) ou avec un savon doux et de l'eau. Lavez bien vos mains à l'eau et au savon. Vous devriez demander à votre médecin d'examiner l'endroit de la piqûre, surtout si une éruption cutanée survient ou si des symptômes semblables à ceux de la grippe se manifestent.

Le traitement de la maladie de Lyme

S'il s'agit d'une légère infection associée à la maladie de Lyme, le médecin prescrit généralement un antibiotique à prendre par voie orale (par la bouche) pendant 14 à 21 jours. Ce serait un antibiotique comme la doxycycline, l'amoxicilline, ou le céfuroxime. Le choix de l'antibiotique s'effectuera en fonction des antécédents médicaux et des allergies médicamenteuses de la personne concernée.

Pour les personnes qui doivent combattre une infection plus grave associée à la maladie de Lyme, le médecin leur prescrira un antibiotique administré par voie intraveineuse (donné dans une veine) comme le ceftriaxone, le céfotaxime ou la pénicilline pendant 2 à 4 semaines. Un traitement par antibiotique oral peut être prescrit à l'occasion, après un traitement par antibiotique intraveineux.

Si la tique a été identifiée et retirée dans les 72 heures qui ont suivi la piqûre, et si aucune éruption cutanée n'est apparue, votre médecin peut décider de vous prescrire une monoprise de doxycycline orale. Ce traitement peut aider à prévenir l'apparition de l'éruption cutanée.

Si la maladie de Lyme est confirmée chez vous, votre médecin décidera quel traitement vous conviendra.

En résumé, si vous voyagez à l'étranger, en particulier dans des pays tropicaux et en voie de développement, c'est une bonne idée de discuter avec votre médecin ou votre pharmacien des mesures qui vous protègent des différentes maladies. Outre les précautions liées à l'alimentation et les boissons ainsi que la protection contre les piqûres de tiques, vous devez aussi vous méfier d'un bon nombre de maladies, telles que le paludisme, l'hépatite, la grippe et la fièvre jaune. Beaucoup d'entre elles peuvent être prévenues par des vaccins, alors parlez-en à votre médecin ou consultez une clinique santé-voyage pour déterminer si vous courez un risque et quels vaccins pourraient vous protéger, vous et votre famille.