Le stress de la rentrée et la SP

La rentrée scolaire peut être une période stressante, pour les étudiants tout comme leurs parents… sans compter le défi posé par la SP. Dites-vous que vous n'êtes pas seul face aux défis et que certaines mesures pourront vous rendre la vie plus facile.

Pour les jeunes atteints de SP, le retour des classes ne se résume pas à l'achat de fournitures et de vêtements, à l'organisation des travaux scolaires, et à l'établissement de nouvelles relations. Il s'agit aussi de surmonter des difficultés physiques et cognitives pouvant nuire à l'expérience scolaire. Parmi les problèmes d'ordre physique, notons la coordination, la maîtrise des fonctions intestinale et vésicale, et la fatigue. Sur le plan cognitif, la difficulté à réfléchir, à mémoriser ou à se concentrer peut poser un problème. Toutes ces difficultés d'ordre physique et cognitif peuvent représenter un défi considérable en plus de l'ajustement à la vie scolaire.

Une autre préoccupation des jeunes atteints de SP serait la possibilité de s'intégrer socialement, à savoir comment expliquer leur maladie à leurs pairs. Avez-vous des préoccupations semblables? Lisez alors « L'expérience de Caroline : Conseils pour enfants et adolescents » où vous trouverez des suggestions pour réduire le stress de la rentrée scolaire.

Les enfants ne sont pas les seuls à ressentir le stress de la rentrée. Pour les parents, cette date signifie les courses pour les fournitures scolaires, le stress de l'heure de pointe matinale, les va-et-vient pour l'école et les activités parascolaires, la supervision des travaux scolaires de leurs enfants et le soutien psychologique durant toute l'année. Bien que vous puissiez vous sentir soulagé de reprendre l'horaire régulier des jours d'école et de retrouver un peu de tranquillité dans la journée, vos enfants peuvent vous manquer.

Pour les parents aux prises avec la SP, les symptômes de fatigue, les troubles cognitifs, les problèmes de coordination et les troubles intestinaux ou vésicaux peuvent accentuer le stress associé à la rentrée. Si vous vous reconnaissez dans ce cas, lisez « L'expérience de Marie : Conseils pour les parents atteints de SP », vous y trouverez des suggestions pour mieux vivre cette période. Si vous êtes de ceux qui, à l'âge adulte, décident de retourner sur les bancs de l'école, « L'expérience de René : Conseils pour les étudiants adultes » vous intéressera particulièrement.

Que vous soyez un parent ou un jeune aux prises avec la SP, ne vous en faites pas si l'idée de la rentrée scolaire vous donne le trac ! Grâce aux conseils offerts dans cet article, vous pourrez envisager la rentrée scolaire le coeur léger.

Tous les contenus sont la propriété de MediResource Inc. 1996 – 2021. Conditions d’utilisation. Les contenus présents ne sont destinés qu’à des fins d’information. Demandez toujours l’avis de votre médecin ou d’un autre professionnel de la santé qualifié sur des questions relatives à une affection médicale. Source : santecheznous.com/healthfeature/gethealthfeature/Sclerose-en-plaques-Rentree-scolaire

L'expérience de Marie : Conseils aux parents atteints de SP

Marie*, 37 ans, doit composer avec la SP depuis 5 ans. Lorsque ses fils Nicolas et André ont commencé l'école il y a quelques années, Marie avait de la difficulté à surmonter le stress de la rentrée. Au lever, la famille était complètement désordonnée : Marie se dépêchait à habiller ses garçons et à les pousser vers la porte tout en préparant ses affaires pour partir au travail. Les travaux scolaires n'étaient pas faits à temps et, compte tenu de sa fatigue, Marie avait du mal à mener de front l'école et les activités parascolaires des enfants. Ayant l'impression d'avoir perdu complètement le contrôle, Marie a décidé de faire quelques changements pour reprendre les choses en main.

Avant le début de l'année scolaire, Marie va à l'école pour rencontrer les enseignants de ses fils. Elle demande la liste des fournitures scolaires, une copie des règlements concernant les vêtements d'école, le comportement et l'horaire des classes. Elle obtient aussi le numéro de téléphone de l'école afin de pouvoir signaler un retard, le cas échéant.

Une semaine avant la rentrée, Marie aide sa famille à adopter un nouvel horaire. Désormais, ses deux fils se lèvent et se couchent à la même heure tous les jours. Ils savent qui prend sa douche le premier et le temps qu'ils disposent pour chaque activité du matin.

Pour réduire le stress du matin, Marie prend le temps de s'organiser la veille au soir, sortant ses vêtements, préparant les boîtes à lunch et les sacs d'école. Elle aura moins à faire le lendemain au lever. Pour éviter de se surmener, elle demande aux garçons de l'aider à préparer leur dîner et les vêtements d'école.

De plus, elle discute avec ses deux fils de leurs activités parascolaires, leur disant de laisser tomber celles auxquelles ils ne tiennent pas vraiment. Du coup, leur horaire devient plus simple à gérer.

Ensuite, Marie réorganise ses activités en tenant compte de sa maladie. Elle choisit le moment où elle est le plus éveillée et détendue pour aider ses enfants dans leurs devoirs scolaires. Grâce à un réseau de covoiturage avec d'autres parents, elle n'est plus obligée à conduire les garçons à l'école et aux activités parascolaires tous les jours - du temps et de l'énergie qu'elle se garde pour la supervision des travaux scolaires et les tâches ménagères.

Que pouvons-nous tirer de l'expérience de Marie ? Vous pouvez aussi vaincre le stress de la rentrée si vous amenez votre famille à s'organiser le matin, planifiez en tenant compte de vos symptômes de SP et demandez la participation de vos proches, y compris vos enfants.

 
* Les situations rapportées dans cet article sont des cas fictifs, construits à partir de l'expérience combinée de différentes personnes atteintes de SP.

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L'expérience de Caroline : Conseils pour enfants et adolescents

Jusqu'à son diagnostic, Caroline*, 15 ans, croyait que la SP ne frappait que les personnes plus âgées. Bien qu'elle soit contente de pouvoir enfin comprendre ses symptômes, Caroline trouvait qu'il était difficile de faire face à sa maladie, surtout à l'école.

Après son diagnostic, les notes de Caroline ont commencé à baisser à cause de sa fatigue et de son manque de concentration. Elle était mal à l'aise pendant son cours d'éducation physique car elle n'avait pas la même capacité de coordination que les autres étudiants. Pire encore, un camarade de classe l'a accusée de faire semblant car elle « paraissait tout à fait normale ». De plus, elle sentait que personne ne comprenait ce qu'elle subissait, la SP étant si rare chez les jeunes.

Caroline s'est tournée vers sa famille, ses amis et l'association régionale de SP. Elle s'est jointe à un groupe de soutien pour jeunes personnes atteintes de SP, où elle a rencontré d'autres jeunes vivant dans la même situation qu'elle. Ensemble, ils apprennent comment faire face à la maladie.

Avant la reprise des classes, Caroline décide de recommencer à neuf. Elle parle de sa maladie à ses amis les plus proches et planifie une présentation à l'école sur la SP, pour que les autres étudiants soient mieux informés. Avec l'aide de ses parents, elle discute avec ses professeurs de la possibilité de faire certains ajustements dans les cours. Il s'agit de modifications qu'un professeur peut apporter à son cours afin de permettre aux personnes ayant une incapacité de participer à une classe ordinaire. Par exemple, elle demande que ses examens soient reportés quand elle ne se sentait pas bien, qu'elle soit autorisée à passer ses examens dans une salle tranquille pour mieux se concentrer, et que certaines activités physiques soient adaptées à ses capacités.

Avec sa famille, Caroline planifie son horaire à la maison pour réduire le stress de la rentrée. Une semaine avant la reprise des cours, Caroline reprend son horaire des jours d'école, se levant et se couchant comme si elle devait aller à l'école. La veille de la rentrée, elle sort les vêtements qu'elle devra porter le lendemain et prépare son dîner pour ne pas être trop pressée au lever.

Comme elle est souvent épuisée après sa journée d'école, Caroline s'accorde un petit somme. Elle fait ses devoirs quand elle se sent reposée et bien éveillée. De plus, elle contacte ses amis à l'avance pour s'assurer qu'elle aura de la compagnie à l'école.

Caroline trouve d'autres moyens de réduire le stress de la rentrée. Elle prend le temps de faire ce qu'elle aime, comme parler à ses amis au téléphone. Elle essaie également de faire un peu d'activité physique tous les jours pour demeurer active et se détendre.

Que nous apprend l'histoire de Caroline ? Trouver le soutien des autres personnes atteintes de SP, faire participer ses proches, se donner un horaire régulier et s'accorder des moments de plaisir contribuent tous à rendre le retour des classes plus agréable.

 
* Les situations rapportées dans cet article sont des cas fictifs, construits à partir de l'expérience combinée de différentes personnes atteintes de SP.

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L'expérience de René : Conseils pour des étudiants adultes

René a reçu son diagnostic de MS il y a 10 ans. À 58 ans, lorsqu'il a décidé de retourner aux études, il devait s'attendre à relever plusieurs défis. Ses amis pensaient que c'était une décision insensée. René, quant à lui, se demandait comment il allait trouver un équilibre entre ses responsabilités familiales et ses études, et s'il se souvenait encore des notions apprises il y a si longtemps. Il craignait aussi que ses symptômes de SP interfèrent avec son apprentissage. Mais déterminé à finir ses études universitaires, qu'il avait interrompues pour prendre soin de sa famille, il tenait bon.

Comme René n'a pas étudié depuis longtemps, il a besoin d'un plan d'action pour ce retour aux études. Tout d'abord, il doit s'organiser. Quelques semaines avant la rentrée, René s'achète un agenda électronique pour y entrer son horaire des cours. Il va chercher ses manuels scolaires et ses fournitures avant la ruée générale. Avec ces préparatifs, il se sent déjà moins stressé.

Ensuite, René communique avec l'université pour vérifier l'accessibilité pour étudiants ayant des incapacités. Il est content d'apprendre que l'université offre des services qui lui seront utiles : des suggestions pour améliorer l'apprentissage des étudiants adultes, l'accès facile aux salles de classe (René se déplace à l'aide d'une marchette), un carnet sur l'accessibilité à l'intention des étudiants et des professeurs, ainsi que certains ajustements spéciaux.

Les ajustements sont des modifications qu'un professeur peut apporter à son cours pour permettre aux personnes ayant une incapacité de participer à une classe ordinaire. Le besoin d'ajustements varie d'une personne à l'autre. Voici quelques ajustements qui pourraient aider les étudiants atteints de SP :

  • possibilité de passer des examens et des tests au moment où l'étudiant est le plus éveillé, et accès à une « salle tranquille » pour éviter les distractions ;
  • services d'étudiants volontaires qui prennent des notes et en donnent des copies à d'autres;
  • temps supplémentaire pour terminer les exercices et les tests ;
  • suppression des obstacles pour faciliter le passage des marchettes ou des fauteuils roulants ou, si nécessaire, déplacement du cours dans un autre local plus accessible ;
  • écrans et livres à gros caractères pour ceux qui ont une déficience visuelle ;
  • appareils électroniques qui permettent à l'étudiant de taper ses notes de cours et de les écouter par la suite ;
  • au laboratoire, aide d'un coéquipier ou d'un assistant qui observent à la place de l'étudiant ayant une déficience visuelle.

Pour chaque cours, René arrive tôt et se présente au professeur. Il s'arrange avec ce dernier et avec l'université au sujet des ajustements dont il a besoin. Sachant qu'il a droit à des ajustements raisonnables, René se sent moins stressé. Ses professeurs apprécient aussi le fait d'être informés d'avance.

En parlant avec un ami qui est retourné aux études dernièrement, René se rend compte que, malgré le sentiment d'être un peu dépaysé, les étudiants adultes ont certains avantages. Après avoir attendu si longtemps, ils apprécient cet apprentissage encore plus que les jeunes étudiants, et leur expérience de la vie aide à mettre les nouvelles connaissances dans leur contexte. L'assurance de René s'en trouve renforcée, et son stress, allégé.

Quelles conclusions pouvons-nous tirer de l'expérience de René? Parler aux autres étudiants adultes et vous organiser d'avance aident à réduire le stress; connaître les services d'accessibilité offerts par l'école permet de vous assurer que vos symptômes de SP ne soient pas un obstacle aux études.

 
* Les situations rapportées dans cet article sont des cas fictifs, construits à partir de l'expérience combinée de différentes personnes atteintes de SP.

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