Comment ce médicament agit-il ? Quels sont ses effets ?

Le tucatinib appartient à la classe des médicaments appelés antinéoplasiques (des médicaments anticancéreux). Plus précisément, il s'agit d'un inhibiteur de la protéine kinase. On l'utilise, en combinaison avec des autres médicaments anticancéreux, pour traiter le cancer du sein au stade avancé ou métastatique (cancer qui s'est propagé à d'autres parties du corps) lorsqu'il est positif pour le récepteur HER2 et qu'il a progressé malgré le traitement avec d'autres médicaments anticancéreux.

Le tucatinib agit en interférant avec la croissance de certaines cellules cancéreuses, ralentissant ou stoppant la croissance de la tumeur.

Ce médicament peut être disponible sous divers noms de marque ou sous différentes présentations, ou les deux. Une marque spécifique de ce médicament n'est peut-être pas offerte sous toutes les formes ni avoir été approuvée contre toutes les affections dont il est question ici. En outre, certaines formes de ce médicament pourraient ne pas être utilisées contre toutes les affections mentionnées dans cet article.

Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce médicament contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous prenez ce médicament, consultez-le. Ne cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable.

Ne donnez pas ce médicament à quiconque, même à quelqu'un qui souffre des mêmes symptômes que les vôtres. Ce médicament pourrait nuire aux personnes pour lesquelles il n'a pas été prescrit.

Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il ?

50 mg
Chaque comprimé rond, convexe, jaune, pelliculé, portant l'inscription « TUC » d'un côté et « 50 » de l'autre, contient 50 mg de tucatinib. Ingrédients non médicinaux : dioxyde de silice colloïdale, copovidone, crospovidone, chlorure de potassium, bicarbonate de sodium, chlorure de sodium, stéarate de magnésium et cellulose microcristalline; pelliculage : alcool polyvinylique, dioxyde de titane, macrogol/polyéthylèneglycol, talc et oxyde de fer jaune non irradié.

150 mg
Chaque comprimé ovale, jaune, pelliculé, portant l'inscription « TUC » d'un côté et « 150 » de l'autre, contient 150 mg de tucatinib. Ingrédients non médicinaux : dioxyde de silice colloïdale, copovidone, crospovidone, chlorure de potassium, bicarbonate de sodium, chlorure de sodium, stéarate de magnésium et cellulose microcristalline; pelliculage : alcool polyvinylique, dioxyde de titane, macrogol/polyéthylèneglycol, talc et oxyde de fer jaune non irradié.

Comment doit-on employer ce médicament ?

La dose recommandée de tucatinib est de 300 mg (2 comprimés de 150 mg) pris oralement 2 fois par jour, en même temps que le trastuzumab et la capécitabine. Avalez les comprimés de tucatinib entiers avec un peu d'eau. Ne mâchez pas, ne broyez pas et ne coupez pas les comprimés. Essayez de prendre les deux doses à 12 heures d'intervalle, environ au même moment tous les jours.

Plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour déterminer la dose dont une personne a besoin : son poids, son état de santé et la prise d'autres médicaments. Si votre médecin a recommandé une dose autre que celles indiquées ici, ne modifiez pas la manière de prendre le médicament sans le consulter au préalable.

Il est important d'utiliser ce médicament conformément aux indications de votre médecin.

Si vous vomissez après avoir pris une dose de tucatinib, ne prenez pas une autre dose. Prenez votre prochaine dose à l'heure habituelle de cette dose. Si vous oubliez une dose, prenez le médicament dès que vous constatez l'omission et reprenez la suite du traitement aussitôt que possible. S'il est presque temps de votre prochaine dose, ne vous souciez pas de la dose omise et reprenez le schéma posologique usuel. N'utilisez pas une double dose pour compenser l'omission d'une dose. Si vous hésitez sur la conduite à tenir après avoir omis une dose, demandez conseil à votre médecin ou à un pharmacien.

Conservez ce médicament à la température ambiante, dans son contenant original, à l'abri de la lumière et de l'humidité et hors de la portée des enfants. S'il vous reste une partie du médicament dans le contenant original 3 mois après avoir ouvert la bouteille, jetez-le de façon sécuritaire.

Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.

Dans quels cas ce médicament est-il déconseillé ?

Ne prenez pas ce médicament si vous êtes allergique au tucatinib ou à l'un des ingrédients du médicament.

Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament ?

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires. Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent.

Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui prennent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.

Au moins 1 % des personnes prenant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.

Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :

  • une baisse de l'appétit;
  • des blessures ou des plaies ouvertes;
  • des difficultés de déglutition (à avaler);
  • une douleur abdominale;
  • des douleurs articulaires;
  • une faiblesse musculaire;
  • des lésions dans la bouche;
  • une manque d'énergie;
  • de la nausée;
  • des saignements de nez;
  • des sueurs nocturnes;
  • une perte de cheveux;
  • une perte de poids;
  • une rougeur ou de l'enflure dans la bouche;
  • des symptômes semblables à ceux de la grippe (par ex. de la fatigue, une fièvre, des maux de gorge, des maux de tête, un manque soudain d'énergie);
  • des vomissements.

La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne recevez pas des soins médicaux.

Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :

  • des battements de cœur rapides et très forts;
  • une diarrhée;
  • une douleur à la miction (élimination de l'urine);
  • de la douleur, des picotements ou un engourdissement dans les mains ou les pieds;
  • une éruption cutanée;
  • une fièvre;
  • des fuites d'urine accidentelles;
  • un malaise ou une douleur thoracique;
  • un saignement vaginal inexpliqué;
  • des saignements par le rectum;
  • des signes attribuables à de la déshydratation (par ex. une réduction de la production d'urine, de la sécheresse cutanée, de la sécheresse et de l'empâtement de la bouche, de la somnolence, des étourdissements, des maux de tête, de la soif, de la confusion);
  • des signes attribuables à de l'anémie (faible numération de globules rouges; par ex. des étourdissements, de la pâleur, de la fatigue ou de la faiblesse inhabituelle, de l'essoufflement);
  • des signes attribuables à une insuffisance cardiaque (par ex. un pouls ou des battements cardiaques rapides ou irréguliers, de la douleur thoracique, une prise de poids soudaine, des difficultés respiratoires, une enflure des jambes);
  • des signes de dépression (par ex. un manque de concentration, des fluctuations pondérales, des troubles du sommeil, de l'indifférence à l'égard de nombreuses activités, des pensées suicidaires);
  • des signes de troubles hépatiques (par ex. de la nausée, des vomissements, de la diarrhée, une perte de l'appétit, une perte de poids, le jaunissement de la peau ou du blanc des yeux, une urine sombre, des selles claires);
  • des signes du syndrome main-pied (par ex. l'apparition d'enflure, d'ampoules, de rougeurs accompagnée de douleur sur les paumes ou les plantes des pieds);
  • des symptômes attribuables à une baisse de la tension artérielle (par ex. des étourdissements, ou une sensation de tête légère, suivant le passage de la station couchée ou assise à la station debout).

Cessez de prendre le médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux s'il se produit une réponse comme :

  • des crises convulsives;
  • des symptômes attribuables à une infection grave (infection du sang provoquant une baisse dangereuse de la tension artérielle, de la fièvre, des étourdissements, des frissons, une augmentation de la fréquence respiratoire et une accélération des battements cardiaques).

Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous employez ce médicament.

Existe-t-il d'autres précautions d'emploi ou mises en garde ?

Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Les femmes devraient mentionner si elles sont enceintes ou si elles allaitent. Ces facteurs pourraient avoir une influence sur la façon dont vous devriez employer ce médicament.

Contraception : les effets sur un bébé en développement de la prise, par l'un ou l'autre des parents, du tucatinib pendant la grossesse n'ont pas été déterminés. Il est probable que l'exposition au tucatinib puisse causer des lésions chez le bébé. Les femmes en mesure de devenir enceintes et qui prennent du tucatinib doivent utiliser une méthode de contraception efficace comme des condoms pendant le traitement et la semaine qui suit la dernière dose de ce médicament.

Les hommes qui prennent ce médicament dont les partenaires peuvent devenir enceintes doivent utiliser une méthode de contraception efficace pendant le traitement et la semaine qui suit la dernière dose.

Diarrhée : ce médicament peut causer une diarrhée qui risque de mener à une déshydratation. La déshydratation peut provoquer plusieurs symptômes, notamment une réduction de la production d'urine, une sécheresse, une sensation d'empâtement de la bouche, de la somnolence, des étourdissements, des maux de tête, une augmentation de la soif et de la confusion. Dans certains cas, la déshydratation peut devenir une urgence médicale. Si vous avez de la diarrhée ou si vous présentez l'un de ces symptômes pendant que vous prenez ce médicament, signalez-le à votre médecin.

Fonction hépatique : la maladie hépatique ou la réduction de la fonction hépatique peut provoquer une accumulation de ce médicament dans l'organisme, causant ainsi des effets secondaires. Si vous avez des problèmes hépatiques, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Le tucatinib peut causer une atteinte hépatique et une réduction de la fonction hépatique. Si vous observez la survenue de symptômes de troubles hépatiques comme de la fatigue, une sensation de malaise, une perte de l'appétit, de la nausée, le jaunissement de la peau ou du blanc des yeux, une urine foncée, des selles claires, une douleur abdominale, ou une enflure et une démangeaison cutanée, prenez contact avec votre médecin immédiatement.

Fonction rénale : Les personnes touchées par une grave altération de la fonction rénale ne devraient pas employer le tucatinib.

Syndrome pied-main : le syndrome pied-main (syndrome d'érythrodysesthésie palmoplantaire) est un effet secondaire de certains traitements anticancéreux, notamment le tucatinib. Cet effet secondaire cause l'apparition de rougeurs, d'ampoules et d'enflure accompagnée de douleur sur les paumes et les plantes des pieds. Si vous subissez ces symptômes, communiquez avec votre médecin dès que possible.

Grossesse : nous ne disposons d'aucun renseignement sur l'innocuité et l'efficacité de l'utilisation du tucatinib pendant la grossesse. Ce médicament ne devrait pas s'utiliser durant la grossesse à moins que les bienfaits priment les risques. Si une grossesse advient pendant que vous utilisez ce médicament, prenez contact avec votre médecin immédiatement.

Allaitement : on ignore si le tucatinib passe dans le lait maternel. Si vous prenez ce médicament pendant que vous allaitez, votre bébé pourrait en ressentir les effets. Consultez votre médecin pour savoir si vous devriez continuer l'allaitement.

Enfants : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie en ce qui concerne les enfants.

D'autres agents peuvent-ils interagir avec ce médicament ?

Il pourrait se produire une interaction entre le tucatinib et l'un des agents ci-après :

  • les alcaloïdes de l'ergot de seigle;
  • l'aliskirène;
  • les alphabloquants (par ex. l'alfuzosin, la doxazosine, la silodosine, la tamsulosine);
  • les antagonistes du calcium (par ex. l'amlodipine, le diltiazem, la félodipine, la vérapamil);
  • les antiarythmiques (par ex. l'amiodarone, le disopyramide, le dronédarone, la lidocaïne, la quinidine);
  • les anticancéreux (par ex. le docétaxel, la doxorubicine, l'étoposide, l'ifosfamide, l'irinotécan, le vénétoclax, la vincristine);
  • les anticonvulsivants (par ex. la carbamazépine, le phénobarbital, la phénytoïne, la primidone);
  • les antifongiques dont le nom se termine en « azole » (par ex. l'itraconazole, le kétoconazole, le voriconazole);
  • les antipsychotiques (par ex. l'aripiprazole, la clozapine, la lurasidone, la pimozide, la quétiapine, la rispéridone);
  • l'apalutamide;
  • l'aprépitant;
  • les autres inhibiteurs de la protéine kinase (par ex. l'axitinib, le bosutinib, le dabrafenib, l'imatinib, le nilotinib, le pazopanib);
  • les benzodiazépines (par ex. l'alprazolam, le clonazépam, le diazépam, le lorazépam, le midazolam);
  • le bictégravir;
  • la bilastine;
  • le bosentan;
  • la bromocriptine;
  • la buspirone;
  • le calcitriol;
  • le cannabis;
  • la clarithromycine;
  • le clopidogrel;
  • la colchicine;
  • le conivaptan;
  • les corticostéroïdes (par ex. la beclométhasone, le budésonide, la cortisone, la dexaméthasone, la fluticasone);
  • la cyclosporine;
  • la darifénacine;
  • les dérivés nitrés (par ex. le dinitrate d'isosorbide, le mononitrate d'isosorbide);
  • la digoxine;
  • le dompéridone;
  • le dutastéride;
  • l'élagolix;
  • l'éliglustat;
  • l'enzalutamide;
  • l'éplérénone;
  • l'eszopiclone;
  • l'évérolimus;
  • la fésotérodine;
  • la féxofénadine;
  • la galantamine;
  • le gemfibrozil;
  • le glecaprévir et le pibrentasvir;
  • la guanfacine;
  • les inhibiteurs de la phosphodiestérase-5 (par ex. le sildénafil, le tadalafil, le vardénafil);
  • les inhibiteurs de la protéase du VIH (par ex. l'atazanavir, le darunavir, le saquinavir);
  • l'ivabradine;
  • le lomitapide;
  • le lumacaftor et l'ivacaftor;
  • le macitentan;
  • le maraviroc;
  • les médicaments anticoagulants (par ex. l'apixaban, le dabigatran, l'édoxaban, le rivaroxaban);
  • les médicaments de type « statine » qui réduisent les taux de cholestérol (par ex. l'atorvastatine, la lovastatine, la simvastatine);
  • les médicaments de type « triptan » contre la migraine (par ex. l'almotriptan, l'élétriptan);
  • la méfloquine;
  • la mifépristone;
  • la mirtazapine;
  • la nadolol;
  • le naloxégol;
  • les narcotiques analgésiques (par ex. la codéine, le fentanyl, la méthadone, la morphine, l'oxycodone);
  • les œstrogènes (par ex. les œstrogènes conjugués, l'œstradiol, l'éthinylœstradiol);
  • l'oxybutynine;
  • le pimécrolimus;
  • le praziquantel;
  • les progestatifs (par ex. le diénogest, le lévonorgestrel, la médroxyprogestérone, la noréthindrone);
  • la quinine;
  • le répaglinide;
  • la rifampine;
  • le riociguat;
  • la romidepsine;
  • la rupatadine;
  • le salmétérol;
  • la saxagliptine;
  • le sirolimus;
  • la solifénacine;
  • le tacrolimus;
  • le ticagrélor;
  • la toltérodine;
  • le tolvaptan;
  • la trazodone;
  • la vilazodone;
  • le zolpidem;
  • la zopiclone.

Si vous prenez l'un de ces médicaments, consultez votre médecin ou un pharmacien. Dans votre cas, votre médecin pourrait vous demander de :

  • cesser la prise de l'un des médicaments,
  • remplacer l'un des médicaments par un autre,
  • modifier la manière dont vous prenez l'un des médicaments, ou les deux,
  • ne rien changer du tout.

L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux. Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.

D'autres médicaments que ceux énumérés précédemment peuvent interagir avec ce médicament. Signalez à votre médecin tout ce que vous prenez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous absorbez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine (en fumant des cigarettes) ou des drogues illicites, vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments.

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