Comment ce médicament agit-il ? Quels sont ses effets ?

Le dulaglutide appartient au groupe des médicaments appelés agonistes du récepteur du GLP-1 (glucagon-like peptide-1). Il s'utilise en association avec d'autres médicaments pour améliorer le taux de glucose sanguin (sucre sanguin) des personnes atteintes du diabète de type 2. Il exerce son effet en aidant l'organisme à produire plus d'insuline et donc à équilibrer le taux de sucre sanguin. Ce médicament devrait faire partie des éléments constitutifs d'un plan global de gestion du diabète qui comporte un régime alimentaire et un programme d'exercice.

Le dulaglutide n’est pas un substitut à l’insuline. On peut toutefois l’utiliser en même temps que l’insuline.

Ce médicament est disponible sous divers noms de marque ou sous différentes présentations. Une marque spécifique de ce médicament n'est peut-être pas offerte sous toutes les formes ni avoir été approuvée contre toutes les affections dont il est question ici. En outre, certaines formes de ce médicament pourraient ne pas être utilisées contre toutes les affections mentionnées dans cet article.

Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce médicament contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous prenez ce médicament, consultez-le. Ne cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable.

Ne donnez ce médicament à personne, même à quelqu'un qui souffre des mêmes symptômes que vous. Ce médicament pourrait nuire aux personnes pour lesquelles il n'a pas été prescrit.

Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il ?

0,75 mg/0,5 ml
Chaque stylo injecteur ou seringue préremplis à usage unique renferme 0,75 mg de dulaglutide par 0,5 mL de solution. Ingrédients non médicinaux : citrate trisodique dihydraté, acide citrique anhydre, mannitol et polysorbate 80 dans de l’eau pour injection.

1,5 mg/0,5 ml
Chaque stylo injecteur ou seringue préremplis à usage unique renferme 1,5 mg de dulaglutide par 0,5 mL de solution. Ingrédients non médicinaux : citrate trisodique dihydraté, acide citrique anhydre, mannitol et polysorbate 80 dans de l’eau pour injection.

Comment doit-on employer ce médicament ?

La dose initiale de dulaglutide recommandée pour les adultes est de 0,75 mg, injecté de façon sous-cutanée (sous la peau), une fois par semaine. Il peut être injecté à n'importe quelle heure de la journée, indépendamment des repas. Au besoin, votre médecin peut augmenter la dose jusqu’à un maximum de 1,5 mg une fois par semaine. Ne modifiez pas votre dose à moins que votre médecin ne vous ait demandé de le faire. Votre médecin ou votre éducateur spécialisé en diabète vous enseignera comment vous injecter ce médicament.

Si vous utilisez également de l’insuline, chaque médicament doit être utilisé séparément. Le dulaglutide devrait être clair et incolore. N'utilisez pas ce médicament si l'aspect de la solution est tant soit peu inaccoutumé, si elle vous semble trouble, décolorée ou avoir des particules en suspension.

Plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour déterminer la dose dont une personne a besoin : son poids, son état de santé et la prise d'autres médicaments. Si votre médecin a recommandé une dose autre que celles indiquées ici, ne modifiez pas la manière de prendre le médicament sans le consulter au préalable.

Il est important d'utiliser ce médicament conformément aux indications de votre médecin. Si vous oubliez une dose, injectez le médicament dès que vous constatez l'omission et poursuivez le traitement comme prévu. Si votre prochaine dose est prévue dans moins de 3 jours, ne vous souciez pas de la dose omise et reprenez le schéma posologique usuel. N'utilisez pas une double dose pour compenser l'omission d'une dose. Si vous hésitez sur la conduite à tenir après avoir omis une dose, demandez conseil à votre médecin ou à un pharmacien.

Mettez ce médicament au réfrigérateur et évitez le gel. Gardez ce médicament hors de la portée des enfants, comme tous les autres. Ces seringues à usage unique peuvent être gardées à la température ambiante pendant une période de temps pouvant aller jusqu’à 14 jours.

Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.

Dans quels cas ce médicament est-il déconseillé ?

Abstenez-vous d'employer ce médicament dans les circonstances ci-après :

  • une allergie au dulaglutide ou à l'un des ingrédients du médicament;
  • un antécédent de cancer médullaire de la thyroïde chez un membre de votre famille ou pour vous-même;
  • un diabète de type 1;
  • une grossesse ou l'allaitement au sein;
  • le syndrome de néoplasie endocrinienne multiple de type 2 (une affection caractérisée par la présence de tumeurs dans plusieurs glandes du corps).

Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament ?

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires. Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent.

Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui prennent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.

Au moins 1 % des personnes prenant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.

Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :

  • une baisse de l'appétit;
  • des brûlures d'estomac;
  • une constipation;
  • une douleur abdominale;
  • des gaz;
  • de la diarrhée;
  • de la fatigue;
  • de la nausée;
  • des réactions au site d’injection (par ex. de la rougeur, de l’enflure, des démangeaisons ou de la douleur);
  • une sensation de ballonnement;
  • des vomissements.

La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne recevez pas des soins médicaux.

Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :

  • des battements de cœur rapides ou très forts;
  • des symptômes attribuables à une baisse du taux de sucre sanguin (par ex. des sueurs froides, une pâleur et une fraîcheur de la peau, des maux de tête, une accélération des battements cardiaques, de la faiblesse);
  • des symptômes attribuables à la présence d’une tumeur thyroïdienne (par ex. la présence d’une bosse dans le cou, un enrouement de la voix ou de la difficulté à avaler ou à respirer);
  • des symptômes d'un taux de sucre sanguin élevé (par ex. des émissions de l'urine fréquentes, une soif accrue, un appétit excessif, une perte de poids inexpliquée, des plaies qui cicatrisent mal, des infections, une haleine fruitée).

Cessez de prendre le médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux s'il se produit une réponse comme :

  • des signes d’une réaction allergique importante (par ex. des crampes abdominales, une difficulté respiratoire, des nausées et des vomissements, ou une boursouflure du visage et une enflure de la gorge);
  • des signes de pancréatite (par ex. une douleur sur le côté supérieur gauche de l'abdomen, un mal de dos, des nausées, une fièvre, des frissons, un rythme cardiaque rapide, abdomen gonflé);
  • des symptômes attribuables à une baisse importante du taux de sucre sanguin (par ex. de la désorientation, une perte de conscience, des convulsions).

Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous employez ce médicament.

Existe-t-il d'autres précautions d'emploi ou mises en garde ?

Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Les femmes devraient mentionner si elles sont enceintes ou si elles allaitent.

Fonction hépatique : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie en ce qui concerne les personnes à la fonction hépatique diminuée. Si votre fonction hépatique est réduite ou si vous êtes atteint d’une maladie hépatique, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Fonction rénale : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie en ce qui concerne les personnes à la fonction rénale diminuée. Si vous subissez de la nausée ou des vomissements, assurez-vous de boire suffisamment d’eau pour ne pas devenir déshydraté. Si votre fonction rénale est réduite ou si vous êtes atteint d’une maladie rénale, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Identification diabétique : il est important soit de porter un bracelet (ou un pendentif), soit d'avoir sur vous une carte indiquant que vous avez le diabète et prenez des médicaments pour maîtriser votre taux de sucre sanguin.

Pancréatite (inflammation du pancréas) : le dulaglutide peut entraîner une pancréatite. Si vous observez des symptômes de pancréatite comme une douleur abdominale intense et persistante irradiant parfois vers le dos et accompagnée ou non de vomissements, contactez votre médecin immédiatement. Si vous avez déjà eu une pancréatite, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Problèmes cardiaques : ce médicament peut augmenter le rythme cardiaque et influer sur la manière dont les impulsions électriques se déplacent à travers le muscle cardiaque. Si vous avez une affection cardiaque (par ex. une crise cardiaque récente, une angine de poitrine, une insuffisance cardiaque) ou un rythme cardiaque anormal (par ex. un bloc cardiaque ou des battements de cœur rapides), discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Problèmes intestinaux : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie en ce qui concerne les personnes atteintes d'une maladie inflammatoire de l'intestin (par ex. la maladie de Crohn, la colite ulcéreuse) ou celles dont le passage des aliments dans les voies digestives se fait lentement à cause du diabète. En cas de troubles du système digestif, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Taux de glucose sanguin bas (hypoglycémie) : les personnes qui utilisent du dulaglutide tout en prenant également une sulfonylurée (par ex. du glyburide, du gliclazide) ou de l’insuline pour maîtriser leur hyperglycémie sont plus susceptibles de subir des épisodes d’hypoglycémie (faible taux de glucose sanguin). Si vous éprouvez des symptômes d'hypoglycémie tels qu'une sueur froide, une nervosité ou des tremblements, des battements de cœur rapides, un mal de tête, la faim, une confusion, une sensation de tête légère, une faiblesse ou encore un engourdissement et un picotement de la langue ou des lèvres, communiquez avec votre médecin. Dans ces cas, le médecin devra peut-être modifier la dose de votre médicament.

Risque de cancer de la thyroïde : dans de rares cas, des personnes ont développé un cancer de la thyroïde lors de l'emploi du dulaglutide. Les personnes ayant des antécédents personnels ou familiaux de cancer de la thyroïde ou celles qui sont atteintes du syndrome de néoplasie endocrinienne multiple de type 2 (une affection caractérisée par la présence de tumeurs dans plusieurs glandes du corps) ne devraient pas utiliser ce médicament. Si vous remarquez des symptômes attribuables à une tumeur de la glande thyroïde comme de la difficulté à avaler, la présence d’une masse dans votre cou ou un enrouement persistant de la voix, communiquez avec votre médecin dès que possible.

Grossesse : ce médicament ne devrait pas s'utiliser durant la grossesse à moins que les bienfaits priment les risques. Si une grossesse advient pendant que vous utilisez ce médicament, prenez contact avec votre médecin immédiatement.

Allaitement : on ignore si le dulaglutide passe dans le lait maternel. Si vous prenez ce médicament pendant que vous allaitez, votre bébé pourrait en ressentir les effets. Consultez votre médecin pour savoir si vous devriez continuer l'allaitement.

Enfants : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie en ce qui concerne les enfants.

D'autres agents peuvent-ils interagir avec ce médicament ?

Il pourrait se produire une interaction entre le dulaglutide et l'un des agents ci-après :

  • les androgènes (par ex. la testostérone);
  • les antibiotiques de la classe des sulfonamides (« sulfas », par ex. le sulfisoxazole, le sulfaméthoxazole);
  • des antibiotiques de la famille des quinolones (par ex. la ciprofloxacine, la norfloxacine, l'ofloxacine);
  • les antidiabétiques (par ex. le chlorpropamide, le glipizide, le glyburide, l'insuline, la metformine, la rosiglitazone);
  • les antipsychotiques atypiques (par ex. l'aripiprazole, la clozapine, la quétiapine, la rispéridone);
  • la chloroquine;
  • les corticostéroïdes (par ex. la dexaméthasone, l'hydrocortisone, la prednisone);
  • le disopyramide;
  • les diurétiques de l'anse (par ex. le bumétanide, le furosémide);
  • les diurétiques thiazidiques « pilules qui augmentent l'excrétion de l'urine » (par ex. l'hydrochlorothiazide, l'indapamide, la métolazone);
  • le glucagon;
  • l'hydroxychloroquine;
  • les inhibiteurs de la monoamine-oxydase (IMAO; par ex. le moclobémide, la phénelzine, la rasagiline, sélégiline, la tranylcypromine);
  • les inhibiteurs de la protéase du VIH (par ex. l’atazanavir, l'indinavir, le ritonavir, le saquinavir);
  • les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS, par ex. le citalopram, la fluoxétine, la paroxétine, la sertraline);
  • le lanréotide;
  • le leuprolide;
  • la mifépristone;
  • la niacine;
  • l'octreotide;
  • les œstrogènes (par ex. les œstrogènes conjugués, l'œstradiol, l'éthinylœstradiol);
  • le pasiréotide;
  • le pegvisomant;
  • la pentamidine;
  • les progestatifs (par ex., le lévonorgestrel, la medroxyprogesterone);
  • la quinine;
  • les salicylés (par ex. l'acide acétylsalicylique ou AAS, l'acide aminosalicylique, le sous-salicylate de bismuth);
  • la somatostatine;
  • le sunitinib;
  • le tacrolimus;
  • la triptoréline;
  • le vorinostat.

Si vous prenez l'un de ces médicaments, consultez votre médecin ou un pharmacien. Dans votre cas, votre médecin pourrait vous demander de :

  • cesser la prise de l'un des médicaments;
  • remplacer l'un des médicaments par un autre;
  • modifier la manière dont vous prenez l'un des médicaments, ou les deux;
  • ne rien changer du tout.

L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux. Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.

D’autres médicaments que ceux énumérés précédemment peuvent interagir avec ce médicament. Signalez à votre médecin tout ce que vous prenez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous prenez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine ou des drogues illicites,vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments.

Tous les contenus sont la propriété de MediResource Inc. 1996 – 2019. Conditions d’utilisation. Les contenus présents ne sont destinés qu’à des fins d’information. Demandez toujours l’avis de votre médecin ou d’un autre professionnel de la santé qualifié sur des questions relatives à une affection médicale. Source : santecheznous.com/drug/getdrug/Trulicity