Comment ce médicament agit-il ? Quels sont ses effets ?

L'association de médicaments nirmatrelvir-ritonavir appartient à la classe de médicaments appelés antiviraux. On l'utilise pour traiter l'infection légère à modérée par la COVID-19 chez les adultes prédisposés à présenter une des complications graves de la COVID-19, notamment une hospitalisation ou la mort. L'utilisation de ce médicament n'a pas été approuvée pour la prévention des infections par la COVID-19 ou pour le traitement des personnes hospitalisées pour une infection grave par la COVID-19. On ne doit pas l'utiliser pendant plus de 5 jours consécutifs.

Le nirmatrelvir agit en bloquant l'action d'une protéase, un enzyme dont la COVID a besoin pour se reproduire.

Le ritonavir est également un inhibiteur de la protéase; il n'est toutefois pas actif contre le virus de la COVID-19. Il augmente plutôt l'action du nirmatrelvir en ralentissant la dégradation de ce dernier médicament et son élimination de l'organisme. Ainsi, il augmente la quantité de nirmatrelvir dans le corps et la période de temps pendant laquelle ce médicament est actif.

Ce médicament peut être disponible sous divers noms de marque ou sous différentes présentations, ou les deux. Une marque spécifique de ce médicament n'est peut-être pas offerte sous toutes les formes ni avoir été approuvée contre toutes les affections dont il est question ici. En outre, certaines formes de ce médicament pourraient ne pas être utilisées contre toutes les affections mentionnées dans cet article.

Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce médicament contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous prenez ce médicament, consultez-le. Ne cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable.

Ne donnez pas ce médicament à quiconque, même à quelqu'un qui souffre des mêmes symptômes que les vôtres. Ce médicament pourrait nuire aux personnes pour lesquelles il n'a pas été prescrit.

Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il ?

Nirmatrelvir

Chaque comprimé pelliculé à libération immédiate, rose et ovale, portant les inscriptions « PFE » gravé d'un côté et « 3CL » de l'autre, contient 150 mg de nirmatrelvir. Ingrédients non médicinaux : cellulose microcristalline, croscarmellose sodique, dioxyde de silice colloïdale, lactose monohydraté et stéarylfumarate de sodium; enrobage : dioxyde de titane, hydroxypropylméthylcellulose, oxyde de fer rouge et polyéthylèneglycol.

Ritonavir

Chaque comprimé pelliculé blanc ovoïde, portant le logo « a » et le code « NK », contient 100 mg de ritonavir. Ingrédients non médicinaux : copovidone, dioxyde de silice colloïdale, monolaurate de sorbitane, phosphate dibasique de calcium anhydre et stéarylfumarate de sodium; enrobage : dioxyde de silice colloïdale, dioxyde de titane, hydroxypropylcellulose, hypromellose, polyéthylèneglycol 400, polyéthylèneglycol 3350, polysorbate 80 et talc.

Comment doit-on employer ce médicament ?

La dose de l'association nirmatrelvir-ritonavir est de 300 mg de nirmatrelvir (2 comprimés roses de 150 mg) et 100 mg de ritonavir (1 comprimé blanc de 100 mg). Les 3 comprimés sont pris oralement au même moment, 2 fois par jour. Si vous avez des problèmes rénaux, votre médecin peut recommander une dose plus faible. L'utilisation de l'association nirmatrelvir-ritonavir doit être commencée dès que possible après le diagnostic d'infection par la COVID-19 et la prise de ce médicament dure un total de 5 jours. Prenez tout le médicament, même si vous commencez à vous sentir mieux.  

Le nirmatrelvir-ritonavir peut être pris avec de la nourriture ou non. Avalez les comprimés entiers avec du liquide. N'écrasez pas, ne croquez pas et n'ouvrez pas les comprimés.

Plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour déterminer la dose dont une personne a besoin : son poids, son état de santé et la prise d'autres médicaments. Si votre médecin a recommandé une dose autre que celles indiquées ici, ne modifiez pas la manière de prendre le médicament sans le consulter au préalable.

Il est important d'utiliser ce médicament conformément aux indications de votre médecin.

Si vous oubliez une dose et que moins de 8 heures se sont écoulées depuis votre oubli, prenez votre dose dès que possible avec de la nourriture et reprenez votre posologie habituelle. Si plus de 8 heures se sont écoulées depuis votre omission, ne prenez pas la dose oubliée et reprenez votre posologie habituelle. N'utilisez pas une double dose pour compenser l'omission d'une dose. Si vous hésitez sur la conduite à tenir après avoir omis une dose, demandez conseil à votre médecin ou à un pharmacien.

Conservez ce médicament à la température ambiante, à l'abri de la lumière et de l'humidité et hors de la portée des enfants.

Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.

Dans quels cas ce médicament est-il déconseillé ?

Abstenez-vous d'employer ce médicament dans les circonstances ci-après :

  • une allergie au nirmatrelvir, au ritonavir ou à l'un des ingrédients du médicament;
  • la prise de l'un des médicaments ci-après :
    • l'acide fusidique;
    • l'alfuzosine;
    • les antiarythmiques (des médicaments servant à traiter les irrégularités du rythme cardiaque; par ex. l'amiodarone, le dronédarone, la flecaïnide, la propafénone, la quinidine);
    • les anticonvulsivants (par ex. la carbamazépine, le phénobarbital, la phénytoïne);
    • l'apalutamide;
    • certains médicaments qui abaissent le cholestérol sanguin (par ex. le lomitapide, la lovastatine, la simvastatine);
    • la colchicine;
    • les dérivés de l'ergot de seigle (par ex. la dihydroergotamine, l'ergonovine, la méthylergonovine);
    • la lurasidone;
    • le midazolam;
    • le millepertuis;
    • le pimozide;
    • la ranolazine;
    • la rifampine;
    • le rivaroxaban;
    • le salmétérol;
    • le sildénafil;
    • le triazolam;
    • le vardénafil;
    • le vénétoclax;
    • le voriconazole.

Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament ?

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires. Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent.

Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui prennent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.

Au moins 1 % des personnes prenant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.

Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :

  • une altération des sensations gustatives;
  • une diarrhée;
  • une douleur musculaire;
  • des maux de tête;
  • des vomissements.

La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne consultez pas votre médecin ou si vous ne recevez pas des soins médicaux.

Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :

  • une élévation de la pression artérielle.

Cessez de prendre le médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux s'il se produit une réponse comme :

  • des signes d'une grave réaction cutanée comme des cloques, une desquamation, une éruption cutanée recouvrant une grande région du corps, une éruption cutanée qui s'étend rapidement ou une éruption cutanée accompagnée d'une fièvre ou d'une gêne;
  • des signes d'une réaction allergique importante (par ex. des crampes abdominales, une difficulté respiratoire, des nausées et des vomissements, ou une boursouflure du visage et une enflure de la gorge).

Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous employez ce médicament.

Existe-t-il d'autres précautions d'emploi ou mises en garde ?

Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Les femmes devraient mentionner si elles sont enceintes ou si elles allaitent. Ces facteurs pourraient avoir une influence sur la façon dont vous devriez employer ce médicament.

AVIS DE SANTÉ CANADA

6 juillet 2022

Santé Canada a émis une nouvelle mise en garde concernant l'emploi de nirmatrelvir-ritonavir. Pour lire dans son intégralité l'avis de Santé Canada, rendez-vous vers le site Web de Santé Canada à l'adresse recalls-rappels.canada.ca.

Fonction hépatique : on n'a pas étudié les effets d'une réduction de la fonction hépatique (du foie) sur ce médicament. Si vous avez des problèmes hépatiques, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Certaines personnes qui ont pris du ritonavir ont subi une réduction de leur fonction hépatique. Si vous observez la survenue de symptômes de troubles hépatiques comme de la fatigue, une sensation de malaise, une perte de l'appétit, de la nausée, le jaunissement de la peau ou du blanc des yeux, une urine foncée, des selles claires, une douleur abdominale, ou une enflure et une démangeaison cutanée, prenez contact avec votre médecin immédiatement.

Fonction rénale : une réduction de la fonction rénale ou la présence d'une maladie rénale peut provoquer l'accumulation de nirmatrelvir dans l'organisme, augmentant le risque d'effets secondaires. En cas d'atteintes rénales ou de fonction réduite des reins, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique. Ce médicament n'est pas recommandé aux personnes ayant une grave altération de la fonction rénale.

Grossesse : ce médicament ne devrait pas s'utiliser durant la grossesse à moins que les bienfaits priment les risques. Si une grossesse advient pendant que vous utilisez ce médicament, prenez contact avec votre médecin immédiatement. Les femmes susceptibles de devenir enceintes doivent utiliser une méthode de contraception non hormonale comme des condoms pendant qu'elles prennent l'association nirmatrelvir-ritonavir.

Allaitement : on ignore si le nirmatrelvir passe dans le lait maternel. Le ritonavir est transmis en petites quantités dans le lait maternel. Si vous prenez ce médicament pendant que vous allaitez, votre bébé pourrait en ressentir les effets. Consultez votre médecin pour savoir si vous devriez continuer l'allaitement.

Enfants : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie en ce qui concerne les enfants.

D'autres agents peuvent-ils interagir avec ce médicament ?

Il pourrait se produire une interaction entre le nirmatrelvir-ritonavir et l'un des agents ci-après :

  • l'albendazole;
  • l'aliskirène;
  • les alphabloquants (par ex. l'alfuzosin, la doxazosine, la silodosine, la tamsulosine);
  • les antagonistes du calcium (par ex. l'amlodipine, le diltiazem, la nifédipine, le vérapamil);
  • les antiarythmiques (par ex. l'amiodarone, le disopyramide, le dronédarone, la procaïnamide, la quinidine, le sotalol);
  • les antibiotiques macrolides (par ex. la clarithromycine, l'érythromycine);
  • les anticancéreux (par ex. la cladribine, la cyclophosphamide, le docétaxel, l'étoposide, l'irinotécan, la trabectédine, la vincristine, la vinblastine);
  • les anticonvulsivants (par ex. l'acide valproïque, la carbamazépine, la lamotrigine, le phénobarbital, la phénytoïne, la primidone);
  • les antidiabétiques (par ex. l'acarbose, la canagliflozine, le glyburide, l'insuline, la linagliptine, le lixisénatide, la metformine, le répaglinide, la rosiglitazone);
  • les antifongiques dont le nom se termine en « azole » (par ex. l'itraconazole, le kétoconazole, le voriconazole);
  • les antihistaminiques (par ex. l'azélastine, la cétirizine, la diphenhydramine, la doxylamine, l'hydroxyzine, le kétotifène, la loratadine, la rupatadine);
  • les antipsychotiques (par ex. la chlorpromazine, la clozapine, l'halopéridol, l'olanzapine, la quétiapine, la rispéridone);
  • l'apalutamide;
  • l'apixaban;
  • l'aprépitant;
  • l'association elexacaftor - tézacaftor - ivacaftor;
  • l'atovaquone;
  • les benzodiazépines (par ex. l'alprazolam, le clonazépam, le diazépam, le midazolam, le triazolam);
  • les bêta-2 agonistes (par ex. le salmétérol, le vilantérol);
  • le bictégravir;
  • le bosentan;
  • la bromocriptine;
  • le bupropion;
  • le calcitriol;
  • le cannabis;
  • le cinacalcet;
  • la clindamycine;
  • le clopidogrel;
  • la colchicine;
  • le conivaptan;
  • les contraceptifs oraux (la contraception hormonale);
  • les corticostéroïdes (par ex. la bétaméthasone, le budésonide, la dexaméthasone, la fluticasone, l'hydrocortisone, la prednisone);
  • la cyclosporine;
  • la darifénacine;
  • le déférasirox;
  • les dérivés de l'ergot de seigle (par ex. la dihydroergotamine, l'ergotamine);
  • la désipramine;
  • la desvenlafaxine;
  • la digoxine;
  • le dompéridone;
  • le dutastéride;
  • l'édoxaban;
  • l'élagolix;
  • l'éluxadoline;
  • l'enzalutamide;
  • l'éplérénone;
  • l'eszopiclone;
  • l'évérolimus;
  • la fésotérodine;
  • la flibansérine;
  • la galantamine;
  • la guanfacine;
  • les inhibiteurs de la phosphodiestérase-5 (par ex. le sildénafil, le tadalafil, le vardénafil);
  • les inhibiteurs de la protéase du VIH (par ex. l'atazanavir, l'indinavir, le saquinavir);
  • les inhibiteurs des protéines kinases (par ex. l'acalabrutinib, le bosutinib, le dasatinib, l'ibrutinib, le lapatinib, le nilotinib);
  • les inhibiteurs non-nucléosidiques de la transcriptase inverse du VIH (INNTIs; par ex. l'éfavirenz, l'étravirine, la névirapine, la rilpivirine);
  • les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS; par ex. le citalopram, la fluoxétine, la paroxétine, la sertraline);
  • l'ivabradine;
  • le jus de pamplemousse;
  • le lemborexant;
  • le letermovir;
  • le lumacaftor et l'ivacaftor;
  • le macitentan;
  • le maraviroc;
  • le mébendazole;
  • les médicaments antiviraux servant au traitement de l'hépatite C (par ex. l'elbasvir, le glécaprévir et le pibrentasvir, le grazoprévir);
  • les médicaments de type « statine » pour traiter les niveaux élevés de cholestérol (par ex. l'atorvastatine, la lovastatine, la simvastatine);
  • les médicaments de type « triptan » contre la migraine (par ex. l'almotriptan, l'élétriptan, le sumatriptan);
  • les médicaments thyroïdiens (par ex. la lévothyroxinela liothyronine, la thyroïde desséchée);
  • la méfloquine;
  • la méthadone;
  • le métoprolol;
  • la mifépristone;
  • le millepertuis;
  • la mirtazapine;
  • le modafinil;
  • le naloxégol;
  • les narcotiques analgésiques (par ex. la codéine, le fentanyl, la mépéridine, la morphine, l'oxycodone, le tramadol);
  • les œstrogènes (par ex. les œstrogènes conjugués, l'œstradiol, l'éthinylœstradiol);
  • l'orlistat;
  • l'oxybutynine;
  • la quinine;
  • la rifabutine;
  • la rifampine;
  • le riociguat;
  • le rivaroxaban;
  • le roflumilast;
  • la romidepsine;
  • la saxagliptine;
  • le sirolimus;
  • la solifénacine;
  • le tacrolimus;
  • la théophylline;
  • le ticagrélor;
  • la toltérodine;
  • le tolvaptan;
  • la trazodone;
  • la warfarine;
  • la zidovudine;
  • le zolpidem;
  • la zopiclone.

Si vous prenez l'un de ces médicaments, consultez votre médecin ou un pharmacien. Dans votre cas, votre médecin pourrait vous demander de :

  • cesser la prise de l'un des médicaments,
  • remplacer l'un des médicaments par un autre,
  • modifier la manière dont vous prenez l'un des médicaments, ou les deux,
  • ne rien changer du tout.

L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux. Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.

D'autres médicaments que ceux énumérés précédemment peuvent interagir avec ce médicament. Signalez à votre médecin tout ce que vous prenez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous absorbez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine (en fumant des cigarettes) ou des drogues illicites, vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments.

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