Comment ce médicament agit-il ? Quels sont ses effets ?

Le somatrogon appartient à la classe des médicaments appelés analogues de l'hormone de croissance humaine. L'hormone de croissance est produite naturellement par l'hypophyse et est nécessaire à la stimulation de la croissance des enfants. On utilise la somatotrophine pour traiter les carences hormonales chez les enfants de 3 à 11 ans. Ce médicament remplace l'hormone de croissance que l'enfant ne peut produire normalement.

Ce médicament peut être disponible sous divers noms de marque ou sous différentes présentations, ou les deux. Une marque spécifique de ce médicament n'est peut-être pas offerte sous toutes les formes ni avoir été approuvée contre toutes les affections dont il est question ici. En outre, certaines formes de ce médicament pourraient ne pas être utilisées contre toutes les affections mentionnées dans cet article.

Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce médicament contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous prenez ce médicament, consultez-le. Ne cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable.

Ne donnez pas ce médicament à quiconque, même à quelqu'un qui souffre des mêmes symptômes que les vôtres. Ce médicament pourrait nuire aux personnes pour lesquelles il n'a pas été prescrit.

Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il ?

Stylo prérempli de 24 mg
Chaque mL de solution stérile incolore à jaune pâle pour injection contient 20 mg de somatrogon. Ingrédients non médicinaux : acide citrique monohydraté, L-histidine, m-crésol, poloxamère 188, chlorure de sodium, citrate de sodium dihydraté et eau pour préparations injectables.

Stylo prérempli de 60 mg
Chaque mL de solution stérile incolore à jaune pâle pour injection contient 50 mg de somatrogon. Ingrédients non médicinaux : acide citrique monohydraté, L-histidine, m-crésol, poloxamère 188, chlorure de sodium, citrate de sodium dihydraté et eau pour préparations injectables.

Comment doit-on employer ce médicament ?

La somatotrophine n'est donnée que par injection. On calcule la dose ainsi : 0,66 mg par kilo de poids corporel injecté de façon sous-cutanée (sous la peau) une fois par semaine. Le médecin établira la dose qui convient à votre enfant.

Ce médicament doit être injecté le même jour, chaque semaine. S'il est nécessaire de changer le jour de l'injection, on doit respecter un intervalle d'au moins 72 heures (3 jours) entre les injections.

Elle est habituellement injectée par voie sous-cutanée sous la peau de la cuisse, des fesses, de l'abdomen ou la partie supérieure du bras. Il est important d'alterner le site d'une fois à l'autre pour minimiser le risque de perte de tissus adipeux au point d'injection. Si plus d'une injection est nécessaire pour obtenir la dose complète, on doit utiliser un site d'injection différent pour la deuxième injection.

Ce médicament doit être transparent et incolore à légèrement jaune. S'il est trouble ou jaune foncé, ne l'utilisez pas. Commencez à utiliser un nouveau stylo.

Si vous utilisez ce médicament à la maison, votre médecin s'assurera que vous comprenez correctement son mode d'emploi. Ne manquez pas de lui poser toutes vos questions afin de vous assurer que vous l'utilisez conformément à ses indications. Reportez-vous à la notice d'accompagnement du produit pour de plus amples renseignements sur la façon et d'injecter le médicament correctement. Il est important de consulter votre médecin régulièrement au cours du traitement pour vous assurer de l'innocuité et de l'efficacité du médicament.

Plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour déterminer la dose dont une personne a besoin : son poids, son état de santé et la prise d'autres médicaments. Si votre médecin a recommandé une dose autre que celles indiquées ici, ne modifiez pas la manière de prendre le médicament sans le consulter au préalable.

Il est important d'utiliser ce médicament conformément aux indications de votre médecin. Si vous omettez une dose et que moins de 3 jours se sont écoulés depuis l'oubli de la dose, injectez-la dès que possible et continuez à suivre votre échéancier habituel. Si plus de 3 jours se sont écoulés, ne vous injectez pas la dose omise et continuez à suivre votre échéancier habituel.  N'utilisez pas une double dose pour compenser l'omission d'une dose. Si vous hésitez sur la conduite à tenir après avoir omis une dose, demandez conseil à votre médecin ou à un pharmacien.

Conservez ce médicament dans le réfrigérateur, à l'abri de la lumière et de l'humidité et hors de la portée des enfants. On peut garder le stylo prérempli à la température ambiante pendant un maximum de 2 heures lors de chaque utilisation. Replacez le stylo au réfrigérateur après l'injection. Retirez l'aiguille du stylo après chaque injection. Rangez le stylo sans aiguille et muni de son capuchon.

Jetez le médicament restant dans le stylo si plus de 28 jours se sont écoulés depuis le début de son utilisation, si vous en avez utilisé 5 doses ou s'il a été laissé à la température ambiante pendant plus de 2 heures.

Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.

Dans quels cas ce médicament est-il déconseillé ?

N'administrez pas ce médicament à votre enfant dans les circonstances suivantes :

  • s'il est allergique au somatrogon ou à l'un des autres ingrédients du médicament;
  • s'il est atteint d'un cancer;
  • s'il est atteint d'une maladie grave causée par une intervention chirurgicale abdominale ou à cœur ouvert, s'il souffre de blessures causées par un grave accident ou s'il est en insuffisance respiratoire;
  • si ses épiphyses (cartilages de croissance) sont fermées ou fusionnées.

Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament ?

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires. Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent.

Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui prennent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.

Au moins 1 % des personnes prenant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.

Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :

  • des douleurs ou des raideurs articulaires ou musculaires;
  • de la douleur, une rougeur, de l'enflure, des démangeaisons ou un épaississement de la peau au lieu d'injection;
  • des maux de tête;
  • des symptômes attribuables à un rhume (par ex. des écoulements nasaux, un enchifrènement nasal, des maux de gorge).

La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne consultez pas votre médecin ou si vous ne recevez pas des soins médicaux.
Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :

  • une accentuation de la courbe de la colonne vertébrale (par ex. de la douleur dorsale, le positionnement inégal des omoplates ou des hanches);
  • des symptômes attribuables à une infection des intestins (par ex. le passage de gaz, du ballonnement, de la diarrhée, de la douleur ou des crampes abdominales, de la constipation);
  • des symptômes attribuables à une infection d'oreille (par ex. de la douleur à l'oreille, de la fièvre, un écoulement jaunâtre ou sanguin et épais de l'oreille, une perte d'appétit, des vomissements, un comportement grincheux, de la difficulté à dormir);
  • des symptômes d'une infection cutanée (par ex. de la rougeur ou une éruption cutanée, des démangeaisons, de la douleur, une hypersensibilité, une sensation de chaleur).

Cessez de prendre le médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux s'il se produit une réponse comme :

  • des signes d'une réaction allergique importante (par ex. des crampes abdominales, une difficulté respiratoire, des nausées et des vomissements, ou une boursouflure du visage et une enflure de la gorge).

Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous employez ce médicament.

Existe-t-il d'autres précautions d'emploi ou mises en garde ?

Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Les femmes devraient mentionner si elles sont enceintes ou si elles allaitent. Ces facteurs pourraient avoir une influence sur la façon dont vous devriez employer ce médicament.

Cancer : comme pour d'autres produits à base d'hormone de croissance, il peut y exister une augmentation du risque de croissance tumorale, à la fois cancéreuse et non cancéreuse, lorsque de l'hormone de croissance est utilisée par des enfants ayant survécu à un cancer. Discutez avec votre médecin de toute préoccupation que vous pouvez avoir à ce sujet.

Diabète : d'autres traitements à base d'hormone de croissance peuvent augmenter les taux de glucose sanguin et réduire la tolérance au glucose. Bien que cela n'ait pas été constaté avec le somatrogron, si votre enfant est atteint du diabète, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Scoliose : les personnes atteintes de scoliose courent le risque d'une aggravation de ce trouble pendant qu'elles utilisent le somatrogon. Si votre enfant est atteint de scoliose, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Fonction thyroïdienne : d'autres traitements à base d'hormone de croissance peuvent ne pas être aussi efficaces si la glande thyroïde ne fonctionne pas adéquatement. Ces traitements peuvent également provoquer une réduction de la fonction thyroïdienne. Bien que cela n'ait pas été constaté avec le somatrogron, si votre enfant a une réduction de la fonction thyroïdienne, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Grossesse : ce médicament ne devrait pas s'utiliser durant la grossesse à moins que les bienfaits priment les risques. Si une grossesse advient pendant que vous utilisez ce médicament, prenez contact avec votre médecin immédiatement.

Allaitement : on ignore si le somatrogon passe dans le lait maternel. Si vous prenez ce médicament pendant que vous allaitez, votre bébé pourrait en ressentir les effets. Consultez votre médecin pour savoir si vous devriez continuer l'allaitement.

Enfants : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie en ce qui concerne les enfants âgés de moins de 3 ans ou de plus de 11 ans.

D'autres agents peuvent-ils interagir avec ce médicament ?

Il pourrait se produire une interaction entre le somatrogon et l'un des agents ci-après :

  • les anticonvulsivants (par ex. la carbamazépine, le phénobarbital, la phénytoïne, la primidone);
  • les antidiabétiques (par ex. l'acarbose, la canagliflozine, le glyburide, l'insuline, le lixisénatide, la metformine, la rosiglitazone, la sitagliptine);
  • les corticostéroïdes (par ex. le budésonide, la fluticasone, la prednisone);
  • la cyclosporine;
  • les œstrogènes (par ex. les œstrogènes conjugués, l'œstradiol, l'éthinylœstradiol);
  • les progestatifs (par ex. le diénogest, le lévonorgestrel, la médroxyprogestérone, la noréthindrone);
  • la testostérone.

Si vous prenez l'un de ces médicaments, consultez votre médecin ou un pharmacien. Dans votre cas, votre médecin pourrait vous demander de :

  • cesser la prise de l'un des médicaments,
  • remplacer l'un des médicaments par un autre,
  • modifier la manière dont vous prenez l'un des médicaments, ou les deux,
  • ne rien changer du tout.

L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux. Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.

D'autres médicaments que ceux énumérés précédemment peuvent interagir avec ce médicament. Signalez à votre médecin tout ce que vous prenez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous absorbez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine (en fumant des cigarettes) ou des drogues illicites, vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments.

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