Comment ce médicament agit-il ? Quels sont ses effets ?

Le zanubrutinib appartient à la classe de médicaments appelés antinéoplasiques. Plus précisément, il s'agit d'un inhibiteur de la tyrosine kinase de Bruton (BTK). On l'utilise pour traiter un type de lymphome non hodgkinien appelé macroglobulinémie de Waldenström (MW).

Les lymphomes sont des cancers qui touchent le système lymphatique, provoquant des changements dans la production des cellules sanguines. Dans la MW, les globules blancs qui sont produits sont anormaux et ils remplacent graduellement les globules blancs sains de l'organisme. Ces cellules anormales produisent une trop grande quantité de certaines protéines, causant ainsi les symptômes de la maladie comme de la faiblesse, une perte d'appétit, de la fièvre, des sueurs et une perte de poids.

Le zanubrutinib agit en inhibant une protéine précise qui aide les cellules cancéreuses à croître et à se multiplier. L'inhibition de cette protéine aide à réduire le nombre de cellules cancéreuses et à ralentir la propagation du cancer.

Ce médicament peut être disponible sous divers noms de marque ou sous différentes présentations, ou les deux. Une marque spécifique de ce médicament n'est peut-être pas offerte sous toutes les formes ni avoir été approuvée contre toutes les affections dont il est question ici. En outre, certaines formes de ce médicament pourraient ne pas être utilisées contre toutes les affections mentionnées dans cet article.

Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce médicament contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous prenez ce médicament, consultez-le. Ne cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable.

Ne donnez pas ce médicament à quiconque, même à quelqu'un qui souffre des mêmes symptômes que les vôtres. Ce médicament pourrait nuire aux personnes pour lesquelles il n'a pas été prescrit.

Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il ?

Chaque capsule de gélatine dure, de taille « 0 », blanc cassé, opaque, portant l'inscription « ZANU 80 » à l'encre noire, contient 80 mg de zanubrutinib. Ingrédients non médicinaux : hydroxyde d'ammonium (traces), dioxyde de silicium colloïdal, croscarmellose sodique, éthanol déshydraté (traces), gélatine, oxyde de fer noir (traces), alcool isopropylique (traces), stéarate de magnésium, cellulose microcristalline, alcool n-butylique (traces), propylène glycol (traces), eau purifiée (traces), laque dans l'éthanol (traces), laurylsulfate de sodium, dioxyde de titane.

Comment doit-on employer ce médicament ?

La dose recommandée de zanubrutinib est de 320 mg par jour. On peut la prendre sous forme de quatre capsules de 80 mg prises oralement une fois par jour ou deux capsules de 80 mg prises oralement deux fois par jour. Votre médecin pourrait ajuster la dose selon les effets secondaires ressentis.

Le zanubrutinib peut se prendre avec de la nourriture ou à jeun. Avalez les capsules entières avec un peu d'eau. Ne mâchez pas, ne dissolvez pas et n'ouvrez pas les capsules.

Plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour déterminer la dose dont une personne a besoin : son poids, son état de santé et la prise d'autres médicaments. Si votre médecin a recommandé une dose autre que celles indiquées ici, ne modifiez pas la manière de prendre le médicament sans le consulter au préalable.

Il est important d'utiliser ce médicament conformément aux indications de votre médecin. Si vous oubliez une dose, prenez le médicament dès que vous constatez l'omission et reprenez la suite du traitement aussitôt que possible. S'il est presque temps de votre prochaine dose, ne vous souciez pas de la dose omise et reprenez le schéma posologique usuel. N'utilisez pas une double dose pour compenser l'omission d'une dose. Si vous hésitez sur la conduite à tenir après avoir omis une dose, demandez conseil à votre médecin ou à un pharmacien.

Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.

Dans quels cas ce médicament est-il déconseillé ?

Quiconque ayant une allergie au zanubrutinib ou à l'un des ingrédients de ce médicament, ne devrait pas l'utiliser.

Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament ?

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires. Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent.

Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui prennent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.

Au moins 1 % des personnes prenant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.

Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :

  • des brûlures d'estomac;
  • de la constipation;
  • une diarrhée;
  • une douleur abdominale;
  • une douleur dans les bras et les jambes;
  • des douleurs articulaires;
  • des douleurs dorsales;
  • des étourdissements;
  • de la fatigue;
  • des fluctuations de l'appétit;
  • des fluctuations du poids corporel;
  • des maux de tête;
  • de la nausée;
  • une rougeur de la peau;
  • une sécheresse de la bouche;
  • une sudation immodérée;
  • un vague endolorissement et des douleurs musculaires;
  • une vision floue;
  • des vomissements.

La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne consultez pas votre médecin ou si vous ne recevez pas des soins médicaux.

Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :

  • une douleur thoracique;
  • une élévation de la pression artérielle;
  • une enflure des mains, des pieds ou des articulations;
  • des engourdissements, des picotements et de la douleur et de la faiblesse musculaire;
  • une éruption cutanée;
  • un essoufflement;
  • un évanouissement;
  • le fait de s'éveiller la nuit pour uriner;
  • une fièvre;
  • des lésions dans la bouche;
  • des signes attribuables à de l'anémie (faible numération de globules rouges; par ex. des étourdissements, de la pâleur, de la fatigue ou de la faiblesse inhabituelle, de l'essoufflement);
  • des signes de dépression (par ex. un manque de concentration, des fluctuations pondérales, des troubles du sommeil, de l'indifférence à l'égard de nombreuses activités, des pensées suicidaires);
  • des signes d'infection (symptômes pouvant comprendre une fièvre ou des frissons, une diarrhée grave, un essoufflement, des étourdissements prolongés, un mal de tête, une raideur du cou, une perte de poids ou un abattement);
  • des signes d'un désordre de la coagulation (par ex. un saignement du nez inaccoutumé, des ecchymoses, du sang dans l'urine, une toux avec expectoration sanglante, un saignement des gencives, des coupures qui n'arrêtent pas de saigner);
  • des symptômes attribuables à l'apparition d'un cancer de la peau (par ex. une plaie cutanée, une verrue ou une bosse qui ne guérit pas);
  • des symptômes attribuables à la présence de liquide autour des poumons (par ex. de la douleur thoracique, des respirations laborieuses ou douloureuses, de la toux);
  • des symptômes attribuables à une infection des voies urinaires (par ex. de la douleur à la miction urinaire, une augmentation de la fréquence urinaire, une douleur au bas du dos ou au flanc);
  • des symptômes d'une infection pulmonaire (par ex. un essoufflement, une toux, une douleur thoracique);
  • des symptômes de battements de cœur irréguliers (par ex. une douleur thoracique, des étourdissements, des battements de cœur très forts, un essoufflement);
  • un tintement, un bourdonnement, un sifflement ou un cliquetis dans les oreilles.

Cessez de prendre le médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux s'il se produit une réponse comme :

  • des signes de saignements de l'estomac (par ex. des selles sanglantes, noirâtres ou goudronneuses, des expectorations sanglantes, des vomissements de sang ou d'une matière qui ressemble à du marc de café);
  • des signes d'une réaction allergique importante (par ex. des crampes abdominales, une difficulté respiratoire, des nausées et des vomissements, ou une boursouflure du visage et une enflure de la gorge).

Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous employez ce médicament.

Existe-t-il d'autres précautions d'emploi ou mises en garde ?

Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Les femmes devraient mentionner si elles sont enceintes ou si elles allaitent. Ces facteurs pourraient avoir une influence sur la façon dont vous devriez employer ce médicament.

Anémie : le zanubrutinib peut provoquer une baisse du nombre de globules rouges. Si vous avez des symptômes révélant une baisse des globules rouges (anémie) comme un essoufflement, une fatigue inhabituelle ou une peau pâle, communiquez aussitôt que possible avec votre médecin.

Autres cancers : d'autres types de cancer, notamment certains types de cancer de la peau, peuvent apparaître pendant que vous prenez le zanubrutinib. Parmi les signes attribuables aux cancers de la peau, on retrouve : des plaies, des verrues ou des bosses qui saignent ou ne guérissent pas ou des grains de beauté dont la forme ou le contour est irrégulier ou dont la couleur ou la forme change ou qui augmentent de taille. Si vous constatez l'un ou l'autre de ces signes, communiquez avec votre médecin dès que possible.

Il est également possible de contracter d'autres cancers pendant la prise du zanubrutinib. Discutez de vos préoccupations à ce sujet avec votre médecin avant de commencer à prendre ce médicament.

Fonction hépatique : la maladie hépatique ou la réduction de la fonction hépatique peut provoquer une accumulation de ce médicament dans l'organisme, causant ainsi des effets secondaires. En cas de troubles hépatiques, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique. Votre médecin surveillera votre fonction hépatique par des analyses de sang qu'il prescrira régulièrement pendant que vous employez ce médicament.

Infection : le zanubrutinib peut réduire le nombre de cellules qui combattent l'infection (les globules blancs) dans votre corps. Si possible, évitez d'entrer en contact avec les personnes ayant une infection contagieuse. Communiquez avec votre médecin immédiatement si vous observez des signes d'une infection, comme une fièvre, des frissons, une diarrhée aiguë, un essoufflement, des étourdissements prolongés, des maux de tête, de la raideur dans le cou, une perte de poids ou un manque d'énergie. Votre médecin demandera des analyses de sang régulièrement pour surveiller le nombre des différents types de cellules sanguines.

Jus de pamplemousse et des oranges de Séville : le pamplemousse, les oranges de Séville et leurs jus interfèrent avec la dégradation et l'élimination de zanubrutinib de l'organisme. L'ingestion de l'un ou l'autre de ces produits pendant la prise du zanubrutinib peut causer une accumulation du médicament dans le corps, provoquant ainsi d'importants effets secondaires. Vous devez donc éviter ces fruits et leurs jus pendant que vous prenez du zanubrutinib.

Saignement : ce médicament peut provoquer une baisse du nombre de plaquettes dans le sang, ce qui rend les saignements plus difficiles à faire cesser. Si vous remarquez des signes de saignement, comme des saignements de nez fréquents, des ecchymoses inexpliquées, ou des selles noirâtres et goudronneuses, signalez-le à votre médecin au plus tôt.

Somnolence ou vigilance réduite : l'utilisation du zanubrutinib peut provoquer de la fatigue ou des étourdissements, nuisant ainsi à votre capacité de conduire un véhicule ou de faire fonctionner de la machinerie. Évitez de conduire un véhicule, de manœuvrer de la machinerie ou d'accomplir d'autres tâches possiblement dangereuses avant d'avoir établi comment ce médicament agit sur vous.

Grossesse : le zanubrutinib peut provoquer des lésions chez le bébé en développement s'il est pris par la mère pendant qu'elle est enceinte. Les femmes doivent utiliser une méthode de contraception très efficace pendant qu'elle prennent ce médicament et au moins une semaine par la suite afin d'éviter de devenir enceintes. Si vous devenez enceinte pendant la prise de ce médicament, dites-le à votre médecin dès que possible.

Les hommes doivent éviter d'engendrer un bébé pendant qu'ils prennent du zanubrutinib et au moins 3 mois après la prise de leur dernière dose de médicament.

Allaitement : on ignore si le zanubrutinib passe dans le lait maternel. Si vous prenez ce médicament pendant que vous allaitez, votre bébé pourrait en ressentir les effets. Évitez d'allaiter pendant la prise de ce médicament et au moins 2 semaines suivant la dernière dose.

Enfants : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie en ce qui concerne les enfants.

D'autres agents peuvent-ils interagir avec ce médicament ?

Il pourrait se produire une interaction entre le zanubrutinib et l'un des agents ci-après :

  • l'acide acétylsalicylique (AAS);
  • les anti-inflammatoires non stéroïdiens ou AINS (par ex. le diclofénac, l'ibuprofène, le kétorolac, le naproxène);
  • les antibiotiques macrolides (par ex. la clarithromycine, l'érythromycine);
  • les anticonvulsivants (par ex. la carbamazépine, l'eslicarbazépine, le phénobarbital, la phénytoïne, la primidone, le roflumilast);
  • les antifongiques dont le nom se termine en « azole » (par ex. l'itraconazole, le kétoconazole, le voriconazole);
  • l'apalutamide;
  • l'aprépitant;
  • le baricitinib;
  • le BCG;
  • le bosentan;
  • la cladribine;
  • le clopidogrel;
  • la clozapine;
  • le cobicistat;
  • le conivaptan;
  • le déférasirox;
  • le denosumab;
  • le diltiazem;
  • le dipyridamole;
  • la dronédarone;
  • le duvélisib;
  • l'échinacée;
  • l'éfavirenz;
  • l'élagolix;
  • l'enzalutamide;
  • l'étravirine;
  • le fingolimod;
  • les inhibiteurs de la protéase du VIH (par ex. l'atazanavir, le darunavir, le ritonavir, le saquinavir);
  • les inhibiteurs des protéines kinases (par ex. le céritinib, le dabrafénib, l'imatinib, le nilotinib, le tofacitinib);
  • les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS; par ex. le citalopram, l'escitalopram, la fluoxétine, la paroxétine, la sertraline);
  • les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine-noradrénaline ou ISRN (par ex. la desvenlafaxine, la duloxétine, la venlafaxine);
  • le jus de pamplemousse;
  • le léflunomide;
  • le letermovir;
  • le lumacaftor et l'ivacaftor;
  • les médicaments anticoagulants (par ex. l'apixaban, le dabigatran, la daltéparine, l'édoxaban, l'énoxaparine, l'héparine, le rivaroxaban, la tinzaparine, la warfarine);
  • la mifépristone;
  • le millepertuis;
  • le modafinil;
  • le natalizumab;
  • l'ocrélizumab;
  • l'ozanimod;
  • le pimécrolimus;
  • le prasugrel;
  • la rifabutine;
  • la rifampine;
  • le sarilumab;
  • le tacrolimus;
  • la ticlopidine;
  • le tocilizumab;
  • le tofacitinib;
  • l'upadacitinib;
  • les vaccins;
  • le vérapamil.

Si vous prenez l'un de ces médicaments, consultez votre médecin ou un pharmacien. Dans votre cas, votre médecin pourrait vous demander de :

  • cesser la prise de l'un des médicaments,
  • remplacer l'un des médicaments par un autre,
  • modifier la manière dont vous prenez l'un des médicaments, ou les deux,
  • ne rien changer du tout.

L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux. Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.

D'autres médicaments que ceux énumérés précédemment peuvent interagir avec ce médicament. Signalez à votre médecin tout ce que vous prenez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous absorbez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine (en fumant des cigarettes) ou des drogues illicites, vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments.

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