Bien qu'il existe plus de 100 types de VPH, la majorité ne cause que de légers problèmes de santé, telles les verrues sur les mains et la plante des pieds. La plupart des types de VPH n'entraînent pas de symptômes et disparaissent spontanément. Cependant, il existe plus de 30 types de VPH qui affectent la région génitale, dont certains peuvent entraîner des problèmes de santé plus graves, comme des cellules cervicales anormales (cellules précancéreuses) pouvant évoluer vers un cancer du col de l'utérus. Ces types de VPH peuvent être transmis facilement par contact sexuel. Le cancer du col de l'utérus et les cellules cervicales précancéreuses peuvent être décelés par un test Pap effectué régulièrement. Tout ce qui se dit sur le VPH, le test Pap et le cancer du col de l'utérus n'est pas nécessairement exact ;; examinons les faits et les mythes.

Si je n'ai qu'un seul partenaire, je ne risque pas de contracter le VPH.

Mythe. Si votre partenaire a déjà eu une relation avec une autre personne antérieurement, il ou elle pourrait être infecté(e) par le VPH et vous le transmettre. Plus vous avez de partenaires sexuels, plus votre risque de contracter une infection par le VPH est élevé, mais le fait d'avoir une relation monogame ne garantit pas que vous ne serez pas infectée.

Vous pouvez contracter le VPH au cours de toute activité sexuelle et non seulement lors d'une relation avec pénétration.

Fait. Le mode de transmission le plus fréquent du VPH est par contact direct avec la peau de sorte que l'infection peut être transmise lors de toute activité sexuelle.

Si j'ai des cellules cervicales anormales, j'ai forcément un cancer du col de l'utérus.

Mythe. Les cellules cervicales anormales, ou dysplasies cervicales, peuvent évoluer vers un cancer du col de l'utérus.Cependant, les cellules anormales ne sont pas elles-mêmes cancéreuses. Certaines cellules anormales redeviennent normales, alors que d'autres évoluent vers un cancer. Votre médecin décidera si les cellules anormales doivent être enlevées ou s'il est préférable d'attendre et de surveiller ce qui va se passer.

Le test Pap permet de dépister un cancer du col de l'utérus à un stade précoce.

Fait. Un test Pap est un test simple qui a pour objet d'examiner les cellules du col de l'utérus. Il permet de déceler des cellules cervicales anormales (qui pourraient devenir cancéreuses) et de dépister un cancer du col de l'utérus à un stade précoce alors qu'il est encore facile à traiter.

Je devrais subir mon premier test Pap dans les trois ans qui suivent ma première activité sexuelle.

Fait. Les médecins recommandent de passer un test Pap à 21 ans et une fois tous les 3 ans par la suite, jusqu'à l'âge de 70 ans. Pour les femmes actives sexuellement mais qui n'ont pas encore 21 ans, le test de dépistage n'est pas nécessaire. Demandez à votre médecin à quel moment vous devriez subir votre premier test Pap et à quelle fréquence les passer par la suite.

L'excision des verrues génitales fait disparaître l'infection.

Mythe. Les verrues génitales peuvent être enlevées de plusieurs façons. Votre médecin peut vous prescrire des médicaments en crème ou éliminer les verrues lors de votre consultation à son bureau, par exemple en les gelant (cryothérapie), en les brûlant (électrothérapie) ou en effectuant une intervention au laser ou d'autres interventions chirurgicales mineures. Cependant, l'excision des verrues génitales ne fera pas disparaître l'infection par le VPH. Il n'existe pas de traitement contre l'infection par le VPH mais, dans bien des cas, votre organisme peut éliminer le VPH spontanément.

Une personne qui a reçu le vaccin contre le VPH n'a plus besoin de passer de tests Pap.

Mythe. Le vaccin contre le VPH ne remplace pas les tests Pap et les bilans de santé réguliers. Vous devrez encore subir des tests Pap même si vous êtes vaccinée contre le VPH. Demandez à votre médecin à quelle fréquence vous devriez passer des tests Pap.

Les pratiques sexuelles à risques réduits diminueront votre risque de contracter le VPH.

Fait. Les pratiques sexuelles à risques réduits peuvent aider à diminuer votre risque de contracter le VPH. Les condoms ne procurent pas une protection complète contre le VPH parce que le virus peut se trouver dans des zones cutanées non couvertes par le condom. Mais c'est une bonne idée de les utiliser, car ils peuvent aider à prévenir une grossesse et d'autres maladies transmissibles sexuellement. Limiter le nombre de vos partenaires sexuels peut aussi réduire votre risque de contracter le VPH. Par ailleurs, l'abstinence, ou absence de toute activité sexuelle, peut vous éviter de contracter le VPH.

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