Liz Ellwood a appris qu'elle avait un cancer du col de l'utérus alors qu'elle n'avait que 24 ans. Elle n'en revenait pas. Sept mois plus tôt, Liz avait subi un test Pap dont les résultats étaient normaux. Par la suite, elle avait eu des saignements inhabituels et des microrragies (saignements minimes) et avait ressenti des douleurs au bas-ventre. Elle a donc passé un second test Pap, et cette fois-ci, les résultats se sont révélés anormaux. Après lui avoir fait subir des tests complémentaires, les médecins lui ont annoncé qu'elle avait une forme rare de cancer du col de l'utérus appelée adénocarcinome à cellules claires. Généralement, ce type de cancer est à un stade avancé lorsque les résultats du test Pap révèlent sa présence, et les médecins ne sont pas toujours en mesure de savoir jusqu'où il s'est propagé.

Liz allait de surprise en surprise : elle était étonnée d'apprendre que son cancer était peut-être dû à une infection par le VPH, une infection transmissible sexuellement (ITS). Pourtant, elle était exposée à un risque d'ITS très faible : elle a commencé à avoir des rapports sexuels assez tard, elle a eu peu de partenaires, elle a toujours utilisé des condoms, et ses partenaires ont subi un test de dépistage des ITS.

Liz s'est bien renseignée avant de choisir parmi les traitements proposés. Comme elle a toujours rêvé d'avoir des enfants, elle a fait congeler ses ovules et a opté pour une nouvelle intervention chirurgicale appelée trachélectomie. Cette opération peut aider à augmenter les chances d'avoir des enfants. Outre l'opération, Liz a dû subir des séances de chimiothérapie et de radiothérapie, car les médecins n'avaient pas les moyens de savoir si son cancer avait été complètement éradiqué. Malheureusement, son utérus a été lésé au cours de la radiothérapie. Il est donc peu probable qu'elle puisse un jour porter un enfant. « Depuis l'âge de cinq ans, je veux deux enfants, un garçon et une fille, explique-t-elle. Les gens préparent leur mariage dans les moindres détails, moi, j'ai tout prévu pour avoir des enfants. »

Sa lutte contre le cancer a été marquée par de rudes épreuves : l'opération, la radiothérapie et la chimiothérapie, les problèmes de fécondité, la fatigue et les bouffées de chaleur précoces, et son absence du travail, qu'elle aime beaucoup par ailleurs. « C'est un combat très difficile, et les femmes doivent à tout prix éviter de passer par là. Je souhaite aider les autres jeunes femmes pour qu'elles n'aient pas à traverser ces épreuves. »

De toute évidence, le cancer du col de l'utérus laisse « un grand vide dans la vie d'une femme ». C'est pourquoi Liz encourage vivement les jeunes femmes à se renseigner sur le VPH et le cancer du col de l'utérus. On peut s'y prendre de diverses façons : discuter avec son médecin et se renseigner. Il faut savoir que toutes les femmes qui sont actives sexuellement peuvent contracter une infection par le VPH. « On ne sait jamais, affirme Liz. Si ça m'est arrivé, alors ça peut arriver à n'importe qui. »

Il ne faut pas oublier qu'il s'agit là de l'histoire de Liz, et que toutes les femmes qui sont atteintes d'une infection par le VPH ou d'un cancer du col de l'utérus peuvent ne pas vivre la même expérience qu'elle. Le cancer du col de l'utérus ne survient pas systématiquement chez toutes les femmes qui présentent une infection par le VPH. Cela dit, la plupart des cas de cancer du col de l'utérus sont causés par des infections par le VPH, alors il est primordial de se renseigner sur le VPH et le cancer du col de l'utérus et de prendre le temps d'en discuter avec son médecin.

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