Le cadeau de Tani : le don de vie

L'avenir prometteur de Tani Goodman a pris fin tragiquement dans un accident alors qu'il venait d'avoir 17 ans. Mais pour sa famille, il est présent en esprit grâce au don d'organes, un miracle médical.

Le don d'organes de Tani a touché 6 personnes dont il a sauvé la vie ou restauré la santé. Le fait que ces personnes commencent à revivre procure un grand réconfort à la famille de Tani.

Comme l'explique sa sœur Yael : « Nous comprenons que rien ne peut ramener mon frère, mais nous avons un bon sentiment en pensant que d'autres personnes vivent grâce à ses organes, son esprit continue à vivre, l'esprit du don. » Yael ajoute que Tani aurait choisi de faire don de ses organes, et sa famille a pensé que c'était « la meilleure chose à faire ».

Aujourd'hui, la famille Goodman garde toujours le contact avec les personnes ayant bénéficié des organes de Tani tout en participant activement à la promotion de la cause du don d'organes.

Bien que l'histoire de la famille Goodman réchauffe le cœur, elle est loin d'être aussi courante qu'elle pourrait, ou devrait l'être. Selon l'International Association for Organ Donation, une nouvelle personne ajoute son nom à la liste des patients en attente d'un don d'organes toutes les 13 minutes.

Ces chiffres soulignent le besoin croissant d'organes, et l'importance de faire connaître sa volonté de faire don, si possible, de ses organes.

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Le besoin de donneurs

Il y a plus de 4 000 personnes au Canada qui attendent actuellement une transplantation d'un organe plein. Le fait de recevoir l'organe ou les organes dont elles ont besoin pourrait considérablement améliorer leur vie, voire la sauver.

Au cours de la dernière décennie, le nombre de donneurs d'organes a augmenté au Canada, passant d'à peine 800 à un peu plus de 1000 par année (données de 2009). La possibilité de faire appel à des donneurs vivants (comme lors d'une greffe partielle du foie ou du rein) est un important facteur à l'origine de cette hausse. La dernière décennie a cependant vu une augmentation du besoin de donneurs d'organes. Ainsi, la fréquence de la maladie rénale au stade terminal a augmenté sensiblement, entraînant un besoin accru de dons du rein.

Un nouveau poumon peut transformer une respiration haletante en une respiration facile; un nouveau foie ou rein peut purifier le sang et éliminer les déchets de l'organisme; enfin, une nouvelle cornée peut transformer une vision brouillée en une vision nette.

D'autre part, si les récipiendaires potentiels n'ont pas de transplantation d'organe, cela peut signifier une maladie prolongée ou la mort.

Chaque année, près de 300 Canadiens ou Canadiennes meurent en attendant une transplantation d'organe. Derrière cette regrettable statistique se cache le fait que le taux de don d'organe au Canada se trouve parmi les plus bas dans les pays industrialisés. En effet, environ 14 personnes sur 1 million font don de leurs organes au Canada, ce qui paraît dérisoire par rapport à des pays tels que le Portugal, l'Espagne et les États-Unis, où les taux des dons d'organes varient de 20 à 32 pour 1 million d'habitants.

Le tableau ci-dessous illustre l'écart entre le nombre de personnes en attente d'un organe et le nombre de personnes ayant réellement reçu une transplantation au Canada.

Année Transplantations Liste d'attente
2000 1882 3800
2001 1785 3964
2002 1789 3956
2003 1801 3914
2004 1773 4013
2005 1905 4025
2006 2160 4240
2007 2188 4195
2008 2083 4380
2009 2138 3796
2010 2153 4529
2011 2169 4660

Le faible taux de don d'organe est en partie responsable du fait que la demande dépasse l'offre. Par contre, lorsque l'offre est présente, des vies sont changées à jamais. Grâce aux progrès technologiques de la médecine et à la formation des chirurgiens, plusieurs types de transplantations sont pratiquées et connaissent un taux élevé de réussite. À titre d'exemple :

  • Le taux de survie à 1 an pour la plupart des transplantations dépasse 85 %.
  • Près de 98 % des transplantations rénales sont réussies.
  • Les transplantations du foie se terminent bien dans 90 % des cas.
  • Enfin, 85 % des transplantations cardiaques sont réussies.

Les principaux organes et tissus faisant l'objet de don après la mort sont les reins, les cornées, le cœur, le foie, les poumons, le pancréas, les intestins, les os et la peau.

Il n'y a aucune limite d'âge régissant le don d'organes. Rien ne changera en ce qui concerne vos derniers souhaits lors de votre décès (comme les dispositions funéraires), et ni vous ni votre famille aurez à assumer des frais additionnels. Votre santé générale et vos antécédents médicaux comptent davantage comme facteurs déterminant si vous pouvez faire don de vos organes. Ne sous-estimez pas leur utilité – même si vous portez des lunettes à cause d'une faible vision, par exemple, vous pouvez quand même donner vos cornées.

Qu'est-ce qui motive une personne à donner ses organes? Le don d'organe n'a pas un effet positif uniquement sur la vie de la personne qui reçoit l'organe; en effet, il peut aussi avoir un sens pour la famille du donneur. En fait, des études ont démontré que les familles ayant fait don des organes d'un proche après sa mort obtiennent réconfort et consolation à l'idée que leur perte a servi un but digne.

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Le don d'organe du point de vue religieux

Certaines personnes peuvent craindre que le don d'organe ne contrevienne aux principes de leur religion. Une lecture rapide de certains textes religieux peut mener à cette conclusion, mais en réalité, bien que certains groupes déconseillent le don d'organes, les principales religions à travers le monde le permettent, et en fait, encouragent cette pratique.

Ainsi, le judaïsme et l'islam ont des lois qui interdisent la profanation du corps humain. Néanmoins, ces deux religions précisent que l'interdiction est levée lorsqu'il s'agit de sauver une vie. En fait, selon les principes du judaïsme, le don d'organes après la mort, dans le but de sauver une vie, est considéré comme une « mitsva », une action louable.

Le défunt pape Jean-Paul II est rapporté avoir dit que « tout acte pouvant sauver une vie, tel le don d'organes, est méritoire et parfaitement acceptable selon notre foi ». Une telle opinion remonte à Jésus lui-même, pour qui la guérison des malades constituait une croyance et une pratique d'importance capitale.

Un appui comparable pour le don d'organes se retrouve dans beaucoup d'autres religions, par exemple l'hindouisme et le bouddhisme. Les représentants de la Hindu Temple Society of North America ont déclaré qu'il n'est pas interdit aux hindous de faire don de leurs organes ; le choix est laissé entièrement à la personne.

Par ailleurs, le révérend Gyomay Masao, président et fondateur du Buddhist Temple of Chicago, a déclaré que « nous honorons les personnes qui ont donné leur corps et leurs organes pour faire avancer la science médicale et sauver des vies ».

Même les adeptes de la Science chrétienne et les témoins de Jéhovah, que l'on croit souvent farouchement opposés au don d'organes, laissent chaque personne décider pour elle-même ; cependant, les témoins de Jéhovah exigent que tout le sang ait été retiré de l'organe avant sa transplantation.

Les membres de l'Église adventiste du septième jour, reconnus pour leur code axé sur la conduite d'une vie pure, saine et heureuse, encouragent vivement le don d'organes et ont même des hôpitaux spécialisés dans le domaine.

La prévention de la mort ou de la souffrance d'autrui est une action qui suscite le plus haut respect dans toutes les religions. En définitive, selon les diverses religions, c'est à vous qu'il incombe de choisir d'agir de la sorte.

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Le don d'organes, parlez-en à votre famille

Pour donner ses organes, une personne doit être frappée de mort cérébrale aussi appelée mort neurologique. Cette forme de mort résulte d'une blessure grave qui provoque l'arrêt de toute activité cérébrale en raison d'un apport insuffisant en sang ou en oxygène. Si la personne ne succombe pas avant son arrivée à l'hôpital, il est possible de maintenir ses organes en vie pendant la courte période précédant l'attribution de ces organes aux bénéficiaires. Une telle situation est très rare et ne survient que dans 1 % à 2 % de tous les décès. Les personnes qui meurent d'autres causes ne peuvent pas donner leurs organes, bien qu'elles puissent néanmoins donner des tissus, y compris les yeux, la peau, les os, les veines et les valvules cardiaques.

Lorsqu'une personne meurt de cette façon, la famille doit donner son consentement au don d'organes. En règle générale, il doit être formulé dans les 24 heures qui suivent la mort puisque les transplantations d'organes sont des interventions d'urgence qui doivent être pratiquées tandis que les organes sont encore fonctionnels.

Partout au Canada, il existe des groupes de soutien pour aider les familles des donneurs à accepter leur perte.

La décision de faire un don d'organes demande une grande réflexion. La famille doit fonder sa décision sur les souhaits du parent décédé. En effet, malgré les importantes mesures prises par les « donneurs d'organes » comme le fait d'indiquer leur volonté sur leur permis de conduire ou de porter une carte de donneur sur soi, le personnel médical doit toujours discuter des possibilités de dons d'organes avec la famille de la personne avant que le don ait lieu. Il en ressort l'importance d'informer votre famille de vos souhaits de donner vos organes.

Le problème réside dans le fait que, dans de nombreux cas, les proches ne savent tout simplement pas ce que la personne défunte aurait souhaité. Des études ont révélé qu'environ 50 % des Canadiens ignorent tout des dernières volontés de leurs proches en ce qui concerne le don d'organes et de tissus.

Ces chiffres illustrent la nécessité de faire connaître à sa famille le désir de faire don de ses organes. Selon la région où vous habitez, vous pouvez signifier votre volonté de donner vos organes de diverses manières :

  • en signant votre carte d'assurance maladie (en Saskatchewan et au Québec, un autocollant de « donneur d'organes et de tissus » peut être apposé sur la carte d'assurance maladie) ;
  • en le précisant sur votre permis de conduire (à l'Île-du-Prince-Édouard, un cœur rouge est gravé sur le permis) ;
  • en apposant votre signature sur une carte émise à cet effet par les autorités provinciales.

La carte provenant des autorités provinciales peut être remise à un membre de la famille qui s'assurera que le choix de son parent est respecté au moment voulu.

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