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Les phéromones : une attraction chimique ?

Vous ne pouvez pas voir ni toucher les phéromones, mais elles peuvent influer considérablement sur l'attrait que vous éprouverez pour d'autres personnes. Non, elles ne sont pas les chérubins invisibles de Cupidon, bien qu'elles exercent des effets tout aussi magiques. Les phéromones sont en fait des messagers chimiques émis par un organisme vivant dans le but de susciter une réponse chez un autre organisme de la même espèce.

Les phéromones sont des mélanges de substances chimiques, et on croit que diverses associations de ces substances envoient des signaux différents. Les scientifiques les étudient chez les insectes depuis des dizaines d'années. À titre d'exemple, l'abdomen de la femelle du papillon de nuit est muni d'une glande qui sécrète des phéromones. Le papillon de nuit mâle, excité par ce signal, vole sur une distance pouvant atteindre 48 kilomètres pour trouver la femelle et s'accoupler avec elle. Depuis 1959, nous avons synthétisé des phéromones d'insectes afin de lutter contre les populations de ravageurs, par exemple pour semer la confusion parmi les mâles et les empêcher de trouver les femelles.

Nous en avons également beaucoup appris sur les phéromones chez les animaux. Les hamsters en ont besoin pour reconnaître les autres hamsters appartenant à leur groupe social ainsi que pour choisir un compagnon ou une compagne. Les phéromones aident à déterminer l'ordre hiérarchique chez les éléphants mâles; elles permettent également aux rates à apprendre à leurs rejetons à distinguer ce qui est comestible de ce qui est toxique.

Les phéromones humaines, par contre, suscitent des débats animés. Leur rôle dans l'attraction entre les humains demeure controversé; il n'existe actuellement aucune preuve d'une réponse stricte à un signal chimique produit par l'humain.

La plupart des chercheurs s'accordent sur le fait que les phéromones humaines existent. Ils se fondent en partie sur une étude menée en 1971 qui révèle que le cycle menstruel des femmes qui vivent ou qui travaillent ensemble a tendance à se synchroniser au fil du temps. Selon les chercheurs, ce phénomène pourrait résulter du fait que les femmes détectent les phéromones des autres femmes dans le même milieu.

D'autres études ont comparé les réactions des hommes et des femmes à des substances chimiques qui ressemblent à des hormones, tel l'androstadiénone (dérivé de la testostérone, l'hormone sexuelle mâle) et l'estratétraénol (apparenté à l'œstrogène, l'hormone sexuelle femelle). Les auteurs d'une étude suédoise conduite en 2001 ont utilisé l'imagerie par résonance magnétique (IRM) pour examiner l'hypothalamus, une structure dans le cerveau qui agit sur la libération des hormones sexuelles dans le corps. Ils ont découvert que seul l'hypothalamus des femmes répond à l'androstadiénone et que seuls les hommes réagissent à l'estratétraénol. Ils n'ont pas établi exactement ni comment ni pourquoi. (Ce fait n'a pas empêché les entrepreneurs de vendre des parfums et de promettre que ces produits aideraient les acheteurs à attirer des compagnons de lit, tout comme l'herbe à chat attire les félins.)

Les travaux de recherche ont permis de faire d'autres découvertes fascinantes. À titre d'exemple, une étude publiée en 2005 nous a appris que, chez un groupe d'hommes homosexuels, l'hypothalamus a répondu à l'odeur d'un dérivé de la testostérone de la même manière que chez un groupe de femmes. On n'a pas clairement établi s'il s'agit d'un cas d'orientation sexuelle qui influe sur la biologie ou si c'est le contraire.

Pendant que les scientifiques tentent d'établir la légitimité des phéromones humaines et leur rôle dans la sexualité, que devraient faire les célibataires qui se languissent d'amour? L'apparence et la personnalité auront probablement beaucoup plus d'effet sur vos chances d'attirer et de garder un partenaire que ne le feront jamais les signaux chimiques. Même les chercheurs qui étudient le pouvoir des phéromones disent que leurs effets sont modifiés par les facteurs psychologiques et l'interaction sociale; il est donc probablement préférable de passer sur les parfums trop forts, mais de passer en revue vos manières.

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Pourquoi l'amour fait mal

La sagesse populaire maintient que l'amour est dans l'air, que l'amour fait tourner le monde et qu'il est préférable d'avoir aimé et perdu que... vous connaissez la suite. L'amour comporte bien des aspects et, apparemment, il n'est pas pour les cœurs fragiles.

Le fait de tomber en amour suscite des réactions tout autant physiques qu'émotionnelles. En fait, les « symptômes » de l'état amoureux - soit le pouls rapide, les paumes moites, les pupilles dilatées - sont les mêmes que ceux de la réaction de « combat ou fuite » qui résulte d'un afflux d'adrénaline suscité par le stress. De plus, l'amour modifie la pensée - les chercheurs ont rapporté que les images cérébrales des personnes qui regardent la photo d'un être cher ressemblent à celles de personnes excitées par la cocaïne.

Il n'est donc pas surprenant que le corps et l'esprit s'en ressentent quand l'amour n'est pas partagé ou quand une romance tourne mal. Les répercussions sur l'humeur et le comportement d'une personne peuvent être spectaculaires. À divers stades de l'amour, la personne peut montrer des signes de manie (humeur exaltée, estime de soi exagérée), de dépression (insomnie, tendance à pleurer pour un rien, manque de concentration) et d'un trouble obsessionnel-compulsif (préoccupation, vérification fréquente des courriels et des messages textuels, rituels d'hygiène avant un rendez-vous). En fait, depuis des milliers d'années, le mal d'amour est accepté comme un diagnostic médical légitime, ce qui donne à l'expression « aimer à la folie » une dimension toute nouvelle.

L'amour peut aussi faire vraiment mal... au cœur. En 2005, des chercheurs à Johns Hopkins Medicine ont déclaré qu'un stress émotionnel soudain peut causer une faiblesse grave, mais réversible, du muscle cardiaque. La myocardiopathie de stress, surnommée le « syndrome du cœur brisé », se manifeste quand le cœur est temporairement « frappé » par un afflux prolongé d'adrénaline et d'autres hormones de stress (on n'a pas encore établi le mécanisme précis). Les symptômes comprennent une douleur à la poitrine, un essoufflement, une accumulation de liquide dans les poumons et une insuffisance cardiaque. On pose souvent un diagnostic erroné de crise cardiaque massive. Heureusement, contrairement aux personnes qui ont subi une crise cardiaque, le rétablissement est complet au bout de deux semaines et le cœur ne subit aucune lésion permanente.

Ce qui ne veut pas dire que les personnes en quête d'amour ne courent aucun danger. En fait, des études ont révélé qu'il est possible de mourir d'un cœur brisé. Le premier rapport sur le sujet, et le plus cité, a été publié dans la revue British Medical Journal en 1969. Les chercheurs ont suivi 4 500 personnes veuves âgées de 55 ans et plus, pendant neuf ans. Le risque de décès au cours des six mois suivant la mort du conjoint était 40 % plus élevé que le taux habituel, et la cause la plus fréquente de décès était une crise cardiaque. Au fil du temps, le risque est redescendu à un taux normal.

Ces observations sont appuyées par une étude plus vaste qui a été publiée en 1996. Les chercheurs ont analysé des données recueillies auprès de 1,5 million de personnes âgées de 35 à 84 ans. Le risque de succomber à une crise cardiaque au cours des six mois suivant le décès du conjoint dépassait de 20 % à 35 % le taux habituel, tandis que la probabilité de mourir d'un accident, de problèmes liés à l'alcool ou d'un acte violent a augmenté de 100 %.

Néanmoins, avant de prendre la décision de vous réfugier dans un monastère, sachez qu'il n'y a pas que des mauvaises nouvelles. Plusieurs dizaines d'années de recherche ont montré que les personnes heureuses en mariage vivent plus longtemps que les célibataires. Elles bénéficient d'un plus grand bien-être mental et émotionnel. Elles forment une population ayant un plus faible taux de cancer, d'insuffisance cardiaque et d'autres affections. En outre, elles sont moins susceptibles d'être victimes de violence familiale, d'agression sexuelle ou d'autres crimes violents. Elles ont également une richesse collective plus grande et un réseau de soutien plus vaste, et elles sont moins portées au tabagisme et à la boisson.

Trouver le bon partenaire prend du temps, mais vous aussi pourrez apprécier ces bienfaits si vous survivez aux déchirements initiaux de la passion et surmontez certaines peines. Il semble que les théories courantes sont exactes : de tout ce qui a été avancé au sujet de l'amour, personne n'a jamais prétendu que l'amour était facile.

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Le sexe et les aînés : la romance, acte 2

Les Canadiens et les Canadiennes entretiennent des relations intimes jusqu'à un âge bien avancé. De plus en plus de gens se rendent compte maintenant que le sexe et l'amour ne cessent pas à 60 ans… ni à 70, 80 ou 90 ans. La question est la suivante : « Comment entretient-on la passion au fil du temps? »

En 2004, l'AARP (American Association of Retired Persons, un organisme sans but lucratif qui fournit des renseignements et des services portant sur des questions importantes aux personnes de plus de 50 ans) a conduit une étude sur la sexualité à l'échelle des États-Unis auprès de 1 682 Américains âgés de plus de 45 ans. L'étude a révélé que cette population profite d'une « deuxième révolution sexuelle ». Plus de la moitié des personnes interrogées étaient d'accord avec le fait que l'activité sexuelle est essentielle dans une relation et importante pour une bonne qualité de vie. Environ le tiers des personnes ayant répondu, soit environ la moitié des personnes qui ont un partenaire sexuel régulier, ont des relations sexuelles au moins une fois par semaine. Les auteurs de l'étude ont également constaté que, comparativement à la première enquête sur la sexualité menée par l'AARP en 1999, un plus grand nombre de participants ont déclaré qu'ils cherchaient à obtenir de l'information sur la sexualité auprès de professionnels de la santé ou dans des revues de santé, ou encore auprès d'autres sources. Ils ont également observé que l'emploi de médicaments stimulant les capacités sexuelles, d'hormones ou d'autres traitements a « augmenté énormément ». Une très grande majorité des personnes interrogées ont déclaré que les relations sexuelles ne sont pas réservées aux jeunes.

Bien que cela soit vrai, les relations sexuelles ne seront pas les mêmes que durant la jeunesse. En effet, au fur et à mesure que nous vieillissons, notre corps change, et cela peut se répercuter sur notre sexualité. Tant les hommes que les femmes peuvent avoir besoin de plus de temps pour atteindre un état d'excitation, et ils peuvent découvrir qu'ils ont moins d'endurance. Il leur faut aussi peut-être plus de temps pour atteindre un état de satisfaction. Pour la femme, les changements hormonaux de la ménopause peuvent causer une sécheresse vaginale ou un malaise vaginal. Pour l'homme, les érections ne sont pas aussi fermes ni aussi importantes, et les orgasmes sont moins intenses. Plutôt que d'abandonner la partie, discutez avec votre médecin ou un pharmacien d'options thérapeutiques comme les lubrifiants pour les femmes et les médicaments pour les hommes.

Les relations sexuelles peuvent devenir plus difficiles pour d'autres raisons comme une nouvelle incapacité ou un nouveau trouble de santé, un manque de confiance en soi ou les effets secondaires des médicaments sur ordonnance. Étudiez les possibilités d'atténuer les répercussions de ces facteurs, qu'il s'agisse de discuter avec votre médecin d'un changement de médicament, du traitement d'un problème de santé sous-jacent ou de la façon d'amorcer une discussion franche avec votre partenaire au sujet de l'évolution de vos besoins et des changements de vos capacités.

C'est également souhaitable de faire preuve d'une certaine ouverture d'esprit - d'essayer des positions nouvelles ou d'avoir des relations au moment de la journée où vous avez le plus d'énergie. Rappelez-vous que la sexualité ne repose pas uniquement sur les rapports sexuels, et que l'intimité n'a pas uniquement un caractère sexuel. Il existe d'autres manières d'atteindre la satisfaction pour vous et votre partenaire, et de vous rapprocher l'un de l'autre.

Bien que l'idée d'avoir des relations sexuelles durant toute la vie puisse être réellement attrayante, vous devez néanmoins tenir compte d'un avertissement. Toute cette activité agréable a engendré un problème très peu séduisant chez les adultes plus âgés : une augmentation des infections transmissibles sexuellement (ITS), y compris du VIH, parmi les aînés américains. L'âge ne confère aucune immunité contre les ITS. Selon Santé Canada, environ 10 % des personnes qui sont séropositives pour le sida ont 50 ans ou plus.

Vérifiez votre état de santé : passez un test de dépistage du VIH. Parlez à votre médecin des infections transmissibles sexuellement. Si vous êtes en train de développer une relation intime avec un nouveau partenaire, utilisez une protection. Après tout, vous ne souhaitez sûrement pas qu'un obstacle surgisse et nuise au reste de votre vie sexuelle!

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