Le prix de vos nouveaux souliers, la vraie raison pour laquelle vous avez annulé votre rendez-vous avec votre ami la semaine dernière, le sort du dernier biscuit... on ne dit pas toujours toute la vérité. Mais lorsqu'il est question de votre santé, la vérité est vraiment la meilleure des stratégies.

Surtout si vous êtes atteint de sclérose en plaques, ce qui est synonyme de nombreuses visites chez le médecin. Bien que les rendez-vous chez le médecin puissent sembler dérangeants ou inconfortables par moment, la relation que vous établissez avec votre professionnel de la santé a des répercussions importantes sur votre santé et votre bien-être. Comme dans le cas de toute bonne relation, la communication ouverte est indispensable; faire preuve de franchise par rapport à vos symptômes, vos inquiétudes, et oui, même vos mauvaises habitudes, est essentiel. Voici quelques conseils pour vous aider à créer un rapport sain avec votre médecin.

Soyez honnête par rapport aux changements physiques que vous éprouvez
Il y a une raison pour laquelle votre médecin vous demande comment vous allez. Bien sûr, il ou elle pourrait vous examiner et déduire toutes sortes de choses selon votre dossier, mais les renseignements les plus importants proviennent de vous. Cet engourdissement que vous ressentez au niveau de la main, les difficultés de concentration éprouvées au travail, les visites fréquentes à la salle de bain qui vous empêchent de dormir... tous ces détails peuvent être significatifs et avoir un effet sur la prise en charge de votre traitement.

Si vous ne vous exprimez pas, il se peut que votre médecin pense que tout va bien. Bien sûr, s'avouer que l'on éprouve des problèmes peut être difficile (est-ce que ceci veut dire que mon état de santé s'aggrave?), mais faire preuve d'orgueil ou ignorer les problèmes en question n'est pas une solution. Décrivez vos changements physiques dans un journal intime et remettez-le à votre médecin si cela vous facilite la tâche.

Avouez vos mauvaises habitudes
Les professionnels de la santé ne sont pas là pour vous juger, mais bien pour vous aider à prendre votre santé en charge selon ce qui vous convient le mieux. Il importe donc de partager avec eux, de façon transparente, vos habitudes en matière de consommation d'alcool, de tabac, d'exercice et d'alimentation. Par exemple, le tabagisme est associé à un risque accru de SEP, ainsi qu'à une évolution plus rapide de la maladie; il faut donc en aviser votre neurologue. Parler de vos habitudes est la première étape à franchir afin d'obtenir le traitement et le soutien dont vous avez besoin pour apporter les changements nécessaires. Si vous voulez cesser de fumer, par exemple, ou si vous voulez faire plus d'exercice, parlez-en à votre médecin et il vous guidera dans la bonne direction. Il n'y a pas de honte à demander de l'aide, votre médecin est là pour ça!

Soyez honnête par rapport à vos niveaux d'énergie
Jusqu'à 78 % des personnes atteintes de SEP éprouvent de la fatigue, ce qui peut rendre les activités quotidiennes difficiles. Malheureusement, certaines personnes n'en parlent pas à leur médecin. Toutefois, votre médecin doit savoir s'il s'agit de quelque chose qui vous touche de façon significative. Vos niveaux d'énergie sont étroitement liés à votre santé mentale et à votre mobilité, et ils peuvent être maîtrisés à l'aide de médicaments et certains changements au mode de vie. Plutôt que d'ignorer votre fatigue, le médecin peut explorer ses causes (par exemple, des problèmes de vessie qui vous empêchent de dormir), et peut vous offrir des conseils pratiques pour mieux gérer vos niveaux d'énergie.

Faites preuve d'ouverture par rapport à vos sentiments
Lorsque votre médecin vous demande comment vous allez, il ou elle ne s'informe pas seulement de vos maux et de vos douleurs physiques. Votre bien-être psychologique et émotif est tout aussi important. Donc, si vous vous sentez stressé ou déprimé, dites-le à votre médecin. Gérer un trouble de santé chronique peut certainement influencer votre état d'esprit, mais pourquoi souffrir en silence? La dépression touche plus de la moitié de toutes les personnes atteintes de SEP à un moment donné au cours de leur maladie.

Nous voulons tous obtenir des conseils médicaux auprès de quelqu'un en qui on a confiance. Mais l'honnêteté est une voie à deux sens. Faites preuve d'ouverture avec votre médecin par rapport à vos symptômes, vos habitudes et vos sentiments, et il ou elle sera alors plus susceptible de faire de même. Un tel dialogue ouvert permettra d'améliorer votre santé.

 

NPR/GILE/0035 F