Comment ce médicament agit-il ? Quels sont ses effets ?

Le sunitinib appartient à la classe de médicaments anticancéreux connus sous le nom d'antinéoplasiques, et plus particulièrement au groupe de médicaments appelés inhibiteurs de la protéine tyrosine kinase. Il s'agit d'un médicament antinéoplasique dont l'action perturbe la communication cellulaire et entraîne le ralentissement de la prolifération des vaisseaux sanguins qui apportent des nutriments aux cellules cancéreuses. En freinant la multiplication des vaisseaux sanguins qui alimentent les cellules cancéreuses, le sunitinib concourt à réduire la taille des tumeurs qui ne sont qu'une collection de cellules cancéreuses.

On utilise le sunitinib pour traiter un type de cancer des intestins et de l'estomac appelé tumeur stromale gastro-intestinale (TSGI) après que le traitement avec l'imatinib se soit avéré inefficace. On l'utilise également pour traiter le cancer du rein qui s'est propagé à d'autres parties du corps (carcinome rénal métastatique), et certains cancers du pancréas (tumeurs neuroendocrines du pancréas (TNEp)) qui sont à un stade avancé ou que l'on ne peut éradiquer chirurgicalement.

Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce médicament contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous prenez ce médicament, consultez-le. Ne cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable.

Ne donnez pas ce médicament à quiconque, même à quelqu'un qui souffre des mêmes symptômes que les vôtres. Ce médicament pourrait nuire aux personnes pour lesquelles il n'a pas été prescrit.

Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il ?

12,5 mg
Chaque capsule de gélatine dure, à la coiffe et au corps orangés portant respectivement la marque « Pfizer » et l'inscription « STN 12.5 mg » imprimées à l'encre blanche, contient du malate de sunitinib équivalent à 12,5 mg de sunitinib. Ingrédients non médicinaux : croscarmellose sodique, stéarate de magnésium, mannitol, povidone (K-25), gélatine, oxyde de fer rouge, dioxyde de titane, propylèneglycol, glaçage pharmaceutique et hydroxyde de sodium.

25 mg
Chaque capsule de gélatine dure, à la coiffe caramel et au corps orangé portant respectivement la marque « Pfizer » et l'inscription « STN 25 mg » imprimées à l'encre blanche, contient du malate de sunitinib équivalent à 25 mg de sunitinib. Ingrédients non médicinaux : croscarmellose sodique, stéarate de magnésium, mannitol, povidone (K-25), gélatine, oxyde de fer rouge, dioxyde de titane, oxyde de fer noir, oxyde de fer jaune, propylèneglycol, glaçage pharmaceutique et hydroxyde de sodium.

50 mg
Chaque capsule de gélatine dure, à la coiffe et au corps caramel portant respectivement la marque « Pfizer » et l'inscription « STN 50 mg » imprimées à l'encre blanche, contient du malate de sunitinib équivalent à 50 mg de sunitinib. Ingrédients non médicinaux : croscarmellose sodique, stéarate de magnésium, mannitol, povidone (K-25), gélatine, oxyde de fer rouge, dioxyde de titane, oxyde de fer noir, oxyde de fer jaune, propylèneglycol, glaçage pharmaceutique et hydroxyde de sodium.

Comment doit-on employer ce médicament ?

La dose recommandée de sunitinib pour le traitement du TSGI ou du cancer du rein est de 50 mg pris par la bouche une fois par jour pendant 4 semaines, suivies de 2 semaines sans traitement. Ce cycle de 6 semaines est alors renouvelé.

Pour traiter les tumeurs neuroendocrines du pancréas, la dose recommandée est de 37,5 mg pris par la bouche une fois par jour en suivant le même régime de traitement.

Les doses quotidiennes ne doivent pas excéder 50 mg ni être inférieures à 25 mg. Le sunitinib peut être pris avec ou sans aliments. Ne prenez pas le sunitinib avec du jus de pamplemousse, car cet aliment peut interagir avec le sunitinib et augmenter la quantité du médicament dans le sang.

Plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour déterminer la dose dont une personne a besoin : son poids, son état de santé et la prise d'autres médicaments. Si votre médecin a recommandé une dose autre que celles indiquées ici, ne modifiez pas la manière de prendre le médicament sans le consulter au préalable.

Il est très important que ce médicament soit pris conformément aux indications de votre médecin. Si vous oubliez une dose, prenez le médicament dès que vous constatez l'omission et reprenez la suite du traitement aussitôt que possible. S'il est presque temps de votre prochaine dose, ne vous souciez pas de la dose omise et reprenez le schéma posologique usuel. N'utilisez pas une double dose pour compenser l'omission d'une dose. Si vous hésitez sur la conduite à tenir après avoir omis une dose, demandez conseil à votre médecin ou à un pharmacien.

Conservez ce médicament à la température ambiante, entre 15 °C et 30 °C, hors de la portée des enfants.

Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.

Dans quels cas ce médicament est-il déconseillé ?

Le sunitinib ne devrait pas s'employer dans les circonstances ci-après :

  • une allergie au sunitinib ou à l'un des ingrédients du médicament;
  • une grossesse.

Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament ?

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires. Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent.

Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui prennent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.

Au moins 1 % des personnes prenant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.

Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :

  • une altération des sensations gustatives;
  • des brûlures d'estomac ou de l'indigestion;
  • une constipation;
  • une décoloration jaunâtre de la peau;
  • un dérangement d'estomac;
  • une douleur abdominale;
  • une douleur musculaire ou articulaire;
  • une douleur ou une irritation buccale ou des lésions;
  • une éruption cutanée ou des ampoules sur les paumes ou les plantes des pieds
  • des étourdissements;
  • de la diarrhée;
  • de la faiblesse;
  • de la fatigue;
  • de la nausée;
  • des maux de tête;
  • une modification de la couleur des cheveux;
  • une peau sèche;
  • une perte d'appétit;
  • une sécheresse de la bouche;
  • des vomissements.

La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne recevez pas des soins médicaux.

Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :

  • des douleurs ou des lésions osseuses;
  • une pression artérielle élevée;
  • un saignement inexpliqué (par ex. des saignements de nez, une apparence foncée de l'urine, des ecchymoses ou des saignements inusités);
  • des signes attribuables à une insuffisance rénale (par ex. une réduction de la production d'urine, de l'enflure, de la fatigue, une douleur abdominale);
  • des signes de la présence d'un caillot de sang (par ex. une brusque douleur thoracique, un essoufflement, une brusque douleur à une jambe, une enflure ou une rougeur des jambes);
  • des signes de troubles hépatiques (par ex. de la nausée, des vomissements, de la diarrhée, une perte de l'appétit, une perte de poids, le jaunissement de la peau ou du blanc des yeux, une urine sombre, des selles claires);
  • des signes d'infection (par ex. une fièvre, des symptômes semblables à ceux de la grippe, de la fatigue, de la faiblesse);
  • des signes d'une défaillance de la thyroïde (par ex. une peau sèche, de la constipation, un gain de poids, de la fatigue);
  • des signes d'une insuffisance cardiaque (par ex. une enflure des pieds ou des chevilles, de la fatigue suscitée par les activités ménagères quotidiennes, un essoufflement);
  • des signes d'une irrégularité du rythme cardiaque (par ex. des étourdissements, des palpitations, des battements de cœur rapides et très forts);
  • des symptômes attribuables à une baisse du taux de sucre sanguin (par ex. des sueurs froides, une pâleur et une fraîcheur de la peau, des maux de tête, une accélération des battements cardiaques, de la faiblesse);
  • des ulcères cutanés douloureux;
  • des ulcères cutanés;
  • un vague endolorissement musculaire ou une faiblesse inexpliquée.

Cessez de prendre le médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux s'il se produit une réponse comme :

  • des convulsions;
  • des signes attribuables au syndrome de leucoencéphalopathie postérieure réversible (par ex. des maux de tête, des convulsions, de la fatigue, de la confusion, des changements visuels);
  • des signes d'une crise cardiaque (par ex. présence de douleur ou de pression à la poitrine, de douleur qui se propage à l'épaule ou au bras, de nausée et de vomissements, de sudation excessive);
  • des signes de pancréatite (par ex. une douleur sur le côté supérieur gauche de l'abdomen, un mal de dos, des nausées, une fièvre, des frissons, un rythme cardiaque rapide, abdomen gonflé);
  • des signes de saignements de l'estomac (par ex. des selles sanglantes, noirâtres ou goudronneuses, des expectorations sanglantes, des vomissements de sang ou d'une matière qui ressemble à du marc de café);
  • des signes d'un accident vasculaire cérébral (par ex. des maux de tête soudains ou intenses; une perte de coordination soudaine; des anomalies du champ visuel; un trouble de l'élocution soudain; ou l'apparition inexpliquée de faiblesse, d'engourdissements ou de douleur dans un bras ou une jambe);
  • des signes d'une grave réaction cutanée (comme des cloques, une desquamation, une éruption cutanée recouvrant une grande région du corps, une éruption cutanée qui s'étend rapidement ou une éruption cutanée accompagnée d'une fièvre ou d'une gêne);
  • des signes d'une réaction allergique grave (par ex. une boursouflure du visage ou une enflure de la gorge, de l'urticaire ou une difficulté respiratoire).
Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous employez ce médicament.

Existe-t-il d'autres précautions d'emploi ou mises en garde ?

Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Les femmes devraient mentionner si elles sont enceintes ou si elles allaitent. Ces facteurs pourraient avoir une influence sur la façon dont vous devriez employer ce médicament.

Anomalies du rythme cardiaque : ce médicament peut provoquer des anomalies du rythme cardiaque qui, souvent, ne sont accompagnées d'aucun symptôme. Certains médicaments (par ex. le sotalol, la quinidine, la thioridazine, la chlorpromazine, le dropéridol, le pimozide, la moxifloxacine, la méfloquine, la pentamidine, le trioxyde de diarsenic, le probucol, le tacrolimus) peuvent augmenter le risque d'un type de rythme cardiaque anormal appelé allongement de l'espace QT, et ils ne devraient pas s'utiliser en combinaison avec le sunitinib; Certains facteurs constituent un risque accru de ce type de rythme cardiaque anormal, et de ses complications, notamment :

  • l'appartenance au sexe féminin;
  • un âge supérieur à 65 ans;
  • des antécédents familiaux de mort cardiaque subite;
  • des antécédents de maladie cardiaque ou d'anomalies du rythme cardiaque;
  • un ralentissement de la fréquence cardiaque;
  • un allongement congénital de l'espace QT;
  • le diabète;
  • des antécédents d'accident vasculaire cérébral;
  • un taux bas de potassium, de magnésium ou de calcium;
  • des déficiences nutritionnelles;

Si vous êtes atteint d'une maladie cardiaque et d'une anomalie du rythme cardiaque ou si vous prenez certains médicaments (par ex. le vérapamil, l'atazanavir), discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Problèmes des glandes surrénales : les glandes surrénales produisent des messagers chimiques responsables de la fonction normale des organes, notamment de notre réponse aux blessures ou au stress. Il arrive, rarement, que le sunitinib provoque un mauvais fonctionnement des glandes surrénales. Il se peut que votre médecin fasse un suivi de la fonction de vos glandes surrénales, en particulier si vous êtes soumis à un stress important comme une blessure, une intervention chirurgicale ou une infection importante.

Saignement : le sunitinib peut accroître votre risque de saignement. Des saignements provenant de la tumeur ont été observé à de rares occasions. Si vous observez des signes de saignement (par ex. des saignements de nez, une urine ou des selles plus sombres), communiquez avec votre médecin aussitôt que possible. Vous ferez l'objet dune surveillance médicale pendant que vous prendrez ce médicament et votre médecin prescrira régulièrement des analyses de sang.

Numérations globulaires sanguines : ce médicament peut causer la baisse du nombre de cellules sanguines dans votre corps. Vous ferez l'objet d'une surveillance médicale pendant que vous prendrez le sunitinib et votre médecin prescrira régulièrement des examens qui comptabilisent les cellules sanguines.

Caillots de sang : l'utilisation de sunitinib peut provoquer la formation de caillots sanguins dans les jambes (thrombose veineuse profonde); ces caillots peuvent se déplacer jusqu'aux poumons (embolie pulmonaire), au cœur (crise cardiaque) ou au cerveau (accident vasculaire cérébral).

Si vous avez des antécédents de coagulation, informez-en votre médecin, car vous pourriez courir un risque accru d'avoir des problèmes liés à des caillots de sang comme une crise cardiaque, un accident vasculaire cérébral ou des caillots dans les veines profondes d'une jambe. Discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique. Si vous ressentez des symptômes comme une vive douleur et de l'enflure à la jambe, des difficultés respiratoires, des douleurs thoraciques, un brouillement de la vision ou des difficultés d'élocution, consultez immédiatement un médecin.

Glucose sanguin : le sunitinib peut provoquer de fortes baisses de la glycémie. Cette réaction peut se produire même chez les personnes qui ne sont pas atteintes du diabète. Il se pourrait que les personnes atteintes de diabète aient à vérifier leur taux de sucre sanguin plus souvent durant la prise de ce médicament. Il se peut que vous deviez apporter des changements à vos médicaments. Si vous subissez des symptômes attribuables à une baisse de vos taux de sucre sanguin comme des sueurs froides, de la fraîcheur et de la moiteur de la peau, des maux de tête, une accélération de votre rythme cardiaque ou une faiblesse inusitée, consultez votre médecin. Si vous subissez des symptômes associés à une baisse dangereuse de la glycémie comme des convulsions, du délire ou une perte de conscience, vous devez immédiatement consulter un médecin pour cette situation urgente.

Pression artérielle élevée : il se peut que votre médecin vérifie votre pression artérielle avant de vous prescrire le sunitinib et qu'il vous demande ensuite de la mesurer régulièrement pendant que vous prenez ce médicament. Quand une personne constate que le sunitinib cause une élévation très importante de sa pression artérielle, elle doit alors soit prendre des médicaments supplémentaires soit adapter sa dose de sunitinib ou suspendre la prise de ce médicament pour un certain temps afin de faire baisser sa pression artérielle. Discutez avec votre médecin de ce qui vous inquiète.

Problèmes cardiaques : ce médicament peut nuire à la fonction cardiaque, ce qui peut provoquer une insuffisance cardiaque. Si vous observez des symptômes d'insuffisance cardiaque comme une fatigue inaccoutumée, un essoufflement ou une enflure des pieds et des chevilles, communiquez avec votre médecin.

Si vous avez des antécédents de baisse de la fonction cardiaque (c'est-à-dire des arythmies cardiaques, une insuffisance cardiaque congestive comme une dysfonction ventriculaire gauche, une crise cardiaque, un pontage coronarien), discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Problèmes de mâchoire : le sunitinib peut, à des rares occasions, causer des problèmes importants à la mâchoire, en particulier pour les personnes qui ont subi des interventions dentaires invasives et pour celles qui prennent des bisphosphonates (par ex. de l'alendronate, du risédronate). Si vous ressentez une quelconque douleur à la mâchoire, communiquez immédiatement avec votre médecin. Si possible, vous devriez éviter les interventions dentaires invasives.

Fonction rénale : l'utilisation de ce médicament peut provoquer une baisse de la fonction rénale ou une insuffisance rénale. Si vous remarquez l'enflure de vos mains, de vos pieds ou de votre visage, une élévation de votre tension artérielle, des crampes musculaires inhabituelles ou une apparence foncée de votre urine, il se peut que ce médicament nuise à la bonne fonction de vos reins. Si vous remarquez l'un ou l'autre de ces symptômes, communiquez avec votre médecin dès que possible.

Fonction hépatique : ce médicament peut causer une fonction hépatique réduite. On a également rapporté que le sunitinib avait provoqué des cas d'insuffisance hépatique qui, dans certains cas, s'était avérée mortelle. Si vous observez la survenue de symptômes de troubles hépatiques comme de la fatigue, une sensation de malaise, une perte de l'appétit, de la nausée, le jaunissement de la peau ou du blanc des yeux, une urine foncée, des selles claires, une douleur abdominale, ou une enflure et une démangeaison cutanée, prenez contact avec votre médecin immédiatement.

Votre médecin surveillera votre fonction hépatique par des analyses de sang qu'il prescrira régulièrement pendant que vous employez ce médicament. Cela permet souvent la détection d'une fonction hépatique réduite avant qu'elle ne s'aggrave.

Contraception masculine : le sunitinib peut nuire au développement du fœtus si la partenaire d'un homme qui prend le sunitinib devient enceinte. Les hommes devraient accepter d'avoir recours à une méthode de contraception efficace pendant qu'ils suivent un traitement par le sunitinib.

Problèmes musculaires : à de rares occasions, des patients ont subi de graves problèmes musculaires pendant qu'ils prenaient du sunitinib. Si vous constatez la survenue d'un vague endolorissement musculaire, d'une faiblesse, ou d'une urine sombre, communiquez avec votre médecin aussitôt que possible.

Pancréatite :  le sunitinib peut provoquer une inflammation du pancréas. Si vous avez des antécédents de pancréatite, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Avertissez votre médecin immédiatement si vous observez des signes de pancréatite comme une douleur située sur le côté supérieur gauche de l'abdomen, un mal de dos, des nausées, une fièvre, des frissons, des battements de cœur rapides ou un gonflement de l'abdomen.

Syndrome de leucoencéphalopathie postérieure réversible (SLPR) : il s'agit d'une rare maladie cérébrale qui peut se produire à la suite de l'utilisation de médicaments comme le sunitinib. Si vous avez déjà subi un épisode du SLPR, le sunitinib peut ne pas être un médicament approprié pour vous. Assurez-vous d'indiquer à votre médecin que vous avez déjà subi un épisode de cette maladie. Si vous remarquez chez vous des signes et des symptômes attribuables au SLPR, comme des maux de tête, des convulsions, un changement de votre vision ou de votre niveau de conscience, communiquez immédiatement avec votre médecin.

Crises épileptiques : la survenue de crises épileptiques pendant l'emploi du sunitinib a rarement été signalée. Si vous avez des antécédents de convulsions ou d'un désordre convulsif, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Problèmes de la thyroïde : le sunitinib peut abaisser le taux d'hormones thyroïdiennes. Consultez votre médecin si vous observez l'apparition des symptômes d'un faible taux d'hormones thyroïdiennes comme une peau sèche, de la constipation, un gain de poids ou de la fatigue.

Syndrome de lyse tumorale : le sunitinib, comme plusieurs autres médicaments utilisés pour combattre le cancer, provoque la mort soudaine de nombreuses cellules cancéreuses au début du traitement. Cette action peut surcharger l'organisme de déchets cellulaires. Ainsi, le corps peut ne pas pouvoir se débarrasser de tous les déchets assez rapidement. Lorsque ce phénomène se produit, il se peut que vous ressentiez de la nausée, de l'essoufflement, des douleurs articulaires ou que vous remarquiez un brouillement de votre urine. C'est ce que l'on appelle le syndrome de lyse tumorale. Il se peut que votre médecin vous prescrive certains médicaments pour aider votre corps à se débarrasser de ses déchets. Assurez-vous de bien comprendre le mode d'emploi de ces médicaments et de signaler immédiatement à votre médecin ces signes et symptômes.Grossesse : ce médicament ne devrait pas s'employer durant la grossesse. Si une grossesse advient pendant que vous utilisez ce médicament, prenez contact avec votre médecin immédiatement.

Allaitement : on ignore si le sunitinib passe dans le lait maternel. Si vous prenez ce médicament pendant que vous allaitez, votre bébé pourrait en ressentir les effets. Consultez votre médecin pour savoir si vous devriez continuer l'allaitement.

Enfants : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie en ce qui concerne les enfants.

D'autres agents peuvent-ils interagir avec ce médicament ?

Il pourrait se produire une interaction entre le sunitinib et l'un des médicaments ci-après :

  • l'acétate d'abiratérone;
  • l'acétate de somatostatine;
  • l'alfuzosine;
  • l'aliskirène;
  • l'amiodarone;
  • les androgènes (par ex. la méthyltestostérone, la nandrolone, la testostérone);
  • les antagonistes de la sérotonine (les médicaments anti-émétiques; par ex. le granisétron, l'ondansétron);
  • les antagonistes du calcium (par ex. l'amlodipine, le diltiazem, la nifédipine, le vérapamil);
  • les antibiotiques apparentés aux quinolones (par ex. la ciprofloxacine, l'ofloxacine, la sparfloxacine);
  • les antibiotiques de la classe des sulfonamides (« sulfas », par ex. le sulfisoxazole, le sulfaméthoxazole);
  • les antibiotiques macrolides (par ex. la clarithromycine, l'érythromycine);
  • les anticancéreux (par ex. le carboplatine, la cyclophosphamide, la doxorubicine, l'ifosfamide, la vincristine);
  • les antidiabétiques (par ex. le chlorpropamide, le glipizide, le glyburide, l'insuline, la metformine, le natéglinide, la rosiglitazone);
  • les antidiabétiques « gliptine »  (par ex. la linagliptine, la saxagliptine, la sitagliptine);
  • les antifongiques dont le nom se termine en « azole » (par ex. l'itraconazole, le kétoconazole, le voriconazole);
  • les antipsychotiques (par ex. la chlorpromazine, la clozapine, l'halopéridol, l'olanzapine, la quétiapine, la rispéridone);
  • l'aprépitant;
  • le bacille de Calmette-Guérin (BCG);
  • le bevacizumab;
  • le bicalutamide;
  • les bisphosphonates (par ex. l'alendronate, l'étidronate);
  • le bocéprévir;
  • le bosentan;
  • le brentuximab;
  • la carbamazépine;
  • le carvédilol;
  • la chloroquine;
  • le cobicistat;
  • la colchicine;
  • le conivaptan;
  • la cyclosporine;
  • le dabigatran;
  • le déférasirox;
  • le dégarélix;
  • la désipramine;
  • la dexaméthasone;
  • la digoxine;
  • le disopyramide;
  • la dofétilide;
  • le dompéridone;
  • la dronédarone;
  • l'échinacée;
  • l'enzalutamide;
  • l'évérolimus;
  • le fingolimod;
  • la flécaïnide;
  • l'hydrocortisone;
  • les inhibiteurs de la monoamine-oxydase (IMAO; par ex. le moclobémide, la rasagiline, la sélégiline, la tranylcypromine);
  • les inhibiteurs de la protéase du VIH (par ex. l'atazanavir, l'indinavir, le ritonavir, le saquinavir);
  • les inhibiteurs des protéines kinases (par ex. le bosutinib, le dabrafénib, l'imatinib);
  • les inhibiteurs non-nucléosidiques de la transcriptase inverse du VIH (INNTIs; par ex. la delavirdine, l'éfavirenz, l'étravirine, la névirapine);
  • les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS, par ex. le citalopram, la duloxétine, la fluoxétine, la paroxétine, la sertraline);
  • le jus de pamplemousse;
  • le lédipasvir;
  • le léflunomide;
  • le lomitapide;
  • le lopéramide;
  • les médicaments de type « statine » pour traiter les niveaux élevés de cholestérol (par ex. l'atorvastatine, la lovastatine, la simvastatine);
  • la méthadone;
  • le métronidazole;
  • la mifépristone;
  • le millepertuis;
  • le modafinil;
  • la néfazodone;
  • la norfloxacine;
  • l'octreotide;
  • les œstrogènes (par ex. les œstrogènes conjugués, l'œstradiol, l'éthinylœstradiol);
  • le pasiréotide;
  • la pentamidine;
  • le phénobarbital;
  • la phénytoïne;
  • le pimécrolimus;
  • le pimozide;
  • la primidone;
  • la procaïnamide;
  • le prucalopride;
  • la quinidine;
  • la quinine;
  • la ranitidine;
  • la rifabutine;
  • la rifampine;
  • la rilpivirine;
  • le riociguat;
  • le roflumilast;
  • la romidepsine;
  • la silodosine;
  • le siméprévir;
  • le sirolimus;
  • le sotalol;
  • le tacrolimus;
  • le télaprévir;
  • le télaprévir;
  • le temsirolimus;
  • le téniposide;
  • la tétrabénazine;
  • la tétracycline;
  • le tolvaptan;
  • la trazodone;
  • les vaccins.

Si vous prenez l'un de ces médicaments, consultez votre médecin ou un pharmacien. Dans votre cas, votre médecin pourrait vous demander de :

  • cesser la prise de l'un des médicaments;
  • remplacer l'un des médicaments par un autre;
  • modifier la manière dont vous prenez l'un des médicaments, ou les deux;
  • ne rien changer du tout.

L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux. Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.

D'autres médicaments que ceux énumérés précédemment peuvent interagir avec ce médicament. Signalez à votre médecin tout ce que vous prenez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous absorbez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine ou des drogues illicites, vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments.

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