Comment ce médicament agit-il ? Quels sont ses effets ?

Le darunavir appartient à la classe des médicaments appelés antirétroviraux, ou plus précisément aux inhibiteurs de la protéase (IP). Le darunavir s'utilise en association avec le ritonavir, et d'autres médicaments antirétroviraux pour soigner des infections causées par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH). Le VIH est le virus responsable du syndrome d'immunodéficience acquise (sida). L'infection à VIH détruit les cellules CD4 (T) qui sont importantes pour le système immunitaire. Le système immunitaire aide à combattre les infections.

Le darunavir agit en bloquant une enzyme appelée protéase dont le virus a besoin pour se multiplier. Lorsqu'il est utilisé avec le ritonavir (autre inhibiteur de la protéase) et d'autres médicaments antirétroviraux, le darunavir réduit la quantité de VIH dans le sang et accroît le nombre de cellules CD4 (T).

Ce médicament ne guérira pas une infection à VIH ni le sida, mais il peut améliorer votre système immunitaire et diminuer le risque d'une infection. Le darunavir ne réduit pas le risque de transmettre le VIH à d'autres personnes par la voie sexuelle et par la voie sanguine au moyen de la réutilisation d'aiguilles ou d'une exposition à du sang infecté.

Ce médicament est disponible sous divers noms de marque ou sous différentes présentations, ou les deux. Une marque spécifique de ce médicament n'est peut-être pas offerte sous toutes les formes ni avoir été approuvée contre toutes les affections dont il est question ici. En outre, certaines formes de ce médicament pourraient ne pas être utilisées contre toutes les affections mentionnées dans cet article.

Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce médicament contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous prenez ce médicament, consultez-le. Ne cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable.

Ne donnez pas ce médicament à quiconque, même à quelqu'un qui souffre des mêmes symptômes que les vôtres. Ce médicament pourrait nuire aux personnes pour lesquelles il n'a pas été prescrit.

Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il ?

75 mg
Chaque comprimé blanc, en forme de capsule et pelliculé, portant les inscriptions en creux « 75 » sur une face et « TMC » sur l'autre, contient 75 mg de darunavir (correspondant à 81,31 mg d'éthanolate de darunavir). Ingrédients non médicinaux : cellulose microcristalline, crospovidone, dioxyde de silice colloïdale et stéarate de magnésium ; pelliculage : alcool polyvinylique partiellement hydrolysé, dioxyde de titane, polyéthylèneglycol et talc.

150 mg
Chaque comprimé blanc, en forme de capsule et pelliculé, portant les inscriptions en creux « 150 » sur une face et « TMC » sur l'autre, contient 150 mg de darunavir (correspondant à 162,62 mg d'éthanolate de darunavir). Ingrédients non médicinaux : cellulose microcristalline, crospovidone, dioxyde de silice colloïdale et stéarate de magnésium; pelliculage : alcool polyvinylique partiellement hydrolysé, dioxyde de titane, polyéthylèneglycol et talc.

400 mg
Chaque comprimé orange pâle, ovale et pelliculé, portant les inscriptions en creux « 400MG » sur une face et « TMC » sur l'autre, contient une quantité d'éthanolate de darunavir équivalant à 400 mg de darunavir. Ingrédients non médicinaux : cellulose microcristalline, crospovidone, dioxyde de silice colloïdale et stéarate de magnésium ; pelliculage : alcool polyvinylique partiellement hydrolysé, dioxyde de titane, laque d'aluminium jaune soleil FCF, polyéthylèneglycol et talc.

600 mg
Chaque comprimé orange, ovale et pelliculé, portant les inscriptions en creux « 600MG » sur une face et « TMC » sur l'autre, contient une quantité d'éthanolate de darunavir équivalant à 600 mg de darunavir. Ingrédients non médicinaux : cellulose microcristalline, crospovidone, dioxyde de silice colloïdale et stéarate de magnésium; pelliculage : alcool polyvinylique partiellement hydrolysé, dioxyde de titane, laque d'aluminium jaune soleil FCF, polyéthylèneglycol et talc.

800 mg
Chaque comprimé rouge-foncé, ovale, pelliculé portant les inscriptions en creux « 800 » sur une face et « T » sur l'autre, contient une quantité d'éthanolate de darunavir équivalant à 800 mg de darunavir. Ingrédients non médicinaux : cellulose microcristalline, crospovidone, hypromellose, dioxyde de silice colloïdale et stéarate de magnésium; Pellicule : Opadry II Dark Red (polyéthylèneglycol, alcool polyvinylique - partiellement hydrolisé, dioxyde de titane, talc, et oxyde de fer rouge).

Suspension orale 100 mg par mL
Chaque mL de suspension blanche à blanc cassé contient 108,4 mg d'éthanolate de darunavir équivalant à 100 mg de darunavir. Ingrédients non médicinaux : hydroxypropyl cellulose, cellulose microcristalline et carmellose sodique, sucralose, parahydroxybenzoate de méthyle sodique, agent pour masquer le goût, acide citrique monohydraté et arôme de fraises à la crème.

Comment doit-on employer ce médicament ?

La dose de darunavir recommandée pour les adultes qui n'ont pas pris d'autres médicaments antirétroviraux auparavant est 1 comprimé de 800 mg pris 1 fois par jour en même temps que 100 mg de ritonavir. Pour les personnes qui ont pris d'autres médicaments antirétroviraux auparavant, la dose adulte recommandée est, soit 800 mg pris 1 fois par jour en même temps que 100 mg de ritonavir OU 600 mg 2 fois par jour en même temps que 100 mg de ritonavir pris avec chaque dose.

L'innocuité et l'efficacité du darunavir pour les enfants et les adolescents qui n'ont pas pris d'autres médicaments antirétroviraux auparavant n'a pas été établi.

Le darunavir peut être employé pour les enfants âgés de 3 à 18 ans qui pèsent au moins 10 kg et qui ont déjà reçu un traitement antirétroviral. La dose de darunavir est basée sur le poids corporel; elle ne doit pas dépasser 600 mg 2 fois par jour et doit être prise avec 100 mg de ritonavir (la dose recommandée chez l'adulte).

Le darunavir doit se prendre en même temps que le ritonavir afin d'augmenter l'effet du médicament contre le VIH dans votre corps. Si le médecin vous a également prescrit un médicament appelé didanosine, prenez-le 2 heures avant ou 2 heures après le darunavir et le ritonavir.

Le darunavir doit se prendre avec des aliments. Essayez de prendre les doses de darunavir à la même heure chaque jour.

Plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour déterminer la dose dont une personne a besoin : son poids, son état de santé et la prise d'autres médicaments. Si votre médecin a recommandé une dose autre que celles indiquées ici, ne modifiez pas la manière de prendre le médicament sans le consulter au préalable.

Il est important d'utiliser ce médicament conformément aux indications de votre médecin. Si vous prenez le darunavir 2 fois par jour, et si vous oubliez une dose, mais que vous vous en rendez compte avant que 6 heures ne se soient écoulées, prenez cette dose immédiatement. Si vous oubliez une dose, mais que plus de 6 heures se sont écoulées avant que vous ne vous en rendiez compte, ne vous souciez pas de la dose omise et reprenez le schéma posologique usuel. Si vous prenez le darunavir 1 fois par jour, mais que moins de 12 heures se sont écoulées avant que vous ne vous en rendiez compte, prenez cette dose immédiatement. Si vous oubliez une dose, mais que plus de 12 heures se sont écoulées avant que vous ne vous en rendiez compte, ne vous souciez pas de la dose omise et reprenez le schéma posologique usuel. N'utilisez pas une double dose pour compenser l'omission d'une dose. Si vous hésitez sur la conduite à tenir après avoir omis une dose, demandez conseil à votre médecin ou à un pharmacien.

Conservez ce médicament à la température ambiante, évitez de l'exposer à une chaleur excessive et gardez-le hors de la portée des enfants.

Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.

Dans quels cas ce médicament est-il déconseillé ?

Abstenez-vous d'employer le darunavir dans les circonstances ci-après :

  • une allergie au darunavir ou à l'un des ingrédients du médicament;
  • une allergie au ritonavir;
  • une grave maladie du foie;
  • la prise de l'un des médicaments ci-après :
    • l'alfuzosine;
    • l'amiodarone
    • les dérivés de l'ergot de seigle (par ex. la dihydroergotamine, l'ergonovine, l'ergotamine, la méthylergonovine);
    • la lidocaine;
    • la lovastatine;
    • le midazolam;
    • le pimozide;
    • la quinidine;
    • la rifampine;
    • le sildénafil;
    • la simvastatine;
    • le millepertuis;
    • le triazolam.

Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament ?

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires. Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent.

Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui prennent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.

Au moins 1 % des personnes prenant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.

Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :

  • une douleur abdominale;
  • des changements dans le taux de cholestérol;
  • une diarrhée;
  • des maux de tête;
  • une augmentation de la graisse dans le haut et autour du dos, du cou, des seins, du thorax et dans la région de l'estomac, ou disparition du gras des jambes, des bras et du visage;
  • de la nausée;
  • des troubles du sommeil;
  • des vomissements;
  • de la faiblesse.

La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne consultez pas votre médecin ou si vous ne recevez pas des soins médicaux.

Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :

  • un saignement accru si vous êtes une personne atteinte d'hémophilie;
  • des signes d'un saignement (par ex. un saignement du nez inhabituel, des ecchymoses, du sang dans l'urine, une toux avec expectoration sanglante, un saignement des gencives, des coupures qui n'arrêtent pas de saigner);
  • une éruption cutanée;
  • des symptômes de diabète comme une soif immodérée, un besoin d'uriner impérieux et fréquent, un appétit excessif, une perte de poids inexplicable, des plaies qui se cicatrisent mal, des infections;
  • des symptômes de troubles hépatiques (par ex. une douleur abdominale, des vomissements persistants, une sensation de malaise, une fièvre, une démangeaison, le jaunissement de la peau et du blanc des yeux, une urine sombre);
  • des symptômes de pancréatite comme une douleur abdominale, de la nausée, des vomissements.

Cessez la prise du médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux s'il se produit une réponse comme :

  • des signes d'une réaction allergique grave (par ex. une enflure du visage, de la gorge ou de la langue, de l'urticaire, ou une difficulté respiratoire);
  • des signes d'une réaction cutanée grave (par ex. la formation d'ampoules, une desquamation, une éruption cutanée sur une grande partie du corps, une éruption cutanée se propageant rapidement ou une éruption cutanée associée à une fièvre ou à une douleur musculaire ou articulaire).

Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous employez ce médicament.

Existe-t-il d'autres précautions d'emploi ou mises en garde ?

Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Les femmes devraient mentionner si elles sont enceintes ou si elles allaitent. Ces facteurs pourraient avoir une influence sur la façon dont vous devriez employer ce médicament.

Allergies : les personnes allergiques au médicaments de type sulfamides pourraient subir une réaction allergique au darunavir. Signalez à votre médecin si vous êtes allergiques à certains médicaments avant de commencer à prendre du darunavir.

Saignement : le darunavir peut provoquer une baisse du nombre de plaquettes dans le sang, ce qui rend les saignements plus difficiles à faire cesser. Si vous remarquez des signes de saignement, comme des saignements de nez fréquents, des ecchymoses inexpliquées, ou des selles noirâtres et goudronneuses, signalez-le à votre médecin au plus tôt. Votre médecin demandera des analyses de sang régulières pour s'assurer que tout problème potentiel soit détecté de manière précoce. Le risque de saignement peut augmenter pour les personnes atteintes d'hémophilie. Discutez avec votre médecin de toute préoccupation que vous pouvez avoir à ce sujet.

Analyses de sang : le darunavir peut altérer les résultats de vos analyses de sang surtout ceux ayant trait au nombre de globules rouges, à la numération des plaquettes, au taux de cholestérol et de sucre. Votre médecin vous les expliquera, et fera le suivi de vos taux sanguins.

Diabète : les antirétroviraux comme le darunavir peuvent causer une élévation du sucre sanguin. Si vous êtes atteint de diabète ou si vous êtes prédisposé au diabète, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Redistribution des graisses : ce médicament peut éventuellement modifier la distribution des graisses à l'intérieur de votre corps, et changer la forme de votre silhouette. Vous pourriez observer une augmentation de la graisse dans le haut du dos et autour du cou, des seins, du thorax et dans la région de l'estomac ou la disparition du gras des jambes, des bras et du visage. La portée de ces effets à long terme ne sont pas connus.

Syndrome de reconstitution immunitaire : ce médicament pourrait induire le syndrome de reconstitution immunitaire qui se caractérise par l'apparition des signes et des symptômes d'une inflammation associée à une infection antérieure. Ces symptômes se produisent peu après le début de la prise d'un médicament antirétroviral et ils peuvent varier. On estime que leur manifestation est une conséquence d'une amélioration qui permet à votre système immunitaire de combattre des infections jusqu'alors cachées dans votre corps (par ex. une pneumonie, l'herpès ou la tuberculose). Signalez immédiatement tout nouveau symptôme à votre médecin.

Problèmes du foie : les personnes atteintes d'une grave affection du foie ne devraient pas employer le darunavir. Si vous êtes atteintes d'une maladie du foie légère à modérée vous pouvez prendre ce médicament, mais vous devriez discuter avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, comment votre affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

De graves troubles hépatiques ont été signalés par des personnes employant le darunavir. Les personnes atteintes de troubles hépatiques (notamment de l'hépatite B ou de l'hépatite C), courent un plus grand risque de contracter de graves troubles hépatiques pendant qu'elles emploient ce médicament. Votre médecin vous suivra de près et prescrira régulièrement des épreuves fonctionnelles hépatiques pendant que vous employez ce médicament. Si vous observez des symptômes de troubles hépatiques (par ex. une douleur abdominale, des vomissements persistants, une sensation de malaise, une fièvre, une démangeaison, le jaunissement de la peau et du blanc des yeux, une urine sombre), prenez contact avec votre médecin immédiatement.

Pancréatite : ce médicament peut causer une inflammation du pancréas (pancréatite). Si vous avez des antécédents de pancréatite, ou si vous courez le risque d'en contracter une, vous devriez faire l'objet d'une surveillance médicale stricte pendant que vous prenez ce médicament. Discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, comment votre affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Si vous observez des signes de pancréatite (par ex. une douleur dans la partie supérieure gauche de l'abdomen, un mal de dos, de la nausée, une fièvre, des frissons, des battements de cœur rapides, un abdomen gonflé), communiquez avec votre médecin.

Éruptions cutanées : ce médicament peut causer une éruption cutanée qui est habituellement légère ou modérée. Mais quelquefois le darunavir peut causer de graves réactions cutanées. Si vous observez une éruption cutanée accompagnée d'une fièvre, de fatigue, d'ampoules, de douleurs musculaires ou de lésions autour ou à l'intérieur de votre bouche, suspendez la prise de ce médicament et prenez contact avec votre médecin immédiatement.

Arrêt du médicament : si vous cessez de prendre ce médicament, votre infection à VIH pourrait empirer. Employez le médicament conformément aux indications de votre médecin et ne suspendez pas sa prise sans consulter votre médecin au préalable.

Grossesse : ce médicament ne devrait pas s'utiliser durant la grossesse à moins que les bienfaits priment les risques. Si une grossesse advient pendant que vous utilisez ce médicament, prenez contact avec votre médecin immédiatement.

Allaitement : on ignore si le darunavir passe dans le lait maternel. Étant donné que le VIH peut être transmis par le lait maternel, les femmes porteuses du VIH ne devraient pas allaiter.

Enfants : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie en ce qui concerne les enfants de moins de 3 ans, ni pour les enfants qui n'ont pas pris des médicaments antirétroviraux auparavant. Ne donnez pas ce médicament aux enfants de moins de 3 ans, compte tenu le risque accru des effets secondaires graves.

D'autres agents peuvent-ils interagir avec ce médicament ?

Il pourrait se produire une interaction entre le darunavir et l'un des agents ci-après :

  • l'alfuzosine;
  • l'aliskirène;
  • les alphabloquants (par ex. l'alfuzosin, la doxazosine, la tamsulosine);
  • l'amiodarone;
  • l'aprépitant;
  • les médicaments anti-émeutiques (les agonistes du sérotonine; par ex. le granisétron, l'ondansétron);
  • les antipsychotiques (par ex. la chlorpromazine, l'haloperidol, l'olanzepine, la quétiapine, la rispéridone);
  • l'apixaban;
  • l'atomoxétine;
  • les azoles antifongiques (par ex. l'itraconazole, le kétoconazole, le voriconazole);
  • l'axitinib;
  • les barbituriques (par ex. le butalbital, le phénobarbital);
  • les benzodiazépines (par ex. l'alprazolam, le diazépam, le triazolam);
  • les contraceptifs oraux;
  • le bortézomib;
  • le bosentan;
  • le bosutinib;
  • la brinzolamide;
  • la bromocriptine;
  • la buspirone;
  • le busulfan;
  • le calcitriol;
  • les antagonistes du calcium (par ex. l'amlodipine, le diltiazem, la félodipine, la nifédipine, le le nisoldipine);
  • le captopril;
  • la carbamazépine;
  • le carvédilol;
  • certains benzodiazépines (par ex. l'alprazolam, le diazépam, le triazolam);
  • la cétirizine;
  • la chloroquine;
  • la ciprofloxacine;
  • la colchicine;
  • le conivaptan;
  • des corticostéroïdes, (par ex. le budésonide, la dexaméthasone, la fluticasone);
  • le crizotinib;
  • la cyclosporine;
  • le dabigatran;
  • la dapsone;
  • le dasatinib;
  • le déférasirox;
  • le dextrométhorphane;
  • la didanosine;
  • la digoxine;
  • le disopyramide;
  • le dompéridone;
  • la doxorubicine;
  • le dutastéride;
  • l'enzalutamide;
  • les alcaloïdes de l'ergot de seigle (par ex. la dihydroergotamine, l'ergonovine, l'ergotamine, la méthylergonovine);
  • les œstrogènes (par ex. l'œstrogène conjugué, l'œstradiol, l'éthinylœstradiol);
  • l'étoposide;
  • l'évérolimus;
  • la féxofénadine;
  • la flécaïnide;
  • la flutamide;
  • l'acide fusidique;
  • l'ail;
  • le jus de pamplemousse;
  • la guanfacine;
  • les inhibiteurs non-nucléosidiques de la transcriptase inverse du VIH (INNTIs; par ex. la delavirdine, l'éfavirenz, l'étravirine, la névirapine);
  • l'ifosfamide;
  • l'imatinib;
  • l'irinotécan;
  • le dinitrate d'isosorbide, le mononitrate d'isosorbide;
  • l'ivermectin;
  • le lansoprazole;
  • le lapatinib;
  • la lidocaïne;
  • le lopéramide;
  • la loratadine;
  • le losartan;
  • les antibiotiques macrolides (par ex. la clarithromycine, l'érythromycine);
  • le maraviroc;
  • la méfloquine;
  • la mépéridine;
  • le méthotrexate;
  • le métronidazole;
  • la mirtazapine;
  • le modafinil;
  • le montélukast;
  • la nadolol;
  • le natéglinide;
  • la néfazodone;
  • le nilotinib;
  • la norfloxacine;
  • certains narcotiques opioïdes (par ex. le fentanyl, la méthadone, l'oxycodone, le sufentanil);
  • l'oxcarbazépine;
  • le paclitaxel;
  • le pazopanib;
  • la phénytoïne;
  • les inhibiteurs de la phosphodiestérase-5 (par ex. le sildénafil, le taladafil, le vardénafil);
  • le pimozide;
  • le prasugrel;
  • le praziquantel;
  • la primidone;
  • la procaïnamide;
  • les progestatifs (par ex. le diénogest, le lévonorgestrel, la médroxyprogestérone, la noréthindrone)
  • la propafénone;
  • le propranolol;
  • les autres inhibiteurs de la protéase du VIH (par ex. l'atazanavir, l'indinavir, le ritonavir, le saquinavir);
  • la quinidine;
  • la quinine;
  • la ranitidine;
  • le régorafenib;
  • le répaglinide;
  • la rifabutine;
  • la rifampine;
  • le riociguat;
  • le ritonavir;
  • le rivaroxaban;
  • la romidepsine;
  • le salmétérol;
  • la saxagliptine;
  • les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine ou ISRS (par ex. le citalopram, la duloxétine, la paroxétine, la sertraline);
  • la silodosine;
  • le siméprévir;
  • le sirolimus;
  • le millepertuis;
  • les médicaments hypocholestérolémiants dont le nom se termine en « statine » (par ex. l'atorvastatine, la lovastatine, la simvastatine);
  • le tacrolimus;
  • le temsirolimus;
  • le téniposide;
  • la tétrabénazine;
  • la tétracycline;
  • la théophylline;
  • le ticagrélor;
  • le timolol;
  • la toltérodine;
  • le tolvaptan;
  • la toltérodine;
  • le tolvaptan;
  • le topotécan;
  • le tramadol;
  • la trazodone;
  • les antidépresseurs tricycliques (par ex. l'amitriptyline, la clomipramine, la désipramine, la trimipramine);
  • les médicaments antimigraineux de la classe des « triptans » (par ex. l'élétriptan, le sumatriptan);
  • l'ulipristal;
  • l'acide valproïque;
  • le vémurafénib;
  • la venlafaxine;
  • la vinblastine;
  • la vincristine;
  • la warfarine;
  • la zidovudine;
  • la zopiclone.

Si vous prenez l'un de ces médicaments, consultez votre médecin ou un pharmacien. Dans votre cas, votre médecin pourrait vous demander de :

  • cesser la prise de l'un des médicaments;
  • remplacer l'un des médicaments par un autre;
  • modifier la manière dont vous prenez l'un des médicaments, ou les deux;
  • ne rien changer du tout.

L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux. Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.

D'autres médicaments que ceux énumérés précédemment peuvent interagir avec ce médicament. Signalez à votre médecin tout ce que vous prenez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous absorbez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine ou des drogues illicites, vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments.