Comment ce médicament agit-il ? Quels sont ses effets ?

La codéine appartient à la classe des médicaments appelés analgésiques narcotiques (le terme « analgésique » signifie « qui soulage la douleur »). Ce médicament s'utilise pour soulager la douleur légère à modérée. Il agit en bloquant les signaux de la douleur qui sont envoyés par le cerveau vers les diverses zones du corps.

La codéine est également utilisée pour contrôler la toux lorsque les antitussifs non narcotiques ne fonctionnent pas. Le médicament agit sur le cerveau pour enrayer le réflexe de toux.

Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce médicament contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. En outre, certaines formes de ce médicament pourraient ne pas être utilisées pour tous les troubles mentionnés dans cet article. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous prenez ce médicament, consultez-le. Ne cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable.

Ne donnez pas ce médicament à quiconque, même à quelqu'un qui souffre des mêmes symptômes que les vôtres. Ce médicament pourrait nuire aux personnes pour lesquelles il n'a pas été prescrit.

Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il ?

Ce médicament est offert sous forme des préparations injectables dosées à 30 mg par mL et 60 mg par mL.

Comment doit-on employer ce médicament ?

Soulagement de la douleur : la dose de codéine recommandée pour soulager la douleur d'un adulte est de 15 mg à 60 mg, toutes les 4 à 6 heures, selon les besoins, et elle ne doit pas dépasser les 360 mg par jour.

Pour les enfants âgés de plus d'1 an, la dose recommandée pour le soulagement de la douleur est déterminée en fonction du poids de l'enfant. La dose recommandée varie entre 0,5 mg et 1 mg par kg de poids corporel par dose, pris toutes le 4 à 6 heures, selon les besoins.

Toux : la dose de codéine recommandée contre la toux pour les adultes varie entre 10 mg et 20 mg, pris toutes les 4 à 6 heures, selon les besoins. La dose pour les enfants est établie en fonction du poids de l'enfant. La dose recommandée varie entre 1 mg et 1,5 mg par kg de poids corporel par jour, fractionnée en prises toutes les 4 à 6 heures selon les besoins. La prise de codéine contre la toux n'est pas recommandée pour les enfants âgés de moins de 2 ans.

Plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour déterminer la dose dont une personne a besoin : son poids, son état de santé et la prise d'autres médicaments. Si le médecin a recommandé une dose différente de celles indiquées ici, ne modifiez pas la manière de prendre le médicament sans le consulter au préalable.

Ce médicament peut créer une accoutumance s'il est pris pendant de longues périodes. Ne cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable. Si vous cessez de prendre ce médicament soudainement, vous pourriez éprouver des symptômes de sevrage comme de l'anxiété, de la sudation, des troubles du sommeil, un secouement, de la nausée, des tremblements, de la diarrhée ou des hallucinations. Si vous envisagez de mettre fin au traitement, votre médecin vous demandera peut-être de réduire graduellement la dose afin d'atténuer les effets de sevrage.

Il est important d'utiliser ce médicament conformément aux indications de votre médecin. Si votre médecin vous a dit de prendre ce médicament régulièrement et que vous oubliez une dose, prenez le médicament dès que vous constatez l'omission et reprenez la suite du traitement aussitôt que possible. S'il est presque temps de votre prochaine dose, ne vous souciez pas de la dose omise et reprenez le schéma posologique usuel. N'utilisez pas une double dose pour compenser l'omission d'une dose. Si vous hésitez sur la conduite à tenir après avoir omis une dose, demandez conseil à votre médecin ou à un pharmacien.

Conservez ce médicament à la température ambiante, à l'abri de la lumière et de l'humidité et hors de la portée des enfants.

Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.

Dans quels cas ce médicament est-il déconseillé ?

La codéine ne devrait pas s'utiliser dans les circonstances ci-après :

  • une allergie à la codéine ou à l'un des ingrédients du médicament ;
  • une allergie à des médicaments qui produisent un effet comparable à celui induit par la morphine ;
  • chez les enfants de 12 ans et moins;
  • une diarrhée causée par un empoisonnement. Il faut attendre que la substance toxique soit évacuée du tractus gastrointestinal ;
  • une difficulté respiratoire ou une affection du poumon.

Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament ?

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires. Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent. Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui prennent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.

Au moins 1 % des personnes prenant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.

Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :

  • de la constipation,
  • des étourdissements,
  • de la somnolence,
  • une sécheresse de la bouche,
  • des maux de tête,
  • une sensation de tête légère,
  • une perte d'appétit,
  • de la nausée,
  • des vomissements.

La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne consultez pas votre médecin ou si vous ne recevez pas des soins médicaux.

Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :

  • une vision floue ou trouble ou toute anomalie du champ visuel ;
  • de la confusion ;
  • une dépression ou d'autres modifications de l'humeur ou de l'état mental ;
  • des battements de cœur rapides, ralentis ou très forts ;
  • l'impression de perdre connaissance ;
  • une impression de dissociation de la réalité ;
  • des hallucinations (voir, entendre, ou sentir des choses qui n'existent pas vraiment) ;
  • de l'urticaire, une démangeaison ou une éruption cutanée ;
  • des signes de troubles respiratoires (par ex. un essoufflement, une respiration sifflante, irrégulière ou difficile) ;
  • des tremblements ou des mouvements musculaires involontaires ;
  • une excitation ou une agitation inaccoutumée (surtout parmi les enfants).

Cessez de prendre le médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux s'il se produit une réponse comme :

  • des crises convulsives ;
  • une grande faiblesse ;
  • des signes d'une prise médicamenteuse excessive (une surdose) comme une peau moite et froide, une pression artérielle basse, une contraction exagérée de la pupille, un état de forte nervosité ou de forte agitation, une somnolence profonde, de la faiblesse, des battements du cœur lents ;
  • des signes d'une réaction allergique grave (par des crampes abdominales, une difficulté respiratoire, de la nausée et des vomissements, ou une boursouflure du visage et une enflure de la gorge) ;
  • une respiration lente ou difficile.

Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous prenez ce médicament.

Existe-t-il d'autres précautions d'emploi ou mises en garde ?

Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Les femmes devraient mentionner si elles sont enceintes ou si elles allaitent. Ces facteurs pourraient avoir une influence sur la façon dont vous devriez employer ce médicament.

AVIS DE SANTÉ CANADA

28 juillet 2016

Santé Canada a émis de nouvelles mises en garde concernant l'emploi de la codéine sur ordonnance. Pour lire dans son intégralité l'avis de Santé Canada, rendez-vous vers le site Web de Santé Canada à l'adresse www.hc-sc.gc.ca.

Un avis avait également été émis le 6 juin 2013 au sujet de la codéine. Pour lire dans son intégralité l'avis de Santé Canada, rendez-vous vers le site Web de Santé Canada à l'adresse www.hc-sc.gc.ca.

Troubles abdominaux : la codéine peut rendre le diagnostic de troubles abdominaux plus difficile ou aggraver ces troubles. Les personnes atteintes de troubles abdominaux comme une maladie inflammatoire ou obstructive de l'intestin, une cholécystite aiguë ou une pancréatite devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, comment leur affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Respiration : la codéine peut causer un arrêt respiratoire. Les personnes qui présentent des facteurs de risque de difficultés respiratoires comme l'asthme devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, comment leur affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Constipation : la codéine peut entraîner une forte constipation. Une alimentation riche en fibres et un bon transit intestinal aideront à minimiser cet effet. Les personnes qui ont une tendance à la constipation devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, comment leur affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Dépendance et sevrage : des phénomènes de dépendance physique et psychique ainsi que des abus se sont produits durant l'emploi de la codéine. Les personnes qui ont eu, ou qui ont, des problèmes liés à la consommation d'alcool et de drogues pourraient courir un risque accru de mésusage ou d'accoutumance pendant qu'elles emploient ce médicament. Un emploi abusif n'est pas un problème que connaissent les personnes qui ont besoin de ce médicament pour le soulagement de la douleur.

Des symptômes de sevrage pourraient survenir si la prise du médicament est soudainement interrompue comme de l'anxiété, de la sudation, des troubles du sommeil, un secouement, de la douleur, de la nausée, des tremblements, de la diarrhée et des hallucinations. Si vous prenez ce médicament depuis longtemps, vous devriez vous conformer aux instructions de votre médecin pour cesser d'utiliser le médicament progressivement.

Étourdissements : la codéine peut causer des étourdissements graves, surtout lorsqu'une personne passe de la position assise ou couchée à la position debout. Ce phénomène est plus susceptible de se produire quand une personne prend aussi d'autres médicaments aux effets secondaires semblables. Les personnes qui emploient des médicaments qui peuvent causer des étourdissements devraient passer lentement de la position assise ou couchée à la position debout pour réduire la possibilité d'étourdissements graves, ou de syncope.

Somnolence ou vigilance réduite : la codéine peut causer de la somnolence. Évitez de conduire, de faire fonctionner des machines ou d'accomplir d'autres tâches potentiellement dangereuses jusqu'au moment où vous aurez déterminé l'effet de ce médicament sur vos capacités de réaction.

Traumatisme crânien : les personnes souffrant d'un traumatisme crânien ou d'une pression intracrânienne accrue courent un risque accru d'effets secondaires (troubles respiratoires) ou d'aggravation de leur trouble pendant qu'elles prennent ce médicament. Elles devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur état pathologique, comment leur état pathologique pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Maladie intestinale inflammatoire : les personnes atteintes d'affections touchant le système digestif, comme les maladies intestinales inflammatoires, devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, comment leur affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Fonction rénale : les personnes atteintes d'une maladie rénale ou dont la fonction rénale est diminuée devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, comment leur affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique. La codéine ne devrait pas être employée par les personnes dont la fonction rénale est gravement réduite.

Maladie du foie : les personnes atteintes d'une maladie du foie devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, comment leur affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Autres troubles médicaux : les personnes qui sont sur le point de subir une intervention chirurgicale ciblant les voies biliaires devraient faire preuve de prudence pendant qu'elles emploient la codéine, car ce médicament pourrait aggraver leur affection. La prise de codéine rendra les effets d'une intoxication alcoolique aiguë, et du delirium tremens, plus pénibles à supporter.

Les personnes atteintes d'hypothyroïdie, de la maladie d'Addison, d'une hypertrophie bénigne de la prostate (une augmentation du volume de la prostate), d'un rétrécissement de l'urètre, d'une insuffisance surrénalienne ou de porphyrie devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur état pathologique, comment leur état pathologique pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Troubles épileptiques : les personnes atteintes de troubles épileptiques ou ayant des antécédents de convulsions devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, comment leur affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Grossesse : ce médicament ne devrait pas ne devrait pas s'utiliser durant la grossesse à moins que les bienfaits priment les risques. Si une grossesse advient pendant que vous utilisez ce médicament, prenez contact avec votre médecin immédiatement.

Allaitement : ce médicament peut passer dans le lait maternel. Une partie de la codéine est transformée en morphine par le corps. Pour certaines personnes, ce processus se produit plus rapidement que pour d'autres. Dans le cas d'une mère qui allaite, le bébé court le risque d'une surdose de morphine par le biais du lait maternel. Si vous employez la codéine pendant que vous allaitez, votre bébé pourrait en ressentir les effets. Consultez votre médecin pour savoir si vous devriez continuer l'allaitement.

Aînés : il est fort possible que les aînés soient plus sensibles aux effets secondaires de la codéine prise à des doses pour adultes. Vous recevrez peut-être des doses plus faibles pour éviter les effets secondaires liés à ce médicament.

D'autres agents peuvent-ils interagir avec ce médicament ?

Il pourrait se produire une interaction entre la codéine et l'un des agents ci-après :

  • l'alcool ;
  • le chlorure d'ammonium ;
  • les amphétamines (par ex. la dextroamphétamine) ;
  • les agents anesthésiques ;
  • les anticholinergiques (par ex. l'atropine, la scopolamine) ;
  • les antifongiques (par ex. le fluconazole, l'itraconazole, le kétoconazole) ;
  • les antihistaminiques qui induisent la somnolence (par ex. la cétirizine, la chlorphéniramine, la diphénhydramine) ;
  • le baclofène ;
  • les barbituriques (par ex. le phénobarbital, le butalbital) ;
  • les benzodiazépines (par ex. le diazépam, le lorazépam, l'oxazépam) ;
  • les bêtabloquants (par ex. l'aténolol, le propranolol) ;
  • le bupropion ;
  • le butorphanol ;
  • la carbamazépine ;
  • l'hydrate de chloral ;
  • la cocaïne ;
  • la delavirdine ;
  • l'isoniazide ;
  • les inhibiteurs de la monoamine oxydase ou IMAO (par ex. la phénelzine, la tranylcypromine) ;
  • le méthocarbamol ;
  • la nalbuphine ;
  • la naltrexone ;
  • l'octréotide ;
  • les autres narcotiques analgésiques (par ex. le fentanyl, l'hydrocodone, la morphine) ;
  • la pentazocine ;
  • les phénothiazines (par ex. la chlorpromazine, la prochlorpérazine) ;
  • la phénytoïne ;
  • les inhibiteurs de la protéase (par ex. le lopinavir, le ritonavir) ;
  • la quinidine ;
  • la rifampine ;
  • les antidépresseurs ISRS (par ex. la fluvoxamine, la paroxétine, la sertraline) ;
  • la terbinafine ;
  • le thiopental ;
  • le tramadol ;
  • les antidépresseurs tricycliques (par ex. l'amitriptyline, la désipramine, la nortriptyline).

Si vous prenez l'un de ces médicaments, consultez votre médecin ou un pharmacien. Dans votre cas, votre médecin peut vous demander de :

  • cesser la prise de l'un des médicaments,
  • remplacer l'un des médicaments par un autre,
  • modifier la manière dont vous prenez l'un des médicaments, ou les deux,
  • ne rien changer du tout.

L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux. Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.

D'autres médicaments que ceux énumérés précédemment peuvent interagir avec ce médicament. Signalez à votre médecin tout ce que vous prenez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous absorbez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine ou des drogues illicites, vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments.

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