Comment ce médicament agit-il ? Quels sont ses effets ?

Le maraviroc appartient à la classe de médicaments appelés antagonistes du CCR5. Il s'utilise en association avec d'autres médicaments pour traiter l'infection au le virus de l'immunodéficience humaine (VIH). Il agit en bloquant un récepteur appelé CCR5 utilisé par un type de VIH pour pénétrer dans les cellules du sang appelées cellules T ou CD4. Le maraviroc aide le système immunitaire en réduisant la quantité de VIH dans le sang et en augmentant le nombre de cellules T ou CD4.

Ce médicament ne guérit pas l'infection par VIH ou sida, ni ne réduit le risque de transmettre le VIH à d'autres personnes par contact sexuel ou contamination sanguine.

Ce médicament est disponible sous divers noms de marque ou sous différentes présentations. Une marque spécifique de ce médicament n'est peut-être pas offerte sous toutes les formes ni avoir été approuvée contre toutes les affections dont il est question ici. En outre, certaines formes de ce médicament pourraient ne pas être utilisées contre toutes les affections mentionnées dans cet article.

Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce médicament contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous prenez ce médicament, consultez-le. Ne cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable.

Ne donnez pas ce médicament à quiconque, même à quelqu'un qui souffre des mêmes symptômes que les vôtres. Ce médicament pourrait nuire aux personnes pour lesquelles il n'a pas été prescrit.

Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il ?

150 mg
Chaque comprimé bleu, biconvexe, ovale, pelliculé, gravé « Pfizer » sur une face et « MVC 150 » sur l'autre, contient 150 mg de maraviroc. Ingrédients non médicinaux : cellulose microcristalline, glycolate sodique d'amidon, phosphate dicalcique anhydre et stéarate de magnésium; pelliculage : bleu Opadry II, laque d'aluminium AD et C bleu nº 2, polyéthylèneglycol (macrogol 3350), alcool polyvinylique, lécithine de soya, talc et dioxyde de titane.

300 mg
Chaque comprimé bleu, biconvexe, ovale, pelliculé, gravé « Pfizer » sur une face et « MVC 300 » sur l'autre, contient 300 mg de maraviroc. Ingrédients non médicinaux : phosphate dicalcique (anhydre), stéarate de magnésium, cellulose microcristalline et glycolate d'amidon sodique; pelliculage : bleu Opadry II, laque d'aluminium AD et C bleu nº 2, polyéthylèneglycol (macrogol 3350), alcool polyvinylique, lécithine de soya, talc et dioxyde de titane.

Comment doit-on employer ce médicament ?

La dose usuelle recommandée de maraviroc est 300 mg pris 2 fois par jour avec ou sans aliments. La dose peut varier entre 150 mg et 600 mg pris 2 fois par jour selon les autres médicaments que vous employez.

Plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour déterminer la dose dont une personne a besoin : son poids, son état de santé et la prise d'autres médicaments. Si votre médecin a recommandé une dose autre que celles indiquées ici, ne modifiez pas la manière de prendre le médicament sans le consulter au préalable.

Il est important d'utiliser ce médicament conformément aux indications de votre médecin. La quantité de virus VIH dans votre sang peut augmenter si vous arrêtez de prendre ce médicament, même pendant une courte période. La prise de ce médicament selon les directives exactes du médecin réduit également le risque de résistance au médicament (quand le médicament cesse d'agir pour combattre le VIH).

Si vous oubliez une dose, prenez le médicament dès que vous constatez l'omission et reprenez la suite du traitement aussitôt que possible. S'il est presque temps de votre prochaine dose, ne vous souciez pas de la dose omise et reprenez le schéma posologique usuel. N'utilisez pas une double dose pour compenser l'omission d'une dose. Si vous hésitez sur la conduite à tenir après avoir omis une dose, demandez conseil à votre médecin ou à un pharmacien.

Conservez ce médicament à la température ambiante et hors de la portée des enfants.

Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.

Dans quels cas ce médicament est-il déconseillé ?

Quiconque ayant une allergie au maraviroc ou à l'un des ingrédients de ce médicament, ne devrait pas l'utiliser.

Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament ?

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires. Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent.

Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui prennent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.

Au moins 1 % des personnes prenant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.

Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :

  • une constipation;
  • des courbatures et des douleurs;
  • une démangeaison;
  • une diarrhée;
  • une douleur abdominale;
  • des étourdissements surtout en passant de la position assise ou couchée à la position debout;
  • une infection des voies respiratoires supérieures (par ex. un rhume);
  • des maux de tête;
  • de la nausée;
  • des troubles du sommeil;
  • une toux.

La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne recevez pas des soins médicaux.

Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :

  • une infection au virus herpès (des lésions buccales ou génitales ou des cloques cutanées);
  • une respiration difficile;
  • des symptômes d'une infection (une fièvre, des frissons, des maux de gorge, des ulcérations buccales, une toux);
  • des symptômes de troubles hépatiques (une éruption cutanée accompagnée d'une démangeaison, le jaunissement du blanc des yeux ou de la peau, une urine sombre, des vomissements, une douleur dans la partie supérieure de l'abdomen);
  • un vague endolorissement musculaire, des courbatures ou une douleur dont la cause est inconnue.

Cessez de prendre le médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux s'il se produit une réponse comme :

  • des signes d'une grave réaction cutanée (comme des cloques, une desquamation, une éruption cutanée recouvrant une grande région du corps, une éruption cutanée qui s'étend rapidement ou une éruption cutanée accompagnée d'une fièvre ou d'une gêne);
  • des symptômes d'une crise cardiaque (une douleur thoracique, une oppression thoracique ou de la pression, de la nausée, des vomissements, de la sudation, un sentiment apocalyptique);
  • des symptômes d'une grave réaction allergique (de l'urticaire, une éruption cutanée, une démangeaison cutanée, une respiration difficile, une boursouflure du visage, une enflure des lèvres, de la langue ou de la gorge).

Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous employez ce médicament.

Existe-t-il d'autres précautions d'emploi ou mises en garde ?

Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Les femmes devraient mentionner si elles sont enceintes ou si elles allaitent. Ces facteurs pourraient avoir une influence sur la façon dont vous devriez employer ce médicament.

Étourdissements : si vous avez des étourdissements pendant que vous employez le maraviroc, évitez de conduire un véhicule ou de faire fonctionner des machines jusqu'au moment où vous ne ressentirez plus cet effet secondaire.

Fonction hépatique : le maraviroc peut causer une insuffisance hépatique ou une diminution de la fonction hépatique. Si vous ressentez des symptômes attribuables à un désordre hépatique (une éruption cutanée accompagnée de démangeaisons, le jaunissement de yeux ou de la peau, une urine foncée, des vomissements, une douleur à la partie supérieure droite de l'abdomen), cessez de prendre le maraviroc et communiquez immédiatement avec votre médecin. Si vous ressentez de la nausée, de la fièvre, des symptômes qui ressemblent à ceux de la grippe, ou de la fatigue, continuez à prendre le maraviroc et consultez immédiatement votre médecin.

Les personnes atteintes d'une maladie du foie ou dont la fonction hépatique est diminuée devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection. Votre médecin surveillera votre fonction hépatique pendant que vous employez ce médicament.

Fonction rénale : ni l'innocuité ni l'efficacité du maraviroc n'ont été établies en ce qui concerne les personnes ayant une fonction rénale diminuée. Les personnes dont la fonction rénale est altérée devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, de l'influence de leur affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Hépatite B ou C : les personnes atteintes d'hépatite B ou C devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, comment leur affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Si vous ressentez des symptômes de problèmes du foie (une démangeaison cutanée, le jaunissement du blanc des yeux ou de la peau, une urine sombre, des vomissements, une douleur abdominale en haut à droite), cessez la prise de maraviroc et communiquez avec votre docteur immédiatement. Continuez votre prise de maraviroc et contactez votre docteur immédiatement si vous ressentez une nausée, des symptômes semblables à ceux de la grippe ou de la fatigue.

Infections : les personnes qui prennent du maraviroc peuvent subir une augmentation d'infection, les plus fréquentes étant celles des voies respiratoires supérieures. Si vous constatez une augmentation de symptômes comme la toux, la congestion des sinus, ou le mal de gorge, communiquez avec votre médecin.

Maladie cardiaque : les personnes ayant des antécédents de maladie cardiaque, ou courant un risque de maladie cardiaque, devraient discuter avec leur médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur leur affection, comment leur affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Pression artérielle : le maraviroc peut causer des étourdissements et une chute de la pression artérielle lorsque vous passez de la position couchée ou assise à la position debout, surtout si vous prenez des médicaments qui abaissent la pression artérielle. Levez-vous lentement quand vous passez de la position assise ou couchée à la position debout pendant que vous prenez ce médicament. Si vous perdez connaissance pendant que vous prenez ce médicament, communiquez avec votre médecin.

Syndrome de reconstitution immunitaire : un trouble appelé syndrome de reconstitution immunitaire peut émerger au commencement de votre traitement avec les médicaments contre le VIH comme le maraviroc. Votre système immunitaire peut se fortifier et commencer à combattre d'autres infections qui étaient cachées dans votre corps (par ex. une pneumonie, de l'herpès ou la tuberculose). Communiquez avec votre médecin si de nouveaux symptômes se manifestent après avoir commencé à prendre des médicaments comme le maraviroc.

Allaitement : on ignore si le maraviroc passe dans le lait maternel. L'allaitement maternel n'est toutefois pas recommandé pour les femmes porteuses du VIH, car le virus peut être transmis par le lait maternel.

Grossesse : ce médicament ne devrait pas s'utiliser durant la grossesse à moins que les bienfaits priment les risques. Si une grossesse advient pendant que vous utilisez ce médicament, prenez contact avec votre médecin immédiatement.

Enfants : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie en ce qui concerne les enfants et les adolescents âgés de moins de 18 ans.

D'autres agents peuvent-ils interagir avec ce médicament ?

Il pourrait se produire une interaction entre le maraviroc et l'un des médicaments ci-après :

  • l'acétate d'abiratérone;
  • l'acide fusidique;
  • l'amiodarone;
  • les antagonistes du calcium (par ex. l'amlodipine, le diltiazem, la nifédipine, le vérapamil);
  • les antibiotiques macrolides (par ex. la clarithromycine, l'érythromycine);
  • les antifongiques dont le nom se termine en « azole » (par ex. l'itraconazole, le kétoconazole, le voriconazole);
  • l'aprépitant;
  • le bicalutamide;
  • le bocéprévir;
  • le bosentan;
  • la carbamazépine;
  • le cobicistat;
  • le conivaptan;
  • la cyclosporine;
  • le déférasirox;
  • la désipramine;
  • la dexaméthasone;
  • la dronédarone;
  • l'enzalutamide;
  • l'halopéridol;
  • les inhibiteurs non-nucléosidiques de la transcriptase inverse du VIH (INNTIs; par ex. la delavirdine, l'éfavirenz, l'étravirine, la névirapine);
  • les inhibiteurs nucléotides de la transcriptase inverse (NITIs; par ex. l'abacavir, la didanosine, la lamivudine, le ténofovir, la zidovudine);
  • les inhibiteurs de la protéase du VIH (par ex. l'atazanavir, l'indinavir, le ritonavir, le saquinavir);
  • des inhibiteurs de la tyrosine kinase (par ex. le ceritinib, le crizotinib, le dabrafénib, le dasatinib, l'imatinib);
  • l'ivacaftor;
  • le jus de pamplemousse;
  • le lomitapide;
  • la mifépristone;
  • le millepertuis;
  • le mitotane;
  • le métronidazole;
  • le modafinil;
  • la néfazodone;
  • la norfloxacine;
  • le phénobarbital;
  • la phénytoïne;
  • la primidone;
  • la quinidine;
  • la rifabutine;
  • la rifampine;
  • la sertraline;
  • le siltuximab;
  • le siméprévir;
  • le stiripentol;
  • le télaprévir;
  • la télithromycine;
  • la tétracycline;
  • le tocilizumab.

Si vous prenez l'un de ces médicaments, consultez votre médecin ou un pharmacien. Dans votre cas, votre médecin pourrait vous demander de :

  • cesser la prise de l'un des médicaments;
  • remplacer l'un des médicaments par un autre;
  • modifier la manière dont vous prenez l'un des médicaments, ou les deux;
  • ne rien changer du tout.

L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux. Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.

D'autres médicaments que ceux énumérés précédemment peuvent interagir avec ce médicament. Signalez à votre médecin tout ce que vous prenez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous absorbez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine ou des drogues illicites, vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments.