Comment ce médicament agit-il ? Quels sont ses effets ?

La buprénorphine appartient à la classe des médicaments appelés analgésiques opioïdes (les antidouleurs). L'utilisation de la buprénorphine à libération prolongée n'est destinée qu'au traitement de la douleur chronique (à long terme) persistante d'intensité importante, lorsque le soulagement de la douleur est nécessaire pendant toute la journée. Pour les douleurs aiguës ou les accès de douleur, le médecin prescrira un autre analgésique comme l'acétaminophène, l'ibuprofène ou un médicament contenant un narcotique.

Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce médicament contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. En outre, certaines formes de ce médicament pourraient ne pas être utilisées pour tous les troubles mentionnés dans cet article. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous prenez ce médicament, consultez-le. Ne cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable.

Ne donnez pas ce médicament à quiconque, même à quelqu'un qui souffre des mêmes symptômes que les vôtres. Ce médicament pourrait nuire aux personnes pour lesquelles il n'a pas été prescrit.

Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il ?

5 µg par heure
Chaque timbre transdermique rectangulaire ou carré de couleur beige est composé d'une couche protectrice, de couches fonctionnelles et d'une surface active de 6,25 cm² ; le timbre libère 5 µg de buprénorphine par heure. Ingrédients non médicinaux : une doublure beige de téréphtalate polyéthylène ; une trame adhésive pour les bords sans buprénorphine ; une feuille de séparation sur la surface de la trame adhésive ; la trame adhésive contenant la buprénorphine en plus des ingrédients inactifs, notamment l'acétylacétonate d'aluminium, l'acide lévulinique, l'oléyl oléate, le polyacrylate (matières sèches) et la povidone et un revêtement antiadhésif (avant l'utilisation, le revêtement antiadhésif recouvrant la trame adhésive est enlevé et jeté).

10 µg par heure
Chaque timbre transdermique rectangulaire ou carré de couleur beige est composé d'une couche protectrice, de couches fonctionnelles d'une surface active de 12,5 cm² ; le timbre libère 10 µg de buprénorphine par heure. Ingrédients non médicinaux : une doublure beige de téréphtalate polyéthylène ; une trame adhésive pour les bords sans buprénorphine ; une feuille de séparation sur la surface de la trame adhésive ; la trame adhésive contenant la buprénorphine en plus des ingrédients inactifs, notamment l'acétylacétonate d'aluminium, l'acide lévulinique, l'oléyl oléate, le polyacrylate (matières sèches) et la povidone et un revêtement antiadhésif (avant l'utilisation, le revêtement antiadhésif recouvrant la trame adhésive est enlevé et jeté).

20 µg par heure
Chaque timbre transdermique rectangulaire ou carré de couleur beige est composé d'une couche protectrice, de couches fonctionnelles d'une surface active de 25 cm² ; le timbre libère 20 µg de buprénorphine par heure. Ingrédients non médicinaux : une doublure beige de téréphtalate polyéthylène ; une trame adhésive pour les bords sans buprénorphine ; une feuille de séparation sur la surface de la trame adhésive ; la trame adhésive contenant la buprénorphine en plus des ingrédients inactifs, notamment l'acétylacétonate d'aluminium, l'acide lévulinique, l'oléyl oléate, le polyacrylate (matières sèches) et la povidone et un revêtement antiadhésif (avant l'utilisation, le revêtement antiadhésif recouvrant la trame adhésive est enlevé et jeté).

Comment doit-on employer ce médicament ?

La dose habituelle du timbre transdermique de buprénorphine varie selon les besoins de la personne. La dose initiale la plus fréquemment utilisée du timbre transdermique de buprénorphine à libération prolongée est 5 µg par heure et il est possible de l'augmenter au besoin. La dose quotidienne maximale du timbre transdermique de buprénorphine est 20 µg par heure. Chaque timbre transdermique doit être porté pendant 7 jours.

Le timbre transdermique peut être appliqué sur n'importe quelle région de la peau commodément accessible - parmi les sites recommandés, on retrouve la face externe du bras, la partie supérieure du thorax et du dos ou la face latérale du thorax. Changez le site où le timbre transdermique est appliqué chaque semaine en vous assurant qu'au moins 3 semaines (21 jours) se sont écoulées avant de l'appliquer à nouveau au même endroit. Appliquez ce médicament sur une surface sans poils ou sur une surface qui présente très peu de poils. Si vous devez laver le site d'application, nettoyez-le avec de l'eau seulement et évitez les savons, l'alcool, les huiles, les lotions et les abrasifs. Permettez à la peau de sécher avant d'appliquer le timbre transdermique.

N'appliquez pas le timbre transdermique sur une peau non intacte ou sur des zones d'irritation possible (éruptions cutanées, zones enflées, rouges ou présentant d'autres problèmes cutanés). Lorsque vous manipulez le timbre transdermique, ne touchez pas le côté collant avec les doigts, mais plutôt le revêtement protecteur. Appuyez l'ensemble du timbre protecteur fermement sur l'emplacement désiré en plaçant votre paume sur le timbre transdermique pendant environ 30 secondes - ne frottez pas le timbre transdermique. Lavez-vous les mains minutieusement après l'application. Après usage, défaites-vous du timbre transdermique de façon à prévenir une application ou une ingestion accidentelle par des animaux ou des enfants curieux.

Ce médicament peut engendrer une accoutumance s'il est pris pendant de longues périodes. Il est possible que vous ressentiez des effets de sevrage si vous cessez subitement de prendre ce médicament après une période d'utilisation prolongée. Si vous envisagez de mettre fin au traitement, votre médecin vous demandera peut-être de réduire graduellement la dose afin d'atténuer les effets de sevrage.

Plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour déterminer la dose dont une personne a besoin : son poids, son état de santé et la prise d'autres médicaments. Si votre médecin a recommandé une dose autre que celles indiquées ici, ne modifiez pas la manière de prendre le médicament sans le consulter au préalable.

Il est important d'utiliser ce médicament conformément aux indications de votre médecin. Si le timbre transdermique tombe, ne l'appliquez pas à nouveau. Jetez le médicament de façon sécuritaire et appliquez un nouveau timbre transdermique sur un site différent. Si les bords du timbre transdermique commencent à se soulever, appliquez du diachylon ou un pansement transparent spécial sur les bords du timbre transdermique seulement. Si vous avez laissé le timbre transdermique en place pendant plus de 7 jours, retirez-le et appliquez-en un autre. Si vous hésitez sur la conduite à tenir après avoir omis une dose, demandez conseil à votre médecin ou à un pharmacien.

Conservez ce médicament à la température ambiante, à l'abri de la lumière et de l'humidité et hors de la portée des enfants.

Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.

Dans quels cas ce médicament est-il déconseillé ?

Abstenez-vous d'employer ce médicament dans les circonstances ci-après :

  • une allergie à la buprénorphine ou à l'un des ingrédients du médicament ;
  • une dépendance aux opioïdes ou la présence de symptômes de sevrage aux narcotiques ;
  • une grossesse ou un projet de grossesse, un accouchement ou l'allaitement maternel ;
  • un âge inférieur à 18 ans ;
  • un traumatisme crânien ;
  • un asthme aigu ou sévère ou une autre affection des voies respiratoires ;
  • un iléus (un rétrécissement ou blocage des intestins) ;
  • une douleur temporaire, irrégulière ou d'intensité légère ;
  • une myasthénie grave ;
  • une somnolence importante ou de graves difficultés respiratoires ;
  • une grave maladie du foie ;
  • la prise d'inhibiteurs de la monoamine oxydase ou IMAO (par ex. la phénelzine, la tranylcypromine, le moclobémide ou la sélégiline) au cours des 14 derniers jours ;
  • l'éventualité d'une intervention chirurgicale au niveau de l'abdomen (par ex. les personnes ayant une inflammation du pancréas ou de l'appendice) ;
  • le besoin d'un soulagement de la douleur avant ou après une intervention chirurgicale ;
  • une dépendance à l'alcool ou des convulsions.

Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament ?

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires. Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent. Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui prennent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.

Au moins 1 % des personnes prenant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.

Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :

  • un reflux œsophagien ;
  • de l'agitation ;
  • des réactions cutanées allergiques ;
  • de l'anxiété ;
  • un mal de dos ;
  • une constipation ;
  • une toux ;
  • une diminution de la sensibilité ou des sensations anormales (par ex. des picotements, des démangeaisons...) ;
  • une dépression ;
  • de la diarrhée ;
  • une désorientation ;
  • des étourdissements ;
  • de la somnolence ;
  • une sécheresse de la bouche ;
  • des chutes ;
  • de la fatigue ;
  • une fièvre ;
  • des vertiges ;
  • une grippe ou une inflammation des sinus ;
  • des maux de tête ou migraines ;
  • des bouffées de chaleur ;
  • une incapacité à s'endormir ou à rester endormi ;
  • une sudation excessive ;
  • une enflure des articulations ;
  • une raideur ou des spasmes musculaires ;
  • de la nausée ;
  • de la nervosité ;
  • des cauchemars ;
  • une douleur aux extrémités ;
  • des palpitations ;
  • une rougeur et des démangeaisons au site d'application ;
  • un bourdonnement dans les oreilles ;
  • un tremblement provoqué par la faiblesse physique ;
  • un malaise à l'estomac ;
  • des lésions cutanées ;
  • des vomissements ;
  • une faiblesse ou une perte de force.

La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne consultez pas votre médecin ou si vous ne recevez pas des soins médicaux.

Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :

  • une douleur ou difficulté associée à l'émission de l'urine ou la présence de sang dans l'urine ;
  • une enflure, une démangeaison ou une rougeur des yeux ;
  • une fièvre ;
  • une enflure généralisée ;
  • une élévation de la pression artérielle ;
  • une perte d'appétit ;
  • un essoufflement, une pâleur ou de la fatigue (anémie).

Cessez de prendre le médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux s'il se produit une réponse comme :

  • une vision floue ou des anomalies du champ visuel ;
  • une gêne ou une douleur à la poitrine ;
  • la peau froide et moite ;
  • l'impression de s'évanouir, des étourdissements, de la confusion, une difficulté à parler, penser ou marcher normalement ;
  • des hallucinations ;
  • des convulsions ;
  • de graves troubles respiratoires, un essoufflement, une respiration lente ou superficielle ;
  • une somnolence profonde ;
  • un rythme cardiaque ralenti ;
  • des symptômes d'une réaction allergique, par ex. :
    • de la difficulté à respirer ou avaler,
    • de l'urticaire,
    • une boursouflure du visage ou une enflure de la gorge.

Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous employez ce médicament.

Existe-t-il d'autres précautions d'emploi ou mises en garde ?

Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Les femmes devraient mentionner si elles sont enceintes ou si elles allaitent. Ces facteurs pourraient avoir une influence sur la façon dont vous devriez employer ce médicament.

Application de chaleur : la chaleur appliquée sur le timbre ou près de la région où le timbre transdermique est appliqué peut causer une libération et une absorption imprévisibles de ce médicament. Évitez d'appliquer une chaleur externe par des moyens comme des coussins chauffants ou des couvertures électriques et de vous baigner dans une cuve thermale pendant que vous portez un timbre transdermique de buprénorphine.

Réactions cutanées au site d'application : on a rapporté, rarement, des réactions cutanées importantes au site d'application. Si vous remarquez des signes d'inflammation, notamment une sensation de brûlure, un écoulement, ou la présence de bosses surélevées, cessez d'utiliser le médicament et consultez votre médecin le plus tôt possible.

Pression artérielle : la buprénorphine peut provoquer une baisse de la pression artérielle, en particulier lorsqu'une personne se lève de la position couchée ou assise (hypotension orthostatique). Pour minimiser la sensation d'étourdissement lorsque vous vous levez, changez de position lentement lorsque vous vous levez de la position couchée ou assise. Si vous êtes atteint d'une affection qui vous rend plus susceptible de subir une baisse de pression artérielle (hypotension) comme certaines affections cardiaques ou cérébrovasculaires (par ex. un accident vasculaire cérébral), si vous êtes sujet à la déshydratation ou si vous êtes traité avec des médicaments qui agissent sur votre pression artérielle, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament peut influer sur votre affection ou sur les médicaments que vous prenez et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Système nerveux central : les effets de la buprénorphine sur le cerveau sont accrus lorsque ce médicament est pris avec d'autres médicaments possédant des effets semblables comme les opioïdes (la codéine, la morphine, l'oxycodone), les agents anesthésiques, l'halopéridol, la prométhazine ou le phénobarbital. La prise de l'un ou l'autre de ces médicaments en même temps que la buprénorphine peut causer une augmentation de la somnolence, des étourdissements, de la difficulté à respirer et une réduction de la prise de conscience de l'environnement. Indiquez à votre médecin si vous utilisez l'un ou l'autre de ces médicaments.

Dépendance et sevrage : des cas de dépendances physique et psychologique et d'abus de médicaments ont été signalés avec l'utilisation de la buprénorphine. Les personnes qui abusent de substances ou qui ont des antécédents de problèmes d'abus peuvent courir un risque accru de devenir dépendantes à la buprénorphine. Discutez avec votre médecin des risques et des avantages de l'utilisation de ce médicament. Il importe de conserver ce médicament dans un endroit sûr pour empêcher qu'il soit volé. Il est illégal de vendre ou de donner ce médicament à une autre personne.

Somnolence ou vigilance réduite : la buprénorphine peut interférer avec les capacités mentales ou physiques nécessaires à la maîtrise de certaines activités dangereuses comme la conduite d'un véhicule ou l'opération de machines. Évitez de conduire un véhicule ou de faire fonctionner des machines lourdes jusqu'à ce que vous sachiez comment ce médicament agit sur vous.

Affections cardiaques : la buprénorphine peut être à l'origine d'anomalies du rythme cardiaque. Si vous êtes atteint de certains problèmes du rythme cardiaque (en particulier si vous êtes atteint du syndrome du QT long, de la prolongation congénitale de l'intervalle QT ou d'un rythme cardiaque lent), si la prise d'autres médicaments a provoqué des irrégularités du rythme cardiaque dans le passé, si votre taux de potassium ou de magnésium sanguin est bas ou si vous prenez certains médicaments pour traiter des irrégularités du rythme cardiaque (par ex. la quinidine, le procaïnamide, l'amiodarone, le sotalol), discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, comment votre affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique. Si vous ressentez un rythme cardiaque irrégulier, cessez de prendre ce médicament et communiquez avec votre médecin. Votre médecin suivra votre rythme cardiaque régulièrement pendant que vous prenez ce médicament à l'aide d'un test appelé électrocardiogramme (ECG).

Affections médicales : si vous êtes atteint de la maladie d'Addison, si vous avez des problèmes de dépendance, des problèmes de pression artérielle, une augmentation du volume de votre prostate, de la difficulté à uriner, des problèmes de santé mentale (par ex. une dépression ou des hallucinations), une réduction de la fonction de l'hypophyse ou de la thyroïde, une affection rénale ou hépatique ou une réduction de votre fonction rénale ou hépatique ou des antécédents de convulsions, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, comment votre affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Transfert de médicament à d'autres personnes : les personnes qui utilisent ce médicament doivent faire preuve de prudence lorsqu'elles étreignent d'autres personnes ou qu'elles partagent le lit d'une autre personne pour s'assurer que le timbre transdermique de buprénorphine ne soit pas transféré à l'autre. Si le timbre se détache et se colle accidentellement à la peau d'une autre personne, retirez immédiatement le timbre transdermique de sa peau et appelez un médecin. Cette recommandation est valide lorsque le timbre transdermique est en usage et lorsqu'il est périmé (il reste du médicament dans le timbre même après la fin de son utilisation).

Affections respiratoires : ce médicament agit sur la respiration et est susceptible de causer une dépression respiratoire. Si vous éprouvez de la difficulté à respirer, notamment si votre respiration est lente et superficielle, consultez immédiatement un médecin. Si vous éprouvez des difficultés respiratoires (par ex. de l'asthme, une maladie pulmonaire obstructive chronique [MPOC], l'apnée du sommeil), si vous avez un excédent de poids important, si vous prenez des médicaments susceptibles de nuire à la respiration (par ex. la codéine, la morphine, l'oxycodone, les agents anesthésiques, l'halopéridol, le phénobarbital), ou si vous êtes un aîné, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, comment votre affection pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Arrêt du médicament : l'arrêt subit de la prise de ce médicament peut provoquer l'apparition de symptômes de sevrage comme de l'anxiété, une sudation excessive, de la difficulté à dormir, de la rigidité, de la douleur, de la nausée, des tremblements, de la diarrhée, une difficulté respiratoire, la chair de poule ou rarement, des hallucinations. Si vous envisagez de cesser le traitement, consultez d'abord votre médecin. Vous devez arrêter progressivement de prendre ce médicament selon ses directives.

Utilisation du timbre transdermique de buprénorphine : le timbre de buprénorphine ne doit pas être appliqué sur une peau non intacte. Cela pourrait provoquer l'absorption de taux plus élevés de buprénorphine dans le sang qu'à la normale et ainsi augmenter le risque de réactions indésirables. De plus, vous ne devez pas placer le timbre de buprénorphine dans votre bouche, ni le mâcher, l'avaler ou l'utiliser d'une tout autre façon qu'en l'appliquant sur la peau. Cela pourrait provoquer un étouffement et même la mort.

Grossesse : la prise de ce médicament pendant la grossesse peut causer des lésions pour un bébé en développement et provoquer un syndrome de sevrage pour le bébé après sa naissance. La buprénorphine ne doit pas être utilisée pendant la grossesse. Si une grossesse advient pendant que vous utilisez ce médicament, communiquez immédiatement avec votre médecin.

Allaitement : ce médicament passe dans le lait maternel. Si vous employez les timbres de buprénorphine pendant que vous allaitez, votre bébé pourrait en ressentir les effets. Les femmes qui emploient ce médicament ne devraient pas allaiter.

Enfants : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie en ce qui concerne les enfants âgés de moins de 18 ans.

Aînés : les aînés peuvent être plus sensibles aux effets de la buprénorphine et peuvent ainsi avoir besoin de doses plus faibles et d'une surveillance médicale plus étroite.

D'autres agents peuvent-ils interagir avec ce médicament ?

Il pourrait se produire une interaction entre les timbres transdermiques de buprénorphine à libération prolongée et l'un des agents ci-après :

  • l'alcool ;
  • l'amiodarone ;
  • les antihistaminiques (par ex. la cétirizine, le dimenhydrinate, la diphénhydramine) ;
  • l'aprépitant ;
  • les antipsychotiques atypiques (par ex. la clozapine, la quétiapine, la rispéridone, la ziprasidone) ;
  • les antifongiques de type « azole » (par ex. l'itraconazole, le kétoconazole, le voriconazole) ;
  • les barbituriques (par ex. le phénobarbital, le sécobarbital) ;
  • les benzodiazépines (par ex. l'alprazolam, le diazépam, le lorazépam) ;
  • la carbamazépine ;
  • l'hydrate de chloral ;
  • le dasatinib ;
  • la dextroamphétamine ;
  • la doxorubicine ;
  • les antibiotiques macrolides (par ex. la clarithromycine, l'érythromycine) ;
  • les inhibiteurs de la monoamine oxydase ou IMAO (par ex. la moclobémide, la tranylcypromine) pris au cours des 14 jours précédents ;
  • le métronidazole ;
  • les relaxants musculaires (par ex. le baclofène, la cyclobenzaprine, le méthocarbamol) ;
  • les analgésiques narcotiques (par ex. la codéine, le fentanyl, l'oxycodone) ;
  • la norfloxacine ;
  • les phénothiazines (par ex. la chlorpromazine, la perphénazine, la thioridazine) ;
  • la phénytoïne ;
  • la prégabaline ;
  • les inhibiteurs de la protéase (par ex. le darunavir, l'indinavir, le ritonavir, le saquinavir) ;
  • la quinidine ;
  • la rifabutine ;
  • la rifampine ;
  • les médicaments anticonvulsivants (par ex. la gabapentine, le topiramate, le vigabatrine) ;
  • les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine ou ISRS (par ex. le citalopram, la fluoxétine, la sertraline) ;
  • le millepertuis ;
  • la tétracycline ;
  • le tramadol ;
  • les antidépresseurs tricycliques (par ex. l'amitriptyline, la clomipramine, la nortriptyline) ;
  • le vérapamil ;
  • la zopiclone.

Si vous prenez l'un de ces médicaments, consultez votre médecin ou un pharmacien. Dans votre cas, votre médecin peut vous demander de :

  • cesser la prise de l'un des médicaments,
  • remplacer l'un des médicaments par un autre,
  • modifier la manière dont vous prenez l'un des médicaments, ou les deux,
  • ne rien changer du tout.

L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux. Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.

D'autres médicaments que ceux énumérés précédemment peuvent interagir avec ce médicament. Signalez à votre médecin tout ce que vous prenez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous absorbez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine ou des drogues illicites, vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments.

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