Comment ce médicament agit-il ? Quels sont ses effets ?

282 Mep est un produit qui n'est plus fabriqué ni vendu au Canada. Cet article n'est disponible qu'à des fins de consultation. Si vous utilisez ce médicament, discutez avec votre médecin ou un pharmacien de vos options thérapeutiques.

Ce médicament associe l'acide acétylsalicylique (AAS), la caféine, la codéine et le méprobamate. La codéine et l'AAS soulagent la douleur, alors que le méprobamate agit comme relaxant musculaire. Ce médicament est utilisé pour soulager la douleur associée à une contraction musculaire.

Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce médicament contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. En outre, certaines formes de ce médicament pourraient ne pas être utilisées pour tous les troubles mentionnés dans cet article. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous prenez ce médicament, consultez-le. Ne cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable.

Ne donnez pas ce médicament à quiconque, même à quelqu'un qui souffre des mêmes symptômes que les vôtres. Ce médicament pourrait nuire aux personnes pour lesquelles il n'a pas été prescrit.

Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il ?

282 Mep est un produit qui n'est plus fabriqué ni vendu au Canada sous aucun nom de marque. Cet article n'est disponible qu'à des fins de consultation. Si vous utilisez ce médicament, discutez avec votre médecin ou un pharmacien de vos options thérapeutiques.

Comment doit-on employer ce médicament ?

La dose recommandée de l'association d'AAS - caféine - méprobamate codéine pour un adulte varie selon les besoins et les circonstances, mais elle est généralement d'1 ou 2 comprimés pris toutes les 4 à 6 heures, au besoin. On ne devrait pas prendre plus de 4 g d'AAS (11 comprimés) en 24 heures.

Ce médicament peut susciter un usage abusif et une accoutumance, il ne devrait donc être pris qu'au besoin contre la douleur sauf avis contraire de votre médecin.

Plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour déterminer la dose dont une personne a besoin : son poids, son état de santé et la prise d'autres médicaments. Si votre médecin a recommandé une dose autre que celles indiquées ici, ne modifiez pas la manière de prendre le médicament sans le consulter au préalable.

Il est important d'utiliser ce médicament conformément aux indications de votre médecin. Si vous oubliez une dose, prenez le médicament dès que vous constatez l'omission et reprenez la suite du traitement aussitôt que possible. S'il est presque temps de votre prochaine dose, ne vous souciez pas de la dose omise et reprenez le schéma posologique usuel. N'utilisez pas une double dose pour compenser l'omission d'une dose. Si vous hésitez sur la conduite à tenir après avoir omis une dose, demandez conseil à votre médecin ou à un pharmacien.

Conservez ce médicament à la température ambiante, à l'abri de la lumière et de l'humidité et hors de la portée des enfants.

Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.

Dans quels cas ce médicament est-il déconseillé ?

Ce médicament ne devrait pas s'employer dans les circonstances ci-après :

  • une allergie à l'un des ingrédients du médicament ;
  • une allergie ou une sensibilité à d'autres anti-inflammatoires ou relaxants musculaires  ;
  • les 3 derniers mois d'une grossesse ;
  • des antécédents de problèmes de la coagulation du sang ;
  • chez les enfants de 12 ans et moins ;
  • la prise de médicaments anticoagulants (qui fluidifient le sang) comme la warfarine ;
  • une dépression respiratoire préexistante ;
  • une porphyrie (un trouble du foie) ;
  • une anémie aiguë ;
  • des ulcères d'estomac ou duodénaux.

Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament ?

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires. Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent. Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui prennent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.

Au moins 1 % des personnes prenant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.

Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :

  • de la constipation :
  • une émission de l'urine difficile, douloureuse ou en baisse ;
  • des étourdissements, une sensation de tête légère ou l'impression de s'évanouir ;
  • de la somnolence ;
  • une sécheresse de la bouche ;
  • un faux sentiment de bien-être ;
  • un besoin fréquent d'uriner ;
  • une sensation générale de gêne ou de malaise ;
  • des maux de tête ;
  • des brûlures d'estomac ou de l'indigestion ;
  • une perte de l'appétit ;
  • de la nausée ou des vomissements ;
  • un état de nervosité ou d'agitation ;
  • des cauchemars ou des rêves inaccoutumés ;
  • une douleur à l'estomac (légère) ;
  • des troubles du sommeil.

La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne consultez pas votre médecin ou si vous ne recevez pas des soins médicaux.

Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :

  • des selles goudronneuses, sanglantes ou noires ;
  • une vision floue, double, ou d'autres anomalies du champ visuel ;
  • de la confusion ;
  • une urine foncée ;
  • des battements de cœur rapides, lents ou très forts ;
  • une sudation accrue ;
  • une respiration irrégulière ;
  • une dépression ;
  • des selles claires ;
  • des bouffées de chaleur ou une rougeur du visage ;
  • une éruption cutanée, de l'urticaire ou une démangeaison ;
  • des maux de gorge accompagnés d'une fièvre ;
  • une douleur à l'estomac (légère) ;
  • une boursouflure du visage ;
  • une oppression thoracique ou une respiration sifflante ;
  • des tremblements ou des mouvements musculaires involontaires ;
  • un saignement inaccoutumé ou des ecchymoses ;
  • un état d'excitation inhabituel (qui touche particulièrement les enfants) ;
  • une fatigue ou une faiblesse inaccoutumée ;
  • des vomissements de sang ou d'une matière qui ressemble à du marc de café ;
  • le jaunissement du blanc des yeux ou de la peau.

Renseignez-vous auprès de votre médecin immédiatement si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :

  • une respiration sifflante,
  • un essoufflement,
  • une difficulté respiratoire,
  • une sensation d'oppression dans la poitrine

Sollicitez immédiatement des soins médicaux si l'un des signes de surdose ci-après se manifeste :

  • une perte de l'acuité auditive ;
  • du sang dans l'urine ;
  • la peau moite et froide ;
  • une confusion (marquée) ;
  • des convulsions (crises d'épilepsie) ;
  • une diarrhée (grave ou persistante) ;
  • des étourdissements ou des vertiges (graves) ;
  • une somnolence (grave) ;
  • un état d'excitation, de nervosité ou d'agitation (marqué) ;
  • une respiration rapide ou profonde ;
  • des hallucinations ;
  • des maux de tête intenses ou persistants ;
  • une sudation accrue ;
  • une soif accrue ;
  • une pression artérielle basse ;
  • de la nausée ou des vomissements (graves ou persistants) ;

  • une contraction exagérée de la pupille ;
  • un bourdonnement ou un tintement d'oreille ;
  • un essoufflement ou une respiration anormalement lente ou difficile ;
  • un ralentissement du rythme cardiaque ;
  • un trouble de l'élocution ;
  • une démarche chancelante ;
  • des douleurs à l'estomac (graves ou persistantes) ;
  • une agitation incontrôlable des mains (surtout chez les personnes âgées) ;
  • une fièvre inexpliquée ;
  • une soif inhabituelle ;
  • des troubles de la vision ;
  • une faiblesse (marquée).

Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous employez ce médicament.

Existe-t-il d'autres précautions d'emploi ou mises en garde ?

282 Mep est un produit qui n'est plus fabriqué ni vendu au Canada sous aucun nom de marque. Cet article n'est disponible qu'à des fins de consultation. Si vous utilisez ce médicament, discutez avec votre médecin ou un pharmacien de vos options thérapeutiques.

Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Les femmes devraient mentionner si elles sont enceintes ou si elles allaitent. Ces facteurs pourraient avoir une influence sur la façon dont vous devriez employer ce médicament.

AVIS DE SANTÉ CANADA

Le 28 juillet 2016

Santé Canada a émis de nouvelles mises en garde concernant l'emploi de 282 Mep (AAS - caféine - méprobamate - codéine). Pour lire dans son intégralité l'avis de Santé Canada, rendez-vous vers le site Web de Santé Canada à l'adresse www.hc-sc.gc.ca.

D'autres avis avaient également été émis le 29 août, 2013 et le 6 juin 2013 au sujet de l'AAS - caféine - méprobamate - codéine.

Constipation : ce médicament peut causer de la constipation ou aggraver une constipation existante. Si vous souffrez de constipation chronique, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre état pathologique, comment votre état pathologique pourrait influer sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Dépendance et sevrage : des phénomènes de dépendance physique et psychique ainsi que des abus se sont produits durant l'emploi de ce médicament. Si vous avez pris de fortes doses pendant une période prolongée, votre médecin choisira probablement de réduire la dose progressivement sur une période de 1 à 2 semaines plutôt que d'arrêter le traitement brutalement.

Goutte : l'AAS peut déclencher des accès de goutte ou les aggraver.

Reins : une utilisation prolongée et abusive de ce médicament peut favoriser l'apparition d'une affection rénale.

Traumatisme crânien : les personnes souffrant d'un traumatisme crânien devraient être suivies par leur médecin pendant qu'elles prennent ce médicament, car il pourrait aggravait leur trouble ou entraîner des troubles respiratoires.

Troubles médicaux : si vous souffrez de l'une des affections ci-après vous devriez discuter avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique :

  • l'asthme et d'autres affections allergiques ;
  • des tendances aux saignements ;
  • des troubles sanguins ;
  • des brûlures d'estomac ;
  • une fonction rénale ou hépatique réduite.

Chirurgie : cessez de prendre ce médicament 5 à 7 jours avant toute intervention chirurgicale, y compris une chirurgie dentaire, sauf avis contraire de votre médecin ou dentiste.

Grossesse : ce médicament ne devrait pas s'utiliser durant la grossesse à moins que les bienfaits priment les risques. Si une grossesse advient pendant que vous utilisez ce médicament, prenez contact avec votre médecin immédiatement.

Allaitement : ce médicament passe dans le lait maternel. En outre, le corps transforme un ingrédient de ce médicament, la codéine, en morphine (un analgésique plus puissant). L'organisme de quelques personnes convertit la codéine en morphine beaucoup plus rapidement et plus complètement que d'autres, et cette modification produit alors une plus forte concentration de morphine dans le corps et le risque d'une dose excessive de morphine pour le nourrisson alimenté au lait maternel. Si vous employez ce médicament pendant que vous allaitez, votre bébé pourrait en ressentir les effets. Consultez votre médecin pour savoir si vous devriez continuer l'allaitement.

Enfants : ni l'innocuité ni l'efficacité du méprobamate n'a été établie en ce qui concerne les enfants âgés de moins de 6 ans.

La prise d'AAS a été associée au syndrome de Reye chez des enfants et adolescents atteints d'affections accompagnées de fièvre, en particulier la grippe et la varicelle. L'AAS ne devrait pas être donné à des enfants ou des adolescents présentant des symptômes de varicelle ou de grippe, sans avis médical. L'AAS est l'une des causes les plus fréquentes d'empoisonnement accidentel chez le jeune enfant et le nourrisson. Les préparations à base d'AAS devraient être conservées hors de la portée des enfants.

Aînés : les aînés risquent davantage d'éprouver de la somnolence, un effet secondaire de ce médicament.

D'autres agents peuvent-ils interagir avec ce médicament ?

Il pourrait se produire une interaction entre l'association médicamenteuse AAS - caféine - méprobamate codéine et l'un des agents ci-après :

  • l'acétazolamide ;
  • l'alcool ;
  • les médicaments contre le diabète (par ex. l'insuline, le glyburide) ;
  • la carbamazépine ;
  • le méthotrexate ;
  • la naltrexone ;
  • d'autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (par ex. l'ibuprofène, le naproxène) ;
  • le probénécide ;
  • les sédatifs / tranquillisants (par ex. le diazépam, le lorazépam) ;
  • la spironolactone ;
  • la sulfinpyrazone ;
  • les antidépresseurs tricycliques (par ex. l'amitriptyline, l'imipramine, la nortriptyline) ;
  • l'acide valproïque ;
  • la vancomycine ;
  • la warfarine ;
  • la zidovudine.

Si vous prenez l'un de ces médicaments, consultez votre médecin ou un pharmacien. Dans votre cas, votre médecin pourrait vous demander de :

  • cesser la prise de l'un des médicaments,
  • remplacer l'un des médicaments par un autre,
  • modifier la manière dont vous prenez l'un des médicaments, ou les deux,
  • ne rien changer du tout.

L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux. Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.

D'autres médicaments que ceux énumérés précédemment peuvent interagir avec ce médicament. Signalez à votre médecin tout ce que vous prenez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous absorbez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine ou des drogues illicites, vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments.

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