Certains traitements peuvent seulement diminuer le nombre de récidives ; d'autres ont prouvé qu'ils diminuaient le nombre de poussées et ralentissaient l'évolution de l'affection. L'interféron bêta et le natalizumab ont prouvé qu'ils ralentissaient l'évolution de l'affection et qu'ils aidaient à conserver la capacité fonctionnelle.
Un médicament qui aide à conserver la capacité fonctionnelle et qui modifie le cours de la SEP pourrait freiner l'accumulation des incapacités qui aboutissent à la déficience permanente associée avec cette affection. L'interféron bêta (RebifMD, Betaseron®, Avonex®) et le natalizumab (Tysabri®) ont montré qu'ils ralentissaient ou retardaient la progression de la déficience physique, et ces actions peuvent contribuer à la conservation de votre capacité fonctionnelle.
Les lésions cérébrales actives, visibles en imagerie par résonance magnétique, montrent l'inflammation des tissus cérébraux causée par la SEP. L'interféron bêta et le natalizumab ont prouvé qu'ils diminuaient considérablement les lésions actives qui sont le signe d'une inflammation en cours.
Tous les médicaments indiqués dans le traitement contre la SEP peuvent causer des effets secondaires, lesquels varient beaucoup selon le traitement. Certains peuvent causer des symptômes semblables à ceux de la grippe, des douleurs musculaires, de la fièvre et des frissons. Les effets de ces symptômes sont en général prévisibles et peuvent être soulagés ; ils ont aussi tendance à s'atténuer avec le temps.
Pour de plus amples renseignements sur les effets secondaires, référez-vous à la section « Les médicaments modificateurs de l'affection ».
Certains médicaments sont donnés par injection sous-cutanée (s.-c.) ce qui signifie que l'aiguille est insérée sous la peau. Dans l'injection intramusculaire (i.m.), l'aiguille passe à travers la peau et pénètre dans le muscle. Ces 2 façons d'introduire le médicament dans l'organisme peuvent causer de la douleur et entraîner des réactions au lieu d'injection.
Il importe de comprendre que le traitement de la SEP, que ce soit par un interféron bêta, le natalizumab ou l'acétate de glatiramère, demande un engagement de longue durée. Pour tirer le meilleur profit possible de votre traitement contre la SEP, il est essentiel de suivre les directives de votre médecin et de ne pas interrompre votre traitement contre la SEP à moins d'indication contraire de la part de votre médecin.
La fréquence des injections varie selon le médicament :
La plupart des personnes atteintes de SEP peuvent recevoir la formation qui leur permettra de faire leurs propres injections à domicile. D'autres personnes préfèrent recruter la collaboration d'un membre de l'équipe soignante quand le moment est venu de faire ces injections. Il arrive que certaines personnes se sentent tout d'abord mal à l'aise à l'idée de s'auto-injecter le médicament, mais elles en prennent l'habitude.
Quelques médicaments contre la SEP sont offerts sous forme bien commode de seringues préremplies. Étant donné que leurs ingrédients ne doivent pas être mélangés avant l'emploi, le processus d'injection est plus simple et plus rapide. Parmi les médicaments offerts en seringues préremplies, on retrouve :
La perspective de nouvelles thérapies provoque un grand intérêt, surtout si elles se prennent oralement et n'exigent pas une administration par injections, mais il importe d'amorcer un traitement dès maintenant avec les médicaments injectables disponibles. Au besoin, changez de médicament lorsque les nouvelles formes feront leur apparition sur le marché. Les professionnels de la santé qui se spécialisent en SEP sont d'avis que les personnes atteintes par l'affection amorcent leur traitement aussitôt que possible après l'établissement du diagnostic de SEP. L'amorce d'un traitement précoce pourrait contribuer à assurer la conservation de la capacité fonctionnelle.
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