Avec toute l'information retrouvée sur les vaccins, il peut être difficile de distinguer la réalité de la fiction. Voici la vérité sur certaines des idées erronées les plus répandues sur les vaccins.

Les vaccins peuvent-ils causer l'autisme ?

Non. Les scientifiques ont étudié ce sujet pendant des années sur de grands groupes d'enfants et n'ont trouvé aucune preuve permettant d'établir un lien entre les vaccins et l'autisme. Il n'y a pas non plus de lien entre le thimérosal (agent de conservation présent dans le vaccin antigrippal, mais pas dans les autres vaccins pour enfant) et l'autisme. L'étude d'origine qui a laissé entendre la possibilité d'une relation entre les vaccins (en particulier les vaccins contre la rougeole, les oreillons et la rubéole) et l'autisme s'est révélée imparfaite. Cette étude contenait tellement de défauts que la revue qui avait publié cet article à l'origine s'est rétractée (elle a retiré l'article).

Les vaccins peuvent-ils causer des maladies auto-immunes ou le syndrome de mort subite du nourrisson ?

Non. Vous avez peut-être déjà entendu dire que les vaccins pouvaient entraîner des troubles auto-immuns, c'est-à-dire des maladies (par exemple le diabète de type 1 ou la sclérose en plaques) où le système immunitaire s'attaque à certaines parties du corps. Cela est faux. Les scientifiques ont mené un grand nombre d'études de grande envergure et n'ont trouvé aucune preuve démontrant que les vaccins puissent causer des troubles du système immunitaire.

Les vaccins ne causent pas non plus le syndrome de mort subite du nourrisson. Ce mythe est apparu lorsque des personnes ont noté que certains nourrissons morts à cause du syndrome de mort subite avaient récemment été vaccinés contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche. Mais il s'est révélé que ce n'était qu'une pure coïncidence : la mort subite du nourrisson et la vaccination ont lieu habituellement dans le même groupe d'âge, il est donc normal que certains cas de mort subite du nourrisson se produisent après la vaccination par pur hasard. Toutefois, il n'y a aucun lien entre les deux : le vaccin ne cause pas le syndrome de mort subite du nourrisson ces cas de mort subite seraient survenus qu'il y ait eu vaccination ou non. Plusieurs études sérieuses ont confirmé que les vaccins n'entraînaient pas le syndrome de mort subite du nourrisson.

L'administration de plusieurs vaccins peut-elle surcharger le système immunitaire ?

Non. Souvent, les enfants reçoivent plus d'un vaccin lors d'une seule visite chez le professionnel de la santé. Comme parent, vous pouvez vous demander si tous ces antigènes (fragments de bactéries ou de virus atténués ou morts) ne sont pas trop durs à gérer par le petit système immunitaire de votre enfant. Mais la vérité est que les antigènes des vaccins ne sont en réalité qu'une « gouttelette » comparativement au nombre énorme de bactéries ou de virus auquel votre enfant est exposé au quotidien. Par exemple, les vaccins administrés à votre nourrisson lors de sa visite à deux mois contiennent 34 antigènes, alors que votre enfant est exposé à des millions de microbes chaque jour. La quantité d'antigènes dans les vaccins est très loin de submerger la capacité du système immunitaire de votre enfant. En fait, c'est tout le contraire - les antigènes contenus dans ces vaccins aident le système immunitaire à se battre contre de nouvelles infections. De plus, le fait de recevoir plusieurs vaccins lors d'une même visite permet de diminuer le nombre de consultations chez le professionnel de la santé et ainsi de gagner du temps, tout en diminuant le stress de votre enfant.

Les vaccins contiennent-ils des ingrédients toxiques ?

Non. Les ingrédients contenus dans les vaccins sont évalués avec soin, et leur sécurité est vérifiée. Jetons un coup d'oeil sur quelques ingrédients dont vous avez peut-être entendu parler :

  • Le thimérosal est utilisé dans certains vaccins comme agent de conservation. Comme le thimérosal contient du mercure, plusieurs chercheurs ont mené des études pour savoir si le taux de mercure contenu dans les vaccins pour enfant risquait d'endommager le système nerveux. Ces chercheurs n'ont pas pu établir de lien entre ces petites quantités de mercure et des lésions éventuelles du système nerveux central. Les seuls vaccins pour enfant qui contiennent du thimérosal sont certains vaccins antigrippaux.
     
  • L'aluminium est utilisé dans certains vaccins pour stimuler davantage le système immunitaire de façon à réduire la quantité nécessaire de virus ou de bactéries atténués ou morts. L'aluminium est un produit naturel qui se retrouve dans l'air, l'eau et la nourriture. La quantité d'aluminium présente dans les vaccins ne dépasse pas celle retrouvée dans le lait maternel ou dans les préparations de lait maternisé pour bébés.
     
  • Le formaldéhyde facilite la fabrication des vaccins. Ce produit sert à inactiver certains virus et certaines toxines. Les vaccins ne contiennent qu'une trace minuscule de formaldéhyde parce que la majeure partie de ce produit est retirée lors du processus de purification de la fabrication du vaccin. La quantité de ce produit dans le vaccin est beaucoup plus petite (moins d'un dixième) que celle présente naturellement dans le corps d'un bébé. Le formaldéhyde dans les vaccins ne devrait être une préoccupation que pour les personnes qui y sont allergiques.