—Stephen L. Sacks, MD, FRCPC, en collaboration avec Medbroadcast

Lorsque vous dicutez de l'herpès avec un partenaire sexuel potentiel, faites preuve de transparence, d'honnêteté et d'assurance sans vous excuser. Beaucoup de conseils ont été prodigués quant à la façon de mener une discussion sur l'herpès avec votre partenaire. En général, on s'entend qu'il faut considérer l'herpès tel qu'il est, sans en réduire ni exagérer les proportions réelles. Souvenez-vous qu'en discutant de l'herpès avec votre futur(e) partenaire, vous dévoilerez votre sentiment général à ce sujet.

Au moment d'aborder la question, évitez de donner l'impression qu'il s'agit d'une catastrophe imminente. N'employez ni le ton ni les mots du style : « Assieds-toi - J'ai quelque chose de terrifiant à te dire » ou « Prépare-toi ». Votre rôle consiste simplement à informer votre partenaire. Dites-lui ce que vous savez au sujet de l'herpès - en quoi il consiste, comment vous avez appris que vous l'avez, comment prévenir la transmission, comment vous en avez parlé à d'autres personnes, etc. Vous pouvez vous pratiquer au préalable en faisant un jeu de rôle avec un ami ou un conseiller.

Informez votre partenaire assez tôt mais pas trop tôt. Une fois la confiance mutuelle établie et vous savez que vous vous désirez, parlez-lui de l'herpès avant le début des relations sexuelles. Le sujet de l'herpès en est un qui peut vraiment freiner la spontanéité ou gâcher le moment présent. La pensée rationnelle et la stimulation sexuelle ne font pas bon ménage. Choisissez le moment approprié. Que vous abordiez le sujet lors d'une longue marche ou après un diner, l'important n'est pas le moment mais l'absence de contact sexuel. La discussion ne devrait pas se dérouler lorsque les deux partenaires sont sur le point de faire l'amour.

Pour vraiment laisser à votre partenaire la chance de prendre une décision éclairée, vous pourrez lui laisser quelques jours pour y penser. Peut-être qu'il lui faut encore plus de temps, pour se renseigner sur l'herpès ou en discuter avec son professionnel de la santé. Soyez renseigné(e) sur le sujet, car vous devez lui servir de première source d'information. Le but n'est pas de vous montrer plus savant(e) que votre partenaire, mais plutôt de partager l'information. Faites de votre mieux pour demeurer maître de la situation. Vous avez des données médicales à discuter et des plans pour éviter la transmission. Vous pouvez peut-être avouer à votre partenaire que cette révélation personnelle est une preuve que vous lui faites confiance, que votre relation compte beaucoup pour vous et qu'elle est devenue assez intime pour envisager la sexualité.

Attendez-vous à ce que l'herpès suscite de la peur chez votre partenaire. L'acceptation sans peur pourrait indiquer que votre partenaire est déjà au courant de l'herpès ou qu'il ou elle ne fait pas face au problème. Les réactions de peur peuvent être traitées et placées dans leur contexte. Dites-vous que l'herpès n'est pas vous, pas plus que l'acné sur votre dos ou la bosse sur votre nez. Nul besoin de présenter des excuses parce que vous avez l'herpès - ni à vous ni à votre partenaire - et certainement pas pour en avoir parlé.