La recherche sur la maladie d'Alzheimer (m. d'A.) progresse à pas de géant. D'ici peu, on pourrait assister à l'émergence de nouveaux traitements ou même d'un remède permettant de guérir la maladie.

À l'heure actuelle, 1 personne sur 11 âgée de plus de 65 ans est atteinte de la maladie d'Alzheimer. Ce trouble cause des lésions cérébrales et une démence. Les spécialistes de la recherche ont soupçonné depuis longtemps que des plaques amyloïdes subséquentes à la présence de substance amyloïde qui s'accumule autour des cellules cérébrales était à l'origine de ces lésions.

La protéine amyloïde joue un rôle capital dans la formation de ces dépôts. Bien que la protéine soit nécessaire pour nos systèmes immunitaires, - et produise des plaques amyloïdes dispersées chez les personnes en santé - les scientistes savent maintenant que le cerveau des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer est encombré par les plaques amyloïdes. Par conséquent, l'un des principaux champs de recherche dans le cadre de la maladie d'Alzheimer porte sur la prévention de ces plaques en ciblant la protéine amyloïde. Les inhibiteurs enzymatiques et les vaccins anti-amyloïdes sont 2 des traitements préventifs les plus prometteurs actuellement à l'étude.

Les inhibiteurs enzymatiques ressemblent à des missiles à tête chercheuse, sauf qu'ils ne détruisent pas les molécules : ils entravent leur action. L'inhibiteur enzymatique formulé pour la m. d'A. serait en mesure de cibler et de neutraliser efficacement l'enzyme qui joue un rôle important dans la production de plaque. Les scientifiques travaillent actuellement à la mise au point de ce traitement.

Le vaccin anti-amyloïde constitue un autre champ d'activité de la recherche. Il s'agit d'une préparation contenant le gène amyloïde. Il est employé pour inoculer et protéger la personne atteinte contre toute nouvelle formation de protéine amyloïde dans le cerveau. Les premiers vaccins anti-amyloïdes contenaient une protéine amyloïde. Bien qu'ils aient obtenu des résultats encourageants auprès des souris, ils ont causé des effets secondaires graves aux personnes que l'on a essayé d'immuniser. Dans certains cas, les vaccins de protéine ont provoqué une hyperactivité des systèmes immunitaires, et des symptômes tels des œdèmes cérébraux sont apparus. À présent, les scientifiques cherchent une méthode d'immunisation qui ne causera pas ces effets secondaires. Et, le vaccin génique anti-amyloïde serait une solution possible à ce problème. Les études révèlent que le vaccin génique aide les souris à produire des anticorps contre la protéine amyloïde. Ces anticorps aident à freiner la production de la protéine amyloïde. La prochaine étape consistera à faire l'essai du vaccin génique anti-amyloïde sur des êtres humains.

La recherche a révélé qu'une substance désignée microglie se trouvait en quantités plus importantes dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. C'est peut-être la découverte la plus passionnante jusqu'à présent. Les données d'une étude récemment terminée et menée par le Dr Juan Troncoso du Johns Hopkins, indiquent également une augmentation de la microglie chez les personnes présentant des signes précoces de la maladie d'Alzheimer, mais qui fonctionnaient encore bien.

« L'une des conséquences les plus importantes de cette recherche est la possibilité de surveiller en continu l'accumulation de la microglie, ce qui nous permettra de savoir quelles personnes courent le plus grand risque de contracter la maladie d'Alzheimer », a déclaré le Dr Troncoso. En outre, cette recherche pourrait aider les scientifiques à déterminer le mode de traitement et le moment d'intervention. Les chercheurs tentent également d'utiliser les vaccins géniques anti-amyloïdes en association avec des médicaments pour réduire la prolifération de la microglie.

À mesure que le nombre de projets de recherche sur la maladie d'Alzheimer s'accroît, nous verrons apparaître diverses options de traitement. Selon le Dr Troncoso : « Dans un proche avenir, il y aura plusieurs façons de traiter la maladie d'Alzheimer. Nous pourrons utiliser, tout comme dans le traitement d'une pression artérielle élevée, soit un médicament soit un mode thérapeutique, ou encore une approche combinée pour traiter la maladie d'Alzheimer. »

 
Rédigé et révisé par l'équipe clinique de MediResource [traduction].