La sécurité au foyer

Passez en revue votre domicile et notez tout ce qui pourrait constituer un danger. Inspectez le détecteur de fumée et son fonctionnement, puis vérifiez-le régulièrement. Installez des barres de soutien dans la baignoire ou dans la cabine de douche. Mettez sous clé les objets pointus et les produits chimiques dangereux à usage domestique.

L'alcool

Même une quantité insignifiante d'alcool peut aggraver l'état de confusion mentale d'une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer. Suggérez des boissons ayant une faible teneur en alcool ou, encore mieux, des boissons non alcoolisées. Au besoin, cachez l'alcool ou bannissez-le de votre domicile.

Les médicaments

Une personne qui a mauvaise mémoire est susceptible de prendre trop, ou trop peu, d'un médicament important. Jetez tous les médicaments périmés ou inutiles qui sont chez vous. Demandez à votre pharmacien qu'il vous procure une « dosette » spéciale pour organiser vos médicaments ou laissez-lui le soin de les mettre sous un « emballage pratique ». Au besoin, sollicitez la permission de surveiller la prise de tous les médicaments afin de vous assurer que la bonne quantité est employée.

La conduite automobile

Toute personne atteinte de la maladie d'Alzheimer deviendra éventuellement un danger au volant. La maladie influe tant sur sa propre sécurité que sur celle d'autrui. Son aptitude au volant a besoin d'être surveillée attentivement avec l'aide de votre médecin. À part les accidents, vous devez tenir compte de signes d'alerte évidents comme la détérioration de ses aptitudes au volant qui serait marquée par des « quasi collisions », des infractions aux règlements de la circulation, la désorientation au volant et un temps de réaction plus long.

Les convictions irrationnelles

Il arrive que des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer finissent par se convaincre à tort que certaines de leurs possessions leur ont été volées. Ces idées fausses, désignées « convictions irrationnelles », peuvent mener ces personnes à cacher leurs possessions dans un endroit inaccoutumé. Quand elles ne peuvent pas localiser ces possessions, leur conviction qu'un vol a été commis se trouve renforcée et elles recherchent des cachettes encore plus astucieuses pour d'autres objets. Bien que des médicaments ciblant les symptômes psychotiques puissent s'avérer nécessaires, le rangement est souvent la première intervention utile qui s'impose.

 
Le Dr Harry Karlinsky
en collaboration avec l'équipe clinique de MediResource
[traduction].