Traitement

La détection précoce d'un cancer du sein réduit au minimum la possibilité d'une propagation tumorale et augmente la probabilité d'un rétablissement complet. Le traitement dépend des circonstances particulières comme le taux de prolifération, la réponse au traitement et le type d'activité des cellules malignes.

Quand la tumeur se confine au sein, le traitement de choix est la chirurgie, suivie d'une thérapie générale et peut-être aussi d'une radiothérapie. Le sein est partiellement ou totalement enlevé au cours d'une intervention chirurgicale pratiquée peu après l'établissement du diagnostic afin d'éviter la possibilité d'une dissémination du cancer. L'ablation d'une petite partie du sein - uniquement de la tumeur et du tissu avoisinant - s'appelle une tumorectomie, ou mastectomie partielle si une plus grande partie du sein est enlevée. Une mastectomie consiste à amputer tout le sein, et une mastectomie radicale retranche en outre les muscles pectoraux et les tissus sous-jacents. Il arrive aussi que les ganglions lymphatiques qui siègent dans le dessous-de-bras soient excisés.

Une thérapie générale comporte une chimiothérapie accompagnée d'une hormonothérapie. La chimiothérapie se donne souvent sur une période de 6 ou 8 mois et l'hormonothérapie peut durer 5 ans, ou plus, quand les analyses effectuées sur le cancer originel mettent en évidence des récepteurs hormonaux (il s'agit alors d'un cancer aux récepteurs positifs). Le recours à une thérapie générale est très courant de nos jours, car elle réduit considérablement le risque de récidive, souvent jusqu'à 50 %.

La thérapie générale ne s'utilise avant une intervention chirurgicale que dans de rares circonstances. On l'appelle alors une thérapie néoadjuvante. Cette méthode de traitement s'emploie pour augmenter les chances de rétablissement et permettre la réussite de l'intervention chirurgicale ainsi que l'évaluation de la réponse de la tumeur à une thérapie générale (qui ne peut pas se produire si la tumeur a déjà été enlevée).

La radiothérapie se pratique souvent après une tumorectomie ou mastectomie partielle. Elle s'utilise si les marges de résection sont très rapprochées ou si la tumeur était volumineuse et touchait de nombreux ganglions lymphatiques. La radiothérapie tue toutes les cellules cancéreuses qui résident encore dans le sein, et quelquefois dans l'aisselle ainsi que dans la paroi thoracique. Les effets secondaires de la radiothérapie proviennent de la destruction de tissus sains dans la région traitée et ils disparaissent spontanément lorsque la thérapie cesse.

À l'encontre de la thérapie générale, la réussite d'une intervention chirurgicale et d'une radiothérapie dépendent de la détermination exacte du siège de la tumeur. La chimiothérapie consiste à employer au moins un médicament pour détruire les tumeurs secondaires ou interrompre la prolifération des cellules cancéreuses susceptibles d'apparaître ailleurs. L'hormonothérapie agit sur les cellules cancéreuses qui possèdent des récepteurs aux œstrogènes et elle les rend plus sensibles aux médicaments qui bloquent les œstrogènes. La source des hormones qui stimulent la croissance - comme les ovaires ou les glandes surrénales - peut également être enlevée chirurgicalement ou détruite au moyen des rayons X.

Prévention

Nous sommes d'avis qu'il n'est pas possible de prévenir le cancer du sein. Les recherches se poursuivent dans le but de vérifier si les médicaments désignés anti-œstrogènes peuvent aider à prévenir un cancer du sein pour les femmes qui en courent un grand risque. Entre-temps, notez bien que certaines mesures non médicamenteuses contribueraient à réduire votre risque de cancer du sein. Vous pourriez :

  • pratiquer régulièrement des exercices physiques ;
  • adopter un régime alimentaire sain à faible teneur en gras et comportant une grande quantité de fruits et de légumes ;
  • réduire votre consommation d'alcool (la prise de 1 ou 2 boissons par jour accroît légèrement votre risque).

Les femmes devraient en outre apprendre à connaître leurs seins. Des autoexamens mammaires mensuels seraient une des façons de réaliser cet objectif - votre médecin peut vous montrer comment inspecter vos seins de la bonne façon. Les femmes qui présentent des facteurs de risque moyen devraient également demander, dès qu'elles ont 50 ans, une mammographie et un examen physique tous les 2 ans. Ces mesures permettront de détecter des grosseurs inaccoutumées ou des anomalies du tissu mammaire. Une détection précoce peut influer considérablement sur la réussite d'un traitement.