De la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC

À quand remonte la dernière fois où vous avez labouré un champ, ou fait votre lessive à la main ? C'est indéniable : les Canadiens et Canadiennes ne s'adonnent plus à des tâches exténuantes. Des machines effectuent désormais nos corvées les plus dures. En fait, plusieurs emplois impliquent de rester debout à des comptoirs de vente au détail ou assis devant un écran d'ordinateur et grâce au courriel et aux autres moyens de communication, nous n'avons pratiquement plus besoin de nous déplacer. « Avant que les machines n'effectuent la plupart de nos tâches ardues, une journée de travail impliquait pas mal d'activité physique », dit Nancy Dubois, porte-parole de la Fondation des maladies du cœur et spécialiste de l'activité physique au travail. « Maintenant, l'ingénierie a évincé l'activité physique de notre vie. »

Le rapport de 2006 sur l'activité physique chez la population active du Canada démontre que 85 % des répondants se disent fortement en accord avec le fait que l'activité physique aide les gens à travailler plus efficacement. Mais la plupart d'entre nous ne prenons pas le temps d'en pratiquer.

En 2001, une table ronde de chercheurs américains a mené trois enquêtes téléphoniques qui ont révélé qu'en moyenne 82 % des répondants disent que leur emploi implique de demeurer assis ou debout la plupart du temps. Une autre tranche de 13 % signale que leur emploi implique surtout de la marche et à peine 4,8 % des répondants disent lever des objets lourds ou occuper un emploi physiquement exigeant.

Dr Mark Tremblay, spécialiste des modes de vie sains à la Fondation des maladies du cœur, est l'auteur d'une étude ayant démontré que les activités reliées au travail influencent l'activité physique dans son ensemble. Il a découvert que moins de travailleurs et travailleuses ayant des emplois physiquement actifs où ils doivent lever des objets légers ou lourds étaient considérés sédentaires que ceux et celles dont l'emploi implique de demeurer assis ou debout. De même, les gens dont l'emploi est plus actif signalaient pratiquer davantage d'activité physique dans leurs temps libres. « Ces recherches démontrent que l'emploi joue un grand rôle dans le niveau global d'activité physique », dit Dr Tremblay, en ajoutant :  « Pour presque tout le monde, il ne peut qu'être sain d'ajouter une touche d'activité physique à la journée de travail. »

Êtes-vous actif ?

Pour savoir si vous bougez suffisamment au cours de la journée, Dr Tremblay dit que vous devriez surveiller certains signes révélateurs. « Si vous souffrez d'engourdissements du postérieur à force d'être assis trop longtemps, si vos chaussures ne montrent aucun signe d'usure après un an, si votre seul sursaut d'énergie de la journée provient d'une tasse de café ou si les vêtements qui vous faisaient l'an dernier sont de plus en plus ajustés, vous ne pratiquez probablement pas suffisamment d'activité physique », dit-il.

Dr Tremblay suggère d'essayer de calculer combien de marche vous faites durant la journée. Vous levez-vous souvent pour boire de l'eau ? Empruntez-vous les escaliers ? Dr Tremblay suggère : « Tenez un journal pendant deux jours afin de voir combien de minutes de déplacements vous effectuez pendant la journée et ensuite, mettez-vous au défi d'augmenter cette durée de 10 % à chaque mois pendant au moins cinq mois. »

Cinq moyens faciles d'être plus actif

1. Portez un pédomètre. « La cible proposée pour la santé publique est de 10 000 pas par jour. Si vous êtes loin de ce compte, essayez de vous assurer de marcher davantage au travail en effectuant de fréquents déplacements dans vos lieux de travail, dit Dr Tremblay. Allez à la salle de toilette la plus éloignée, rallongez-vous pour vous rendre aux réunions et allez parler à votre collègue plutôt que lui envoyer un courriel. »

2. Levez-vous au moins une fois toutes les heures. « Passer moins de temps assis est un excellent moyen d'introduire du mouvement dans votre journée de travail », dit Dr Tremblay. Essayez de vous forcer à bouger, même si ce n'est que pour aller boire de l'eau, regarder par la fenêtre ou vous étirer les jambes.

3. Réservez du temps. Votre travail vous absorbe-t-il au point que vous passiez des heures assis sans bouger ? Programmez un rappel sur votre cellulaire ou votre ordinateur afin de faire fonctionner votre mémoire et de faire bouger votre corps, recommande Madame Dubois.

4. Montez les escaliers ou faites le tour du pâté de maisons avec un ou une collègue pour discuter du travail. Il est facile d'intégrer l'activité physique dans votre journée de travail. Débutez un programme d'escaliers en vous inscrivant à Escaliers vers la santé auprès de l'Agence de santé publique du Canada. 

5. Étirez-vous à votre poste de travail. Faites des rotations d'épaule, levez les bras au-dessus de la tête. Ces exercices d'étirements peuvent vous aider à vous concentrer. (Vous trouverez d'autres exercices d'étirement au Alberta Centre for Active Living.) [Disponible en anglais seulement.] Madame Dubois suggère aussi de garder deux boîtes de conserve à votre poste de travail afin d'effectuer des routines de musculation.

Persévérez

Il faut de la détermination pour conserver une routine sur une base régulière, mais selon Dr Tremblay, c'est dans votre meilleur intérêt d'être actif au travail. Il dit : « Le fait d'augmenter votre activité physique au travail peut rendre la journée plus agréable et votre cœur plus heureux. »

Renseignez-vous sur les besoins quotidiens d'activité physique des adultes.

Fondation des maladies du cœur du Canada

Renonciation

Votre utilisation de l'information contenue dans cet article est sujette aux Termes et conditions d'utilisation de la Fondation des maladies du cœur et par conséquent, vous consentez à être lié par les termes et conditions stipulés à chacun des énoncés qui suivent.

Cet article a fait l'objet de recherches, d'une rédaction et d'une révision indépendante de la part de la Fondation des maladies du cœur et est fondé sur des preuves scientifiques. Ces renseignements sont offerts exclusivement à des fins de référence et d'éducation. Cet article Web n'est pas destiné à remplacer les conseils, le diagnostic et le traitement dispensés par un médecin. Vous devriez consulter votre médecin pour des renseignements spécifiques concernant votre santé personnelle. La Fondation des maladies du cœur n'accepte aucune responsabilité ou dommage provenant de toute erreur ou omission dans l'information ou de l'utilisation de toute information ou de tout conseil contenu dans cet article.

MC - Toutes les marques de commerce, marques de service, logos et articles sont la propriété exclusive de la Fondation des maladies du cœur du Canada (« FMCC ») et leur utilisation n'est autorisée que sous licence. Ces marques de commerce, marques de service, logos et articles ne peuvent être reproduits, copiés, imités ou utilisés en tout ou en partie qu'avec le consentement écrit préalable de la FMCC.

© - 2011. Reproduit avec l'autorisation de la Fondation des maladies du cœur du Canada