Il existe trois principales maladies neurodégénératives : la sclérose latérale amyotrophique (SLA - maladie de Lou Gehrig), la maladie de Parkinson et la maladie d'Alzheimer. Il semblerait que ces affections soient liées au vieillissement du système nerveux. À l'heure actuelle, le seul facteur de risque clairement établi pour ces trois maux est le vieillissement. Avec l'augmentation de la longévité de la population, ces troubles seront de plus en plus fréquents.

Les caractéristiques des maladies neurodégénératives semblent assez différentes; néanmoins, il existe des similitudes dans la façon dont dégénèrent les différentes parties du système nerveux. Il est fort probable que la découverte d'un remède pour l'une de ces maladies soit des plus bénéfiques pour les autres.

Caractéristiques des maladies neurodégénératives

    Sclérose latérale amyotrophique (SLA)
  • Atrophie musculaire.
  • Faiblesse des bras, du visage, de la langue et des muscles de la paroi de la cage thoracique, en raison de la perte de neurones dans une partie du cerveau (le cortex) et dans la colonne vertébrale.
  • La vision, les fonctions vésicales (vessie) et intestinales, ainsi que le processus cognitif, ne sont généralement pas touchés.
  • Le décès se produit habituellement dans les 3 à 4 ans suivant l'apparition des symptômes.
    Maladie de Parkinson
  • Tremblements et rigidité élastique.
  • Difficultés à bouger les bras ou les jambes, et à parler, principalement en raison de la perte de neurones dans une partie du cerveau (les noyaux gris centraux).
  • Le processus cognitif est généralement touché.
  • La maladie perdure souvent pendant plus de 10 ans avant de se conclure par un décès.
    Maladie d'Alzheimer
  • Détérioration de la mémoire et du processus cognitif.
  • Difficulté possible à bouger et à marcher.
  • Des crises d'épilepsie peuvent se produire.
  • La maladie perdure pendant environ 8 ans avant de se conclure par un décès.

La cause des maladies neurodégénératives

On ignore la cause des maladies neurodégénératives. En conséquence, aucun traitement n'a réussi jusqu'à présent à retarder nettement leur apparition, ni à ralentir leur progression. De nombreux chercheurs croient que plusieurs facteurs, probablement environnementaux, déclencheraient l'apparition de ces affections. On croit qu'une série d'événements biochimiques se produiraient ensuite dans l'organisme, en raison du vieillissement des cellules nerveuses (neurones), ce qui entraînerait l'apparition des caractéristiques du trouble. Une fois qu'on aura compris la génétique de ces mécanismes, il pourrait alors être possible de les contrôler par thérapie génique.

 

Andrew Eisen , MD, FRCPC, en collaboration avec Medbroadcast